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Œuvre de la Sainte-Enfance

Cette belle œuvre a été fondée à Paris en 1843 par M6' Charles de Forbin-.lanson, évèque de Nancy, de pieuse mémoire2.

Elle unit les enfants chrétiens, dès leur âge le plus tendre, au divin enfant Jésus, et leur fait faire, en vue de cet auguste modèle et dans la mesure de leurs forces, le plus grand acte pratique d'amour du prochain. Cet acte consiste pour eux, et c'est là le but spécial de l'œuvre, à coopérer effectivement et persévéramment au salut des milliers d'enfants qui, en Chine et dans d'autres pays, sont si brutalement abandonnés par leurs parents païens, et à procurer à ces pauvres petits êtres, par leurs aumônes et par leurs prières, d'abord la grâce du saint baptême, ensuite, s'ils restent en vie, le bonheur d'une éducation chrétienne. Ces enfants, arrachés à la mort et élevés pieusement dans la foi, deviennent plus tard des ouvriers, des maîtres ou maîtresses d'écoles, des médecins, des prêtres, qui, comme l'expérience le démontre, répandent parmi leurs compatriotes, avec un zèle et un succès merveilleux, les bienfaits de la religion chrétienne.

Placée sous la protection de la très Sainte Vierge, des saints anges, de saint Joseph, de saint François-Xavier, de saint Vincent de Paul, l'association de la Sainte-Enfance a été bénie de

1. Voir le Manuel de l'œuvre de la Sainte-Enfance, contenant les principaux documents, etc. — Se vend aux bureaux du conseil rentrai de l'œuvre de la Sainte-Enfance, rue du Bac, 140. A la même adresse, on peut se procurer tout ce qui se rapporte à l'œuvre et aux Annales de la Sainte- Enfance.

-. Cf. Vie de M-r de Forbin-Janson, par le R. P. Philpim de Rivière, de l'Oratoire, Paris, 1893.

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Dieu, dans la poursuite de son grand but, d'une manière extraordinaire.

Les évèques et le Saint-Siège ont solennellement approuvé la Sainte-Enfance peu après ses débuts. Bien plus, par un bref du 18 juillet 1856, le pape Pie IX. a élevé l'œuvre au rang des institutions canoniques, lui a accordé un cardinal protecteur à présent son Emin. le card. Vincent Vannutelli) et a invité tous les évèques à l'introduire dans leurs diocèses respectifs. Le pape Léon XIII l'a bénie pareillement avec effusion et recommandée à l'épiscopat catholique tout entier dans l'encyclique Sancta Dei Civitas, du 3 décembre 1880; plus tard, à l'occasion du jubilé de cinquante ans de cette œuvre 1893) il a daigné l'honorer, par le bref Humant generis, du 3 février 1893, de grands éloges et privilèges, et de nouveau il l'a recommandée instamment, par le cardinal protecteur, à tous les évèques catholiques. Et récemment encore Sa Sainteté Pie X, heureusement régnant, a bien voulu adresser au directeur général un bref du 16 janvier 1904 dans lequel il reconnaît avec de grands éloges les mérites de l'œuvre et recommande une parfaite concorde entre tous les membres.

Ces encouragements produisent leur effet. En 1902, les recettes de l'œuvre se sont élevées à 3.806.104 francs; dont 1.083.353 francs ont été versés par les associés de France '.

-t un bien immense que font les enfants catholiques par ces aumônes ; à des âmes innombrables, ils ont déjà ouvert le ciel. Dans la seule année 1898. par exemple, la Sainte-Enfance a secouru 202 missions avec 898 orphelinats, 5. 20 5- écoles, 5&0 ateliers, oûvroirs, etc., 231 fermes. 1.219 pharmacies ; i27.:-i.38 enfants ont été baptisés, "t 335.772 ont été élevés.

Depuis le commencement, plus dp dix millions d'enfants païens ont été baptisés et envoyés au ciel, grade à la Sainte-Enfance. — Quelle œuvre salutaire ! et quelles bénédictions en ret iur, sur les enfants, les familles et les paroisses qui j contribuent!

