I. VBR SACRUM
obtenir des morts et des vivants le pardon de tonte faute, et ainsi s'explique comment février fut appelé le mois de la purification ("').
Au lendemain des Caristia (23 février), le calendrier romain place la fête des Terminalia, c dans laquelle les voisins se réunissent pour sacrifier un agneau ou un jeune porc, et resserrer à la même table les liens de leur paisible voisinage > ('•').
A répoque primitive, c'était Tadieu aux voisins. La paix entre les membres de la famille repose sur l'aSection familiale [caritas)^ d'où le nom de carùHa; le bon voisinage résulte du respectdes limites (^^rm7ii),d*oùrexpressi on : terminalia. A cette époque, on ne pouvait entendre par termini que les limites du territoire communal, car il n'y avait point de propriété privée des champs, et les pâturages étaient communs (p. 27). J'en conclus qu'avant de se réunir en assemblée joyeuse, les voisins parcouraient en cortège tout le territoire communal; cette hypothèse n'a rien que de vraisemblable; c'était Tadieu solennel au pays.
En les mettant en relation avec les circonstances du départ originaire, les trois fêtes dont nous venons de parler sont le souvenir d'un fait unique : l'adieu solennel aux tombeaux, aux parents, aux voisins, au pays. Cette unité accentue la valeur de chacune de mes interprétations isolées ; cela est d'autant plus évident que partout l'abandon définitif de la patrie est précédé d'un adieu — même sans le calendrier
C^^) Attestations des anciens dans Vani&ex, II, p. 609: fehruare id e$t pura facere — id veroy quod purgatur^ dicitur februatum. D'après Varbon, de L. L. VI, 34, quelques auteurs voulaient faire dériver le nom du mois de ce que : quod tum dits i^feris parenfaiur ; lui-mâme Texplique en disant : quod tum februatur populi t.«... lustratur (= purification, Vaniczbk, p. 851), eu tout cas la signification ci-dessus admise, de février comme mois de la purification, est linguistiquement établie.
(«••) Marquardt, 1. c, p. 197.
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romain, nous aurions pu arriver à cette conclusion pour les Aryas émigrants. L'intérêt de ce résultat consiste donc moins dans la révélation de la préhistoire de nos ancêtres que dans le jour nouveau jeté sur une partie du calendrier romain.
Les fêtes qu'il indique à la fin de février (*••) n'ont aucun rapport avec la migration ; les cinq derniers jours étaient consacrés aux préparatifs du départ.