‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 68 sur 215 · II. CIVILISATION DES ARYAS ET DES SEMITES · texte numérisé non relu

II. CIVILISATION DES ARYAS ET DES SEMITES

sibilite, existant plus ou moins partout, de cuire des briques. Ce n'était pas davantage faute de connaître la construction en pierre, car les rapports qui ont existé de tout temps entre les Slaves et les Byzantins en avaient répandu la connaissance. La maison de bois n'ayant guère l'avantage de se chauffer plus facilement que la maison de pierre, il ne reste d'autre raison de préférence que la grande facilité et l'économie de sa construction. Lorsque de pareilles considérations dictent le choix d'un peuple entier, et le déterminent à se contenter de ce qui est de qualité inférieure, il est certain qu'il ne faut y voir que l'effet de la nonchalance et de la crainte du travail pénible, défauts qui constituent en effet un trait fondamental du tempérament russe (Livre VU). Seuls, le culte et le soin de ses intérêts ont eu le pouvoir de mettre en mouvement la force du peuple; les édifices religieux, églises et couvents, ont été de toute antiquité des constructions de pierre. Et le peuple n'y a point perdu. Pendant l'invasion des Mongols, les couvents fortifiés à l'exemple des Burgs, ont rendu d'inappréciables services; ils formaient les seuls boulevards qui résistassent et les centres de réunion de l'indépendance nationale. La pierre a brillamment montré en Russie l'importance des fortifications, signalée ci-dessus (p. 109); l'effort des Mongols s'y est brisé, sans elle ils auraient réussi.

Je me résume : durant des milliers d'années, le contraste des civilisations aryenne et sémitique gravite autour de l'opposition entre la construction en bois et la construction en pierre; là où la première cède la place, c'est à la suite d'un contact direct ou indirect de l'Aryas avec le Phénicien et l'Égyptien, et c'est la date même de ce contact qui fixe chez les divers peuples la chronologie de la transition (Grec-Romains-Celtes-Germains-Slaves).

J'en reviens à la construction de pierre du Babylonien. Les explications qui suivent ont pour objet de compléter notre étude architecturale, jusqu'ici exclusivement technique,

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par ua examen historique assez important par lui-même pour nous obliger à en faire l'objet de nos recherches. La maison de bois de TArjas n'a pas le moindre intérêt pour rhistoîre de la civilisation; pour lui, elle a été plutôt une entrave qu'un progrès. Pour le Babylonien au contraire, la construction de pierre est un facteur de civilisation de premier ordre ; on peut dire hardiment qu'elle est devenue la pierre angulaire du monde babylonien ; partout rhistorien se voit obligé d'y recourir, comme nous allons le faire dans la suite.

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