Tous les enfants, aussitôt après leur baptême, peuvent être

I. En cette même année 1902, l'Allemagne a fourni à la Sainte-Enfance t; francs; la Belgique. 123.999 francs: la Hollande. 149.589 francs; l'Autriche^Hongrie, 143.906 francs; l'Italie, 274.314 francs : la Suisse, 102.5! etc.

il i \ RE ni. I \ SAINTB-ENF INCB 137

membres de la Sainte-Enfance; quand ils . . n t fait la première communion, ils restent agrégés, el peuvent, toute leur vie, participer aux grâces et Indulgences, mais à condition qu'à partir de leur vingt el unième année accomplie ils soient aussi membres de la Propagation de la foi '.

Quant à V organisation, les associés sonl partagés en séries de douze membres, pour honorer les douze années de l'enfance du Sauveur. Douze séries forment une sous-division, douze sous-divisions, une division. La direction de l'association est. confiée de droil au curé de Ut paroisse ou à un autre prêtre désigné par lui. Chaque évêque établit un conseil diocésain, qui correspond, pour les intérêts de l'œuvre, avec le conseil central de Paris (rue du Bac, 146 : le directeur général est M-' Demimuid. Eu dehors de la France, il y a, dans les divers pays, outre les conseils diocésains, un conseil général pour tout le pays.

Le conseil central de l'œuvre répartit iliaque année les aumônes entre les diverses Missions. Les comptes généraux sont publiés dans les Annales qui donnent tous les deux mois les nouvelles de la Chine et des autres Missions, et les traits les plus touchants du zèle des associés et des tètes de l'œuvre.

La cotisation demandée à tout associé est de cinq centimes par mois. Pour la recueillir et la centraliser, chaque série a son collecteur pris dans la série; chaque sous-division, son trésorier, et chaque division, son grand trésorier. Un exemplaire des Annales de la Sainle-En/'ance est accordé gratis à chaque série de douze membres.

• Les Annales paraissent-tous les deux mois, et sont publiées en plusieurs langues : outre l'édition française, il y en a d'autres, eh anglais, en allemand, en espagnol, en italien, en flamand, en portugais, en hollandais, en hongrois, en bohémien, en slave et en polonais.

Il suffit qu'il y ait une série de douze membres dans une paroisse (un pensionnat, une école) pour que l'œuvre y soit établie régulièrement, et que les associés aient droil aux Indulgences accordées* par le Souverain Pontife.

Le directeur de l'œuvré est le curé de la paroisse dans laquelle la Sainte-Enfance est établie, ou le prêtre désigné par lui pour le rem*

1. Le Saint-Siège a dispensé de cette condition les associés d'Italie

(17 juillet 1856; et d'Autriche-Hongrie [30 janvier 1876 .

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placer. Dans les maisons d'éducation, c'est le prêtre de l'Institut ou le supérieur ecclésiastique, qui peut aussi désigner un de ses prêtres pour le remplacer. — Pour établir l'œuvre, il n'y a pas besoin de pouvoirs spéciaux ou de formalités : il suffit d'unir les membres en séries de douze.

Chaque associé reçoit gratis une médaille et une image, et chaque série de douze associés, un abonnement aux Annales.

Pour être membre de l'œuvre ou agrégé, il ne suffit pas de donner chaque mois la cotisation de cinq centimes, mais on doit de plus dire tous les jours un Are Maria celui de la prière du matin ou du soir peut être appliqué à cette intention . avec l'invocation : Vierge Marie, priez pour nous et pour les pauvre* petits enfants infidèles. Jusqu'à ce que les enfants puissent en personne remplir les conditions, ceux qui sont chargés d'eux voudront bien le faire à leur place. Les cotisations peuvent être données à l'avance pour un semestre ou pour une année entière.

