‹ Les indiscrétions de l'histoireChapitre 44 sur 61 · PP · texte numérisé non relu

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dans les yeux de l'exécuteur. « N'est-ce pas un brave

coup ? » dit-il en se tournant vers le confesseur. « Je me recommande toujours à Dieu en ces occasions-là, et, jusqu'à présent, il m'a assisté ; il y a cinq ou six jours que cette dame m'inquiétait et me roulait dans la tête; je lui ferai dire six messes. » Et, débouchart ure bouteille, 11 but un fort coup de vin,

Le corps fut porté sur le bûcher, ajoute le narrateur des derniers moments de l'empoisonneuse (1). Les flammes le consumèrent, puis LeS cendres furent dispersées ; mais le peuple s'elforça de OA cues les débris d'ossements calcinés.., »

L'auteur de l’article sur la Brinvilliers, publié dans la Biographie universelle, de Michaud, écrit d'autre part :

« On montre sa têle au Muséum de Versailles. La régularité des os de cette tête semble attester qu'elle fut en

effet douée d’une grande beauté. »

Depuis la publication de ces lignes, écrites en 1812, un annotateur de Cuvier, revenant là-dessus (2), dit à son tour que la tête de la Brinvilliers est conservée au musée de Versailles.

Comment cette pièce anatomique a-t-elle pu échouer là?

(1) FuNcK-BRENTANO, Le Drame des poisons, d’après le P. Pirot,

(2) Note de M. Magdelaine de Saint-Agy, dans la 11e livraison des leçons sténographiées de l’Histoire des sciences naturelles de CuviER (1831).

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