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jeur, et, auiant que possible, avec tous les confrères de la même localité :

\" Paire une communion annuelle pour le salut des ouvriers nos frères.

Indulgences (d'après l'Instruction sur l'Œuvre des Cercles catholiques) '.

I. — Indulgence plénière accordée aux membres et aux sociétaires de l'œuvre par Pie IX, 2 octobre 1874 et 30 avril 1S77 (conditions ordinaires) : — 1° Le jour de l'entrée dans l'association ; — 2° un jour par mois, au choix des membres du comité ; — 3° à la clôture de la retraite, si Ton a assisté à la moitié au moins des exercices; — 4° au jour de la promotion à une dignité ; — 5° une l'ois par mois, aux dignitaires fidèles à leur part d 'activité et à la messe du mois; — 6° à la fête du Sacré- Cœur ; — 7° à la fête de saint Joseph ; — <S° à celle de l'Exaltation de la sainte Croix (14 septembre ).

II. — Indulgence plénière accordée aux bienfaiteurs de l'œuvre : — 1° à la fête du Sacré-Cœur ; — 2° à l'Exaltation de la sainte Croix ; — 3° à l'Immaculée-Conception ; — 4° à la fête de saint Joseph (Pie IX, 30 avril 1877).

III. — Indulgences partielles: 1° 7 ans et 7 quarantaines : a) en la fête des saints patrons de chaque corps de métier, à tous les membres du corps de métier \ soit patrons, soit ouvriers ; b ) le premier vendredi de chaque mois : cette Indulgence peut être gagnée aussi par les bienfaiteurs ; c) le 19 juillet, fête de saint Vincent de Paul — Indulgence concédée aussi aux bienfaiteurs (bref du 30 avril 1877 1. — 2° 300 jours, pour chaque bonne œuvre en rapport avec le but de l'association (bref du 2 octobre 1874).

Enfin, par concession du pape Pie IX (bref du 11 août 1874) tous les fidèles chrétiens appartenant aux Cercles catholiques d'ouvriers, peuvent aussi donner leurs noms à l'archiconfrérie de Notre-Dame Auxiliatrice de Drancy, comme nous l'avons dit à l'article précédent, et en gagner pareillement les Indulgences (voir p. 383).

i. Dans ce Manuel officiel sont aussi rapportés les brefs pontificaux c|ui accordent les Indulgences, avec le visa de l'Ordinaire (édition de 1881).

390 IIe PART., IV* SI-CI'. — CONFRÉRIES BT ASSOCIATIONS PI]

Note. — Dans l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, etc., ce sunl les associations ouvrières ou Kalholische Gesellenvereine, qui correspondent aux Cercles catholiques d'ouvriers. Le célèbre Adolphe Kolping, appelé le père des ouvriers, en est le fondateur.

Né en 1813 à Kerpen près de Cologne, Kolping avail fréquentéjus-

qu'à treize ans Fécule paroissiale, et appris ensuile le métier de cordonnier. Durant huit ans il travailla à l'étranger comme ouvrier, commença à vingt-trois ans ses éludes classiques, et quatre ans plus tard, sa théologie. Ordonné prêtre le 13 avril 1845, il fonda son premier Gesellenvefeùi à Elberfeld, et en fut l'aumônier et le directeur jusqu'en 18+9. Nommé ensuite vicaire à la cathédrale de Cologne, pendant plus de quinze ans il dirigea l'associai ion ouvrière de cette grande ville; la mort le ravit trop lût à ses utiles labeurs, le 4 décembre 1865.

Ce zélé prêtre avait connu par sa propre expérience et par celle d'autrui à quels dangers sont exposés les ouvriers qui vont au loin chercher de l'ouvrage. C'est pour les prémunir et les protéger contre ces périls, et pour leur faciliter ainsi le moyen de se former à l'étranger, qu'il institua ces utiles associations.

Kolping parcourut ensuite toutes les grandes villes d'Allemagne, et y fonda son œuvre si utile au bien des ouvriers. Les associations établies par lui à Vienne, à Munich, à Mayence, à Berlin, sont aujourd'hui encore très florissantes. Chaque année l'on voit surgir de nouvelles associations, et les anciennes ne cessent de se développer, grâce à la faveur dont elles jouissenl auprès du peuple. L'Autriche, l'Allemagne et la Suisse ont vu achever la construction de 300 maisons destinées à des cercles d'ouvriers, et c'est la libéralité publique qui en a fait tous les frais. Aujourd'hui l'on compte plus de 1.000 de os associations ouvrières. Partout les autorités civiles les reconnaissent et les favorisent, les évêques et les prêtres les aiment et les bénissent, toute la classe ouvrière chrétienne leur a voué une estime singulière.