Entre Noël et In Purification, époque à laquelle l'Église honore à la foisla sainte enfance du Sauveur et la vocation des païens au clnistianisme, une messe est dite, au jour qui conviendra le mieux, pour tous les membres et agrégés encore vivants. On profite de cette occasion pour recommander aux fidèles, et spécialement à la jeunesse des écoles, l'œuvre de la Sainte-Enfance, et pour tirer au sort la quatrième partie des noms de baptême des membres de l'œuvre. Ces noms sont ensuite renvoyés avec le montant des cotisations, au conseil central, pour être donnés aux enfants infidèles baptisés en Chine ou dans les autres missions.

Entre le deuxième dimanche après Pâques et la fin du mois de mai, l'on dit une seconde messe, à l'intention des membres et agrégés défunts. (Les honoraires de ces deux messes annuelles peuvent être prélevés sur les cotisations de la division où elles se disent.

En outre, ebaque mois, à un autel consacré à la Sainte-Enfance de Notre-Seigneur et à la très Sainte Vierge, se disent deux messes, l'une pour les membres et bienfaiteurs de l'œuvre, l'autre pour les malheureux enfants dont le salut est le but spécial de l'association. On y prie aussi expressément pour les mères chrétiennes, afin que tous leurs enfants aient le bonheur d'être baptisés, et pour les plus jeunes membres de l'association, afin qu'ils fassenl pieusement leur première communion, et restent fidèles ensuite à leurs bonnes résolutions.

il i \ 1:1 DE LA SAINTE-ENFANCI 139

Tous les associés sonl inscrits sur les tableaux ou registres de l'œuvre. Cette inscription, il esl vrai, n'esl pas absoli ment s ciation ne constituant pas une confrérie proprement dite, ou peut en gagner les Indulgences et participer à ses privilèges sans être inscrit ; mais on ne doit p. négliger pour cela : elle est très utile, soit pour entretenir L'émulation, soit pour préparer le tirage au sort de noms de baptême à envoyer dans les missions. Les parents feront donc bien de donner les noms de tous leurs enfants, même des plus petits.

Indulgences et privilèges1. — Les Souverains Pontifes Grégoire XVI, Pie IX et Léon XIII ont accordé à l'œuvre les

Indulgences et privilèges suivants :

1. Indulgence plénière : — 1° Pour les associés qui assisteront, entre Noël et la Purification, à une messe dite aux intentions de tous les associés vivants; — 2° pour tous les associés qui assisteront, entre le deuxième dimanche après Pâques et la fin du mois de Marie, à une messe dite pour tous les associés défunts. Il faut, pour gagner ces deux Indulgences, s'approcher des sacrements, et prier durant la messe pour les associés, soit vivants, soit décédés. Les enfants qui n'ont pas encore fait leur première communion, sont dispensés de recevoir le sacrement de l'Eucharistie, à condition qu'ils se fassent imposer une autre bonne œuvre par leur confesseur. Ils doivent de plus se confesser et remplir les autres conditions prescrites; — 3° aux fêtes des patrons de l'œuvre, savoir : de la Présentation de la Sainte Vierge, des saints anges gardiens, de saint Joseph, de saint François-Xavier, de saint Vincent de Paul ; conditions : se confesser, communier, et de plus prier pour l'accroissement de l'œuvre de la Sainte-Enfance. — Les Indulgences plénières de ces trois numéros peuvent être transférées par les curés et directeurs de l'œuvre, avec le consentement de î'évèque, à d'autres mois et jours auxquels il leur semblerait plus utile de les placer ; — 4° au jour anniversaire du baptême

1. Ces laveurs sont accordées par les brefs ou res'erits îles 1" mus cl 2 mai 1846, 10 janvier 1847. 12 janvier 1851, 6 avril 1856, 2l> mars 1870 et 15 juillet 1882 voir les Annales, nn. 3, 1^. 50, 134 et 208 .

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de chacun des zélateurs et zélatrices, collecteurs et collectrices, directeurs et directrices de la Sainte-Enfance; conditions : confession, communion et visite de l'église paroissiale en y priant aux intentions du Souverain Pontife. Cette Indulgence peut être gagnée, tant par les zélateurs, etc., eux-mêmes, que par leurs père, mère, frères et sœurs.

