‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 160 sur 215 · CONSERVATION DB LA TRADITION · texte numérisé non relu

CONSERVATION DB LA TRADITION

XXXIX. De tout ce que je viens d'exposer, les archéologues romains ne savaient rien. Cela prouve que le souvenir des circonstances qui ont accompagné l'exode des Aryas a disparu de bonne heure de la mémoire du peuple romain. Le fait n'a rien d'étonnant ; le souvenir persistant d'événements séparés de l'époque historique par un intervalle d'an moins quinze siècles, eût dû, au contraire, nous surprendre bien davantage.

Chez les Juifs, il est vrai, le souvenir du départ de TÉgjpte s'est conservé jusqu'à nos jours, mais pour les Aryas il en fut tout autrement. La terre promise fut atteinte par une marche rapide, et la mémoire de l'exode était encore toute fraîche, lorsque les Hébreux, s'établissant à poste fixe, purent considérer la délivrance comme désormais accomplie et la commémorer dans une fête annuelle. Les Aryas ont eu certainement besoin de plus de mille ans avant d'atteindre leur dernière étape, et le temps écoulé, la vie incertaine qu'ils menèrent, les influences diverses qu'ils subirent, la profusion

(**") MA.RQUABDT, 1. c, p. 548: regifugium et equiria.

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