On reçoit dans le Gesellenverein tous les jeunes r>ns. âgés de dix-huit ans au moins, qui ont mené jusqu'alors Une vie irréprochable, et qui, le temps de leur apprentissage terminé, ne manquent pas d'ouvrage. D'après ses devises : Religion et Vertu, Amour du travail et zèle, Villon et Charité, Contentement et Gais propos, l'association ne tolère pas dans son sein les ouvriers irréligieux ou impies; mais par de pieux entreliens qui en hiver surtout ont lieu régulièrement chaque semaine, elle cherche à fortifier ses membres dans la pratique de la religion et de la vertu. N'étant pas une de ces société^

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de secours mutuels qui trop souvent favorisent le vagabondage, elle n'admet aucun ouvrier s'il oe peut prouver qu'il a de l'ouvrage, et b'U m' promet de faire honneur à lui-même et à l'association par Bon activité consciencieuse, sa vertu et sa bonne conduite.

Le pape Léon Mil a enrichi les Gesellenvereine de plusieurs Indulgences auxquelles mit part aussi les directeurs ou présidents, les maîtres et les bienfaiteurs de ces associations. Le même Souverain Pontife a prononcé, à l'occasion de leur jubilé île cinquante ans, et) 1899, dans une lettre au président général, sa haute admiration et envoyé sa bénédiction.

64. — Œuvre de Saint-François de Sales pour la défense et la conservation de la foi '.

L'œuvre de Saint-François de Sales a pour but d'aider le clergé à conserver et défendre fa foi, et à ranimer la vie chrétienne dans les pays catholiques.

Klle est née, en 1856, d'un vœu exprimé par le Souverain Pontife Pie IX. Voyant se liguer contre l'Église les sociétés secrètes, les francs-maçons, les sectes protestantes et les révolutionnaires de toute espèce, le Pape manifesta le désir de voir s'organiser sans retard une grande association catholique, destinée à faire au dedans ce que font au dehors les deux grandes œuvres de la Propagation de la foi et de la Sainte- Enfance. « Je voudrais », dit le Saint-Père, « une sorte de Propagation de la foi à l'intérieur ». Ce désir du Pape se réalisa par l'œuvre de Saint-François de Sales, d'abord à Nemours (Seine-et-Marne'), puis, dès 1857, à Paris, où, sous l'impulsion ardente de Mgr de Ségur, son président, elle prit rapidement la plus grande extension.

Ses moyens d'action sont au nombre de quatre, expressément bénis et approuvés par le Souverain Pontife :

1° Fonder, soutenir, développer, le plus efficacement possible, les œuvres qui ont pour objet l'éducation chrétienne et la préservation de la jeunesse : asiles, patronages, écoles cléricales.

1. D'après les Acta S. Sedis, t. IV. p. 107 sqq. : Rescr. au/h.. I. n. 106: la brochure île M - de Ségur : VOEuvre de Saint-François de Soles, explications et réponses: et la Notice abrégée, publiée par le secrétariat île l'œuvre, Paris, passage de la Visitation, 11 bis rie' Saint-Simon).

Tj9îi II' PART., iV'SKCT. CONFRÉRIES P.T ASSOCIATIONS PIEUSES

ouvroirs, classes du soir, cercles de jeunes ouvriers et de jeunes commis, œuvres militaires, etc.

-1 Fonder, soutenir développer les bibliothèques paroissiales ou cantonales ; répandre sur une vaste échelle les bons livres populaires et à bon marché; procurer et faciliter par toute sorte de moyens les bonnes lectures, selon les différents besoins des populations ; en un mot, opposer au déluge de la presse impie et révolutionnaire un antidote efficace, réclamé par tous les gens de bien ;

3° Faire prêcher des missions, des retraites populaires, non seulement dans les campagnes, mais encore et surtout dans les faubourgs de nos grandes villes, si puissamment travaillées par les démagogues et par les agents des sectes protestantes ;

i'Eniin. soutenir par des aumônes les églises pauvres des campagnes ou les chapelles de secours menacées d'interdiction, afin que le culte divin n'y soit pas interrompu, et que les fidèles aient la facilité de sanctifier le dimanche.

L'organisation de cette association pieuse est fort simple; la voici en substance :

Conseil central. — L' rouvre est placée sous le haut patronage d'un cardinal protecteur et administrée par un conseil central, dont le siège esta Paris. Ce conseil est composé d'ecclésiastiques, de religieux et de laïques, habitués aux œuvres et tout dévoués aux intérêts de l'Église et au salut des âmes. Il se réunit chaque semaine, au secrétariat général de l'œuvre. Il correspond avec NN. SS. les évèques et avec MM. les directeurs diocésains, centralise les renseignements et les aumônes, examine les demandes préalablement approuvées par les directeurs diocésains, et y fait droit dans la mesure du possible '.

Direction diocésaine. — Dans chaque diocèse où elle est agréée, un directeur diocésain, désigné par î'évêqùe, est à la tête de l'œuvre. Il s'entoure autant que possible d'un comité, qui le seconde pour le détail.