II. Indulgences partielles : — 1" 7 ans à tous les associés qui, dans les fêtes et assemblées générales de l'œuvre, recevront la bénédiction solennelle, si elle est donnée selon la formule approuvée par le Saint-Siège1; — 2° 1 an aux membres des conseils et comités de l'œuvre déjà régulièrement institués ou qui le seront à l'avenir, chaque fois qu'ils assisteront, en quelque lieu que ce soit, à une réunion de ces conseils ou de ces comités ; — 3° 100 jours, chaque jour, à tout membre de la Sainte- Enfance qui, récitant les prières de l'œuvre, est chef de série ou s'efforce de le devenir; — 4° 100 jours, aux enfants et aux autres membres de l'œuvre qui, le jour de Noël, ou, à leur choix, l'un des autres jours du temps consacré à honorer l'enfance du Sauveur, réciteront une seconde fois les prières prescrites, et feront, le même jour, à l'œuvre, sous forme à'étrennes à Jé:<as Enfant, une offrande quelconque, même la plus minime, en doublant, par exemple, l'offrande mensuelle. Cette même Indulgence est aussi accordée à ceux qui ne sont pas membres de l'œuvre, pourvu qu'à l'un desdits jours ils fassent l'offrande indiquée et récitent les prières de l'association ; — 5° 10 jours, à chacun des associés et à toutes les personnes qui s'occuperont de l'œuvre à quelque titre que ce soit, toutes les fois que, par actions ou par paroles, ils s'appliqueront à accroître, favoriser ou défendre la pieuse association, et à procurer par elle l'amour du saint enfant Jésus et le salut des âmes.

Un bref du 20 mars 1870 étend la concession de ces Indulgences même aux enfants qui n'ont pas encore fait leur première communion, et accorde aussi que toutes, soit déjà concédées soit à concéder, soient applicables aux défunts. Léon XIII (15 juillet 1882) a confirmé cette dernière concession.

1. Voir cette formule pins bas, dans la III1 partie, n. 7, parmi les formules pour différentes bénédictions. <>n la trouve aussi dan- le Manuel de /./ Sainte-Enfance.

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III. Associés perpétuels. — Le Souverain Pontife a accordé la faveur d'être membres perpétuels de l'œuvre el d'en gagner toutes les Indulgences à ceux qui, récitant chaque jour les prières de l'association, et ne pouvant, pour des raisons personnelles, verser chaque mois l'aumône prescrite, feront à l'œuvre, une luis pour toutes, une offrande qui ne sera pas moindre de cent francs.

Tout membre perpétuel de la Sainte-Enfance, qui, au lieu de cent francs, l'ait à l'œuvre une aumône de trois cents francs, reçoit gratuitement les Annales pendant toute sa vie (Décret du conseil central, du 31 août 1882 : Annales, n. 208, oct. 1882).

IV. Privilèges des prêtres et directeurs* . — A l'occasion du jubilé de cinquante ans de la Sainte-Enfance, le Souverain Pontife Léon XIII, par le bref du 3 février 1893, a daigné accorder à perpétuité les faveurs qui auparavant s'accordaient seulement pour quelques années, et en même temps il les a étendues comme il suit :

Tout prêtre, directeur, membre d'un conseil, chef d'une série composée au moins de douze associés; ou qui versera chaque année, le montant des cotisations d'une série (7 fr. 20), soit, une fois pour toutes, la somme nécessaire pour devenir associé perpétuel (100 francs), jouit des faveurs et pouvoirs suivants :

1° La faveur personnelle de l'autel privilégié (pour l'àme de quelque défunt que ce soit) trois fois par semaine [dummodô lamen alio simili induite non fruantur) :

2° De donner aux mourants la bénédiction apostolique avec Indulgence plénière sous les conditions ordinaires, par la formule généralement prescrite et avec le consentement de l'évêque [sub pœna nuUitalis) ;

3° De bénir en particulier et d'indulgencier en dehors de la ville de Rome les croix, crucifix, petites statuettes de bronze, médailles, rosaires et chapelets, en leur appliquant les Indulgences apostoliques, et aux rosaires et chapelets même celles de Sainte-Brigitte ivoir t. I, p. 47 4 et 499) ;

4° Le pouvoir de bénir et d'imposer aux fidèles les scapu-

1. Annales, avril L893, 7i cl suiv. ; Nouvelle revue théologique, XXV,

-ni .'I suiv.

