‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 178 sur 215 · II. ORGANISATION MILITAIRE · texte numérisé non relu

II. ORGANISATION MILITAIRE

procéder se fut, devant son tribunal, perft^ctionnë et affermi, qu'il fut transporté par un acte de la législation au Praetor urbanus^ pour les procès entre Romains.

Dans ces explications, j'ai complètement perdu de vue Tarmée de l'époque primitive, mais j'ai cru devoir profiter de l'occasion qui s'offrait d étudier en même temps le calare des pontifes et celui de l'armée. Cet examen ne me permettait pas seulement de mettre dans son vrai jour un coin des antiquités romaines, mais il devait en rejaillir du même coup un reflet sur l'époque primitive. Pour l'armée de la migration, la signification de calare est ainsi mise hors de doute, et j'établis en même temps ce que j'ai annoncé plus haut (p. 30] : l'emploi des instruments métalliques pour donner les signaux aux soldats était inconnu du peuple migrateur.

Voilà tout ce que je puis dire de l'organisation militaire de la période migratoire, sauf à ajouter peut-être que nous devons considérer son armée comme exclusivement composée de piétons. La cavalerie des Romains ne date que de l'abandon de Texistence nomade; elle fut probablement empruntée à quelque peuple établi avant eux en Italie. Les Grecs devant Troie ne possèdent pas encore de cavaliers, le seul emploi guerrier du cheval est celui qui existait déjà chez le peuple père aryen : le char de guerre ('*'). A Rome, ce véhicule a fait place de très bonne heure au mode infiniment plus pratique de l'équitation — les 300 ceieres de la plus ancienne oi^anisation militaire; — il a complètement disparu de la pratique; la seule trace qu'il ait laissée, que je sache, consiste dans le char de triomphe sur lequel le général victorieux fait son entrée dans la ville. Cette interprétation ne peut être contestée après tout ce que j'ai rapporté sur la conservation, pour des buts solennels, de choses disparues

C>) A la notion : cheval, est inséparablement liée pour PAryiB védique la notion: char de guerre. ZiMMBtt 1. c», p. 169, 205.

de l'usage pratique, le caput mortuum des réalités du temps passé. Autrefois le général victorieux célébrait ainsi son triomphe, il continua toujours.

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