Voir la brochure indiquée de M ' île Ségur, p, s
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d'appliquer les Indulgences apostoliques (un rescrit du 28 février 1901 le renouvelle pour trois ans). Voir t. I"r, page 474, Bqq. 9 Pouvoir, concédé à perpétuité, de bénir et d'imposer au\ associés le cordon Béraphique (rescril du 1er niai 1873). 3 Faveur personnelle de l'autel privilégié, à chaque messe dite pour des asaociés défunts (le bref de concession, valable pour dix ans, porte la date du 26 juin 1903). — 4) Pouvoir d'indulgenoier les crucifix pour le Chemin de la Croix (concession du 10 novembre 1002, valable pour cinq ans). Voir t. 1er, p. 353, Bqq. — Ces pouvoirs sont toujours renouvelés en temps utile.
Avant de faire usage des pouvoirs qui viennent d'être relatés, il faut obtenir du directeur diocésain la feuille où ils sont inscrits. Cette feuille doit être signée par l'évèque du diocèse, à moins que celui-ci n'en ait décidé autrement.
En outre, les associés qui portent le cordon séraphique participent à toutes les Indulgences de l'archiconfrérie du Saint-Cordon, sans excepter les quatre Indulgences plénières concédées par le rescrit du 26 mai 1883 (voir ci-dessus, p. 364). Quatre fois l'an, ils peuvent recevoir communication des mérites et bonnes (l 'livres du tiers ordre de Saint-François; et chaque année, à la fête de rimmaculée-Conception, ils ont droit à une bénédiction papale (voir plus haut, 1. c, les Indulgences et faveurs spirituelles des Cordigères de Saint-François).
65. — Société de Saint-François Régis pour la revalidation des unions illégitimes '.
Vers l'année 1816, vivait à Troyes un magistrat, M. Jules Gossin, dont la vie austère se partageait entre le palais, l'étude et la charité. Ses fonctions de procureur du roi l'avaient mis à même de constater la situation irrégulière d'une multitude de pauvres ouvriers. « Le mariage », dit-il dans une note qu'il a laissée, « était assez facile pour ceux qui avaient pris naissance dans la ville ; il était à la fois coûteux et embarrassant pour les parties qui, nées en France, étaient éloignées du lieu
1. Voir le Messager du Sacré-Cœur de Jésus, bulletin mensuel de l'Apostolal de la Prière, juin 1888, page 707. et le Manuel des œuvres, Paris, 1900, libraire Poussielgue, rue Cassette, IS ; Compte Rendu de l'année 1902.
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de leur naissance ; mais c'était chose à peu près impossible pour les individus nés en pays étrangers, qui n'avaientpas leurs papiers, et qui étaient hors d'état de faire les frais d'un acte de notoriété et d'un jugement d'homologation pour tenir lieu des actes dont la loi exige la production. » Dès lors le digne magistrat eut l'idée de l'œuvre qui devint la préoccupation de toute sa vie ; mais ce fut une intervention miraculeuse de saint François Régis qui lui fit mettre à exécution son pieux projet.
M. Gossin, transféré à Paris et devenu vice-président du tribunal de première instance du département de la Seine, était atteint depuis plusieurs mois de diverses infirmités graves. Pour obtenir sa guérison, il se rendit en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint Jean-François Régis, et le 29 juin 1824, il fit un vœu en l'honneur de l'apôtre du Velay et du Vivarais.
Saint François Régis exauça la prière de son pieux client alors conseiller à la Cour royale : la santé lui fut rendue, et le 1er mars 1826 l'association qui prit le nom du saint, fut fondée à Paris avec l'autorisation archiépiscopale.
Grâce au zèle de M. Gossin, que la reconnaissance et la fidélité à sa promesse rendaient ardent et intrépide, la société de Saint-Régis fut comprise par ce qu'il y avait de plus distingué, dans la capitale ; et, le °23 février 1846, les cinq académies composant l'Institut de France donnaient à l'œuvre la plus solennelle approbation.