Le directeur diocésain s'efforce de répandre l'œuvre dans les chefslieux d'arrondissement et de canton et dans toutes les paroisses du se. Il rei "il les demandes de secours, recueille le produit des cotisations et des offrandes, correspond avec le conseil central de

1. Pour la correspondance et les renseignements, s'adresser au siège de l'œuvre, à Pari-, passage «le la Visitation. 11 bis (rue Saint-Simon .

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Paris, et lui envoie chaque année un compte-rendu de la situation

de l'(l'll\ IV.

Il v,. fait seconder dans ce travail par des sous-directeurs diocésains ci des directeurs paroissiaux (voir le règlement des comités paroissiaux .

Pour entretenir et développer la vie de l'œuvre, MM. les directeurs organisent de temps en temps des réunions de piété, où ils proposent les vertus de s. François de Sales à l'imitation des associés, font connaître les besoins et les progrès de l'œuvre, excitent le zèle, recueillent les offrandes, inscrivent de nouveaux chefs <le dizaines, etc. Les principales de ces réunions, auxquelles ils s'efforcent de donner le plus de solennité possible, ont lieu pour la fête de saint Pierre, patron de l'œuvre, et pour l'Immaculée-Conceplion.

Associés. — Comme pour la Propagation de la foi, l'on s'organise par dizaines ; seulement, au lieu d'un sou par semaine, les associés donnent un sou par mois, douze sous par an, mais c'est un minimum qu'un grand nombre d'associés sont dans l'heureuse habitude de dépasser.

Un Jiulletin mensuel est publié par le conseil central, pour servir de trait d'union entre les associés.

On a droit de recevoir gratuitement le Bulletin, du moment que l'on réunit au moins une dizaine d'associés.

Chefs de dizaines. — Les chefs de dizaines, groupés autour des directeurs paroissiaux, recueillent les cotisations, reçoivent le Bulletin mensuel et en propagent le plus possible la lecture.

En leur qualité de zélateurs ou zélatrices d'une œuvre aussi sainte, ils sont engagés à exercer personnellement leur zèle dans les paroisses qu'ils habitent, en menant toujours une vie édifiante, en fréquentant les sacrements, en allant visiter les pauvres et les malades; en un mot, en aidant leurs curés à faire le bien et à sauver les âmes.

Les statuts de l'association ont été approuvés par un bref du Souverain Pontife, le pape Léon XIII, en date du 12 mai 1880. Trois ans plus tard, le 16 mai 1883, dans une audience accordée au président général de l'œuvre, le même Pape a bien voulu bénir de nouveau tous les membres de l'association et renouveler ses encouragements. Sous cette bénédiction et avec les encouragements de NN. SS. les évêques, l'œuvre de la défense et de la conservation delà foi s'est rapidement répandue en France d'abord, puis en Belgique, au Canada, en Italie, en

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Suisse ; elle a pénétré en Espagne, en Allemagne, en Portugal, en Amérique et en Angleterre. Depuis son origine, elle a eu le bonheur de répandre plus de trente millions d'aumônes.

Pour faire partie de l'association et en gagner les Indulgences, il suffit : 1° de donner son nom à un chef de dizaine ou à un directeur de l'œuvre et de lui remettre la cotisation de 00 centimes par an, un sou par mois; 2° de réciter chaque jour un Are Maria, avec l'invocation: Saint François de Sales, priez pour nowt,

Indulgences accordées par Pie IX et Léon Xlli. Elles sont toutes applicables aux âmes du purgatoire.

1. — Pour tous les membres de V association. — 1° Indulgence pUniète: a) au jour de l'agrégation ; b) à l'article de la mort ; e) à la fête de saint François de Sales (29 janvier ou durant 1 octave; d) à la fête de saint Pierre et de saint Paul (29 juin) ou durant l'octave; e) le 8 décembre, fête de l'Immaculée-Conception ou durant l'octave; f, à cinq jours au choix, durant chaque mois (bref du 13 décembre 1859, et rescrits du 18 février 1804, du 10 mars 1808 et du 21 mai 1892; L Conditions : se confesser, communier, visiter une église et y prier aux intentions ordinaires.

1. Indulgences partiel/es: a) 100 jours, pour la récitation quotidienne de l'Ave Maria, avec l'invocation : « Saint François de Sales, priez pour nous » (bref du 14 mars 1879 ; b) 100 jours, chaque jour, pour les prières dites Prières de l'œuvre ; c) 300 jours, à chaque fois qu'on aura recruté un nouveau membre Léon XIII, bref du 21 mars 1893); c?) 60 jours, pour toute œuvre de zèle , de charité ou de piété (Pie IX, bref du 13 décembre 1859 .

IL — Aux directeurs diocésains et paroisèiaux^ et à tous les membres des divers conseils et comités de V association : Indulgence d'un an, chaque fois qu'ils se réuniront pour traiter des intérêts de l'œuvre et prieront aux intentions ordinaires (bref du 1 \ mars 1879).

Faveurs spirituelles concédées aux directeurs et aux prêtres qui donnent leur coopération effective à V œuvre : 1) Pouvoir

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