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FÉCONDITÉ DE LA FEMME

La communauté prend la femme sous sa protection, mais en retour elle attend d'elle qu'elle procrée des enfants, le plus possible (5*7), et de préférence du sexe masculin. Une femme qui n'a que des garçons (puerpera) est hautement estimée. Engendrer plus de filles que de garçons ou même uniquement des filles est pour elle un malheur, ne pas avoir de progéniture est une malédiction. Mettre des enfants au monde, tel est le but du mariage; il se distingue ainsi des relations extraconjugales dans lesquelles on ne cherche que la satisfaction des sens, et où l'enfantement est plus craint que souhaité. Il diffère également de l'union apparente au moyen de laquelle on tâchait d'échapper aux peines du célibat, fraude que le censeur s'efforçait d'empêcher, en exigeant du mari le serment qu'il remplissait réellement ses devoirs d'époux (liberorum quaerendorum gratia se uxorem habere). La vraie épouse devient mère [mater) , et de là le mot matrimonium pour désigner le mariage, et matrona comme titre d'honneur de la femme [matronarum sanctitas), tandis que la langue a formé de pater l'expression servant à qualifier le patrimoine : patri-monium. La femme soigne pour les enfants, le mari pour les biens. Si l'épouse n'est pas mère, l'opinion du peuple lui en fait un grief. Même la législation de l'époque postérieure se laissa guider par cette considération, en libérant le mari des peines de Yorbitas

(3*7) Des quintes dans la dot (Ulp. VI, 4), il résulte qu'il devait y en avoir au moins cinq, et ce nombre du droit le plus antique fut également conservé pour le jus liberorum dans les provinces, tandis qu'en Italie il fut abaissé à quatre, et pour Home à trois,

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