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Commerce, transports terrestres et maritimes

droit commercial.

XXX. Le commerce des Babyloniens se trouve dans la plus étroite relation avec leur navigation; c'est à celle-ci en première ligne que leur négoce dut l'essor extraordinaire qu'il prit dès l'époque la plus reculée.

Commerce veut dire transmission des biens d'une main à l'autre, les relations commerciales considérées du dehors se présentent comme un déplacement de choses. Tout changement de place d'un objet exige une dépense de force en raison directe du poids, de l'éloignement des points extrêmes et de l'état des routes ; cette dépense de force peut atteindre une telle somme que les frais absorbent le gain; alors le négoce est impossible.

Le problème du commerce dépend donc de la réalisation plus ou moins aisée d'un triomphe sur l'espace. La distance elle-même on ne peut la raccourcir, ni diminuer le poids du fardeau à déplacer; les deux éléments de la solution de l'équation sont la route et la force motrice, facteurs du transport des masses. Autour de l'accomplissement de ces deux taches se meut une des plus importantes évolutions de l'histoire de l'humanité. Il a fallu des milliers d'années poar donner a la viabilité et aux moyens dynamiques la perfection atteinte dans l'antiquité et à l'époque moderne, jusqu'à ce que l'emploi de rails de fer posés sur la roule et de la vapeur ait fait prendre au régime des transports une face toute nouvelle.

Ces progrès étaient déjà réalisés par les Babyloniens; les peuples venant après eux n'ont rien ajouté qui fût inconnu.

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