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laires delà Sainte Trinité, du Mont-Carmel, des Sept-Douleurs, de lTmmaculée-Conception, mais seulement dans les lieux où ne se trouve pas de couvent des différents Ordres religieux auxquels appartient le privilège de bénir ces scapulaires. — Pour user de ces pouvoirs des n0i 3 et 4, il est nécessaire aussi que les prêtres dont il s'agit soient approuvés pour les confessions par l'évêque, et qu'ils agissent du consentement de celui-ci [sub pœna nullitatis '.

Les prêtres approuvés pour les confessions qui sont directeurs, membres d\m conseil ou chefs dune série de V œuvre"2, ont en outre : 1° La faculté d'agréger les fidèles au tiers Ordre de saint François d'Assise et de leur donner aux jours déterminés l'absolution générale et la bénédiction papale. Ils peuvent même, avec le consentement de l'évêque, ériger dans le lieu de leur séjour ordinaire des congrégations du tiers Ordre en les dirigeant comme commissaires quand il n'y a dans ce lieu, ni congrégation du même tiers Ordre, ni prêtres déjà revêtus de ce pouvoir. Ces facultés cependant n'ont de valeur que pour les lieux où il n'y a pas de maison de Franciscains ni de Conventuels ni de Capucins : 2° les mêmes prêtres ont encore la faculté de bénir les crucifix et d'y attacher, soit pour les fidèles empêchés, soit pour les personnes gravement malades — aux conditions indiquées dans le t. I, p. 490 et suiv. — toutes les Indulgences du Chemin delà Croix. Ce pouvoir a valeur seulement hors de Rome et aux lieux où il n'y a pas de couvent soumis au Général des Frères Mineurs. — Rescrits du Rme P. Général des Franciscains, du 10 décembre 1892, adressés au Directeur général, et accordant le premier de ces pouvoirs à perpétuité, le second pour dix ans. Ce dernier est toujours renouvelé au temps voulu.

1. Les prêtres directeurs, etc.. de l'œuvre n'ont qu'à demander aux bureaux du conseil central de la Sainte-Enfance la feuille qui contient les différents pouvoirs dont il a été fait mention, et à la faire viser par l'Ordinaire.

2. Les deux autres catégories de prêtres indiquées ci-dessus (dans les pouvoirs communiqués par le Souverain Pontife) ne sont pas comprises

S0CIBT1 m 5. PIERRE iiwi.lt POUR LES missions \ i k i < : . 143

75. - - La Société de saint Pierre Claver pour les missions africaines et la libération des esclaves '.

Elle fut fondée à Home, le 2!) avril 1894, par la comtesse Marie-Thérèse Ledôchowska, avec permission spéciale du pape Léon XIII. Par décision du 2o juin 1901, elle fut placée sous la dépendance de la Sacrée Congrégation de la Propagande, qui lui octroya le décret de louange ainsi que la première approbation du Saint-Siège, en date du 7 février 190^.

Le but de la Société est de coopérer à la libération des esclaves et au salut des âmes des Nègres d'Afrique, rachetés par le précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Les membres atteignent ce but, non en se rendant en Afrique, mais en secourant de loin toutesles missions d'Afrique, leur procurant au moyen d'une coopération organisée et permanente dans tous les pays civilisés des aumônes, des vocations et en excitant à la prière.

Les moyens d'art ion principaux dont se sert la Société pour seconder les missions africaines sont :

1° Rédiger et publier des feuilles périodiques et brochures en langues diverses, afin de faire connaître les travaux apostoliques des missionnaires d'Afrique ;

2° Entretenir des imprimeries, dans lesquelles on imprime non seulement des bulletins de propagande africaine2, mais aussi des livres en langues indigènes d'Afrique, comme des catéchismes, des histoires saintes