‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 199 sur 235 · II. ORGANISATION MILITAIRE · texte numérisé non relu

II. ORGANISATION MILITAIRE

lorsqu'il s'agit de biens de condamnés ; elle est sans emploi dans les ventes particulières, mais on la retrouve au tribunal centumviral où le peuple, par ses représentants, accorde à la propriété sa protection, par opposition au juge isolé choisi par les parties. La lance forme l'attribut du peuple, ainsi que le prouve encore le cas mentionné plus haut (p. 306) d'une lance accordée comme prix du courage.

Il résulte de ces remarques que la signification que donne Gaius de \&festuca, employée dans la procédure de revendication, à savoir que le bâton devait représenter la lance comme signe de la véritable propriété, ne peut être exacte. Sans compter que l'on ne saurait apercevoir le motif de pareille représentation, puisqu'il était aussi facile d'employer une lance qu'un bâton, l'explication est en contradiction avec le principe que la lance formait un privilège exclusif du peuple : signum populi praecipuum, et que par conséquent un particulier ne pouvait s'en servir. Cela écarte également l'idée de considérer le bâton comme la forme dégénérée de la hastapura du temps primitif. Il n'avait rien de commun avec la lance, et ne peut avoir eu que l'importance purement matérielle de désigner l'objet litigieux au moyen d'un attouchement corporel.

En résumé : d'après le droit de guerre à l'époque de la migration, le butin, à l'exception des armes et de l'équipement

romain. Il faut donc que l'on ait omis populi romani, ce qui s'explique facilement, si le copiste a trouvé dans le manuscrit PRAECIPUUM, et a perdu de vue le signe de redoublement sur les deux premières lettres, ce qui a fait tomber populi romani. Mais alors on ne comprend plus le passage sur les Carthaginois, car pi la lance est le signum praecipuum du peuple romain, comment ses ennemis peuvent-ils s'en servir pour lui déclarer la guerre? Les trois cas qu'énumère le texte : la vente, le don de la lance de la part du peuple romain, et la déclaration de guerre de la part du peuple carthaginois trouvent une explication satisfaisante, si Ton admet que le texte portait originairement : quia Signum populi praecipuum est hasta, soit que populi ait été rendu par le sigle P. ou par PRAECIPUUM.

de l'ennemi vaincu, appartenait non au vainqueur, mais au peuple.

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