Le général
XLIV. Dans la période védique — et nous pouvons admettre la même situation pour le peuple père aryen — chaque tribu obéit à un roi élu [rajany^^)^ qui a la direction suprême à la guerre; il est satpati c.-à-d. commandant en campagne ("*). Cette institution ne se conciliait pas avec le but de la migration; il fallait Tunité de vues c.-à-d. un seul général en chef, et 8*11 est permis de conclure de l'exode des Helvétiens à celui des Aryas, il devait être nomme d'avance afin de lui permettre de prendre d'autorité les mesures préparatoires nécessaires ("''), ce qui n'empêchait point qu'on lui adjoignît un comité délibératif. Sans direction unique, l'entreprise était d'avance vouée à une perte certaine. En cas de divergence d'avis sur le chemin à suivre, chaque corps aurait pu tirer de son côté; aussi ne pouvait-il être question de donner aux rois de tribu l'autorité sur les divers contingents ; Tarmée entière devait être soumise au commandement suprême d'un seul homme, le plus fort, le plus éprouvé, possédant la confiance de tout le peuple; peu importait qu'il fût de haute ou de basse extraction, le salut commun exigeait que le meilleur capitaine fût mis à la tête.
Le sanscr. rajan s'est conservé avec la signification de
(3") L*élection du roi se trouve très souvent mentionnée dans les sources, V. ZiMMBR 1. c, p. 162 à 165, rhérédi té jamais. Le fait dont cet auteur la fait résulter, p. 162, à savoir que chez quelques tribus le fils succède au père dans la dignité royale, puis le peiit^fils et ainsi de suite, n^est pas suffisant; il se concilie parfaitement avec le principe de Télection.
(>'•) ZiliMBU, p. 165.
(S s 5) Cabsar, l,Z\ Ad eas res conficiendas Orgetorix deligitnr.