En effet, après avoir cité un rapport fait au nom de l'Académie des sciences et signé d'un protestant, après avoir constaté que, sur quatre accusés ou prévenus traduits devant les tribunaux, trois au moins vivent dans le désordre, l'Institut déclare que la société de Saint-Régis répond à un besoin urgent dans l'ordre social, et qu'elle est « non seulement une œuvre de haute moralité, mais aussi pour l'Etat, les départements et les villes une excellente affaire,' une mesure de bonne administration .
Et à l'Exposition universelle de 1900, la société de Saint-Régis a été admise, et elle a exposé son Manuel. Comme récompense, la médaille </'"/". classe 108, lui a été décernée.
La société de Paris a actuellement son siège, rue Furstei berg. 6, près l'église Saint-Germain des Prés. Elle accueill les demandes tous les jours, sauf les dimanches et les fêtes
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de dix heures à midi et de deux à quatre heures. Comme on le voit par iniil ce qui a été dit, l'œuvre a pour hut de faciliter le mariage civil et religieux des indigents du département dr la Seine et la légitimation de leurs, enfants naturels.
Depuis soixante-dix-sep( ans, la société de Saint-Régis s'efforce de remplir le but pour lequel elle a été créée. Elle s'occupe chaque année d'environ 900 ménages qui s'adresseni à elle, dans l'impossibilité où ils se trouvent d'obtenir, par eux-mêmes, à cause des frais, les pièces exigées tant à la mairie qu'à l'église. Elle se charge de la correspondance longue et coûteuse à laquelle donne lieu la demande des actes en province et à l'étranger, et épargne ainsi aux pauvres des pertes de temps et d'argent.
Quoiqu'elle s'occupe principalement de la réhabilitation des unions illégitimes, la société n'en accueille pas moins les per-' sonnes dont la vie est restée régulière et qui ont besoin de son assistance.
N'ayant d'autres ressources que les dons qu'elle peut recueillir, la société de Saint-Régis, fait le plus pressant appel à la générosité des personnes qui s'intéressent à l'œuvre pour que ces dons soient abondants et lui permettent de couvrir ses dépenses qui dépassent 8.000 francs par an.
Depuis 1826 jusqu'au 31 décembre 1902 les résultats obtenus se chiffrent comme il suit :
Ménages inscrits 95.165
Mariages réalisés 77.846
Enfants légitimés 38.584
Des sociétés analogues sont établies en un grand nombre de villes de France et de l'étranger, particulièrement en Belgique. En Allemagne, c'est la société de Saint-Vincent de Paul qui s'occupe en beaucoup d'endroits de la légitimation des mariages. Cependant, à Vienne, l'œuvre même de Saint-François Régis a été établie en 1881, et les résultats obtenus jusqu'à ce jour sont des plus consolants.
Indulgences accordées par Grégoire XVI, les 28 février et 2 juin 1834 [Rescr. aulh., n° 65).
I. Indulgence plénière : 1° Le 1(> juin, fête de saint François Régis, pour tous les associés qui se confessent, commu-
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nient, et prient pour le bien de l'Eglise catholique et l'accroissement de l'association; — 2° à l'article de la mort, s'ils se confessent et communient, ou, en cas d'impossibilité, si, véritablement contrits, ils invoquent, de bouche ou du moins de cœur, le saint nom de Jésus.
II. Indulgences partielles: — 1° 10 années, chaque fois que les associés se réunissent pour s'employer à quelque œuvre de la société, et récitent pieusement l'oraison de la messe propre de saint François Régis. — 2° 10 ans, quand ils assistent au mariage des personnes qui vivaient auparavant dans un criminel concubinage. — 3° 10 ans, quand ils sont parrains de ceux qui, vivant en concubinage, n'étaient pas encore baptisés.
Toutes ces Indulgences peuvent être appliquées à celles d'entre les âmes du purgatoire qui, durant leur vie, ont collaboré avec zèle à l'œuvre de Saint-François Régis.
66. — Confrérie de la Doctrine chrétienne, ou Association de Jésus, Marie, Joseph, pour promouvoir l'enseignement des principales vérités de la foi ' .
Au temps où la prétendue Réforme commençait à produire en Allemagne ses effets désastreux, on vit surgir plusieurs associations pieuses, dont le but était de répandre, par l'enseignement du catéchisme, la connaissance des vérités de notre sainte religion. Telles furent, entre plusieurs autres, les congrégations des Barnabites et des Oratoriens, et celle, dont nous avons à parler ici, des 'Doctrinaires ou Pères de la Doctrine chrétienne (Padri délia Do Urina cristiana). Cette dernière devait acquérir bientôt une importance exceptionnelle.
Le fondateur de la congrégation des Doctrinaires, le nobli Milanais Marc de Sadis-Cusani. après avoir renoncé à une fortunt brillante, avait quitté sa patrie et s'était retiré dans la ville de Rome. Là, il s'associa plusieurs hommes aussi ardents et aussi zélés que lui, et s'appliqua avec eux à instruire dans la doctrine chrétienne les enfants et les grandes personnes. Les nouveaux
1. Cf. P. Theodor. a Spir. S.. II, p.1'0. sqq. ; — Analecta juris pontificii, série III, p. 988; — Hescripta authentica. IL n. 21; — Dictionnaire des Ordres religieux, Paris, Migne, 1848, t. II, p. 68 sqq.
COMUKItlE DE LA DOCTRINE CHRETIENNE 399
apôtres enseignaienl dans les églises, dans les écoles, sur les chemins publics el jusque dans les maisons particulières. Partout où
on les entendait, à li et dans les environs, ils produisaient le plus
grand bien. Aussi le Souverain Pontife Pie IV, qui occupait alors la chaire de Pierre, se Bentit porté à les honorer de sa particulière faveur, el à leur accorder, comme lien de réunion, pour renseignement du catéchisme, l'église de Saint-Apollinaire 1562 . C'esl dans relie église que le célèbre Baronius, plus tard cardinal de la sainte Église, enseigna lui-même la doctrine chrétienne.
Cependant, sous la direction de Marc Cusani, son fondateur, la fervente association prenait chaque jour de nouveaux accroissements. Bientôt il devint nécessaire de partager les associés en deux phalanges. Les uns voulurent se constituer en société religieuse et pratiquer la vie commune : ils furent appelés Doctrinaires, et n'ont cessé, jusqu'à présent, de faire le plus grand bien dans l'Eglise. Les autres restèrent dans le monde, et constituèrent la confrérie de la Doctrine chrétienne. Tous rivalisèrent de zèle pour enseigner les vérités de la foi aux enfants et aux ignorants ; et les fruits de salut qu'ils ne cessaient de produire, leur attirèrent de plus en plus les faveurs du Saint-Siège.
Dans sa constitution Ex debilo pastorales of/îeii, du 6 octobre 1571 , le saint pape Pie V, témoin du bien opéré par la confrérie romaine, recommanda aux archevêques et évêques du monde catholique de former dans toutes les paroisses de leurs diocèses des associations de nom et de but semblables, et accorda de précieuses Indulgences aux fidèles qui entreraient dans ces confréries.
Grégoire XIII accorda aux Pères de la Doctrine chrétienne l'église de Sainte-Agathe, à Rome. Clément VIII leur donna un protecteur dans la personne du cardinal Alexandre de Medicis, qui devait bientôt ceindre la tiare sous le nom de Léon XI; il chargea aussi le cardinal Bellarmin de rédiger son nouveau petit catéchisme, pour favoriser l'unité de l'enseignement religieux.
Le pape Paul V se montra spécialement libéral envers la confrérie. Par sa bulle Ex credito Nobis, du 6 octobre KJOT, il lui conféra le titre et les privilèges d'archiconfrérie, lui donna pour siège l'église même de Saint-Pierre à Rome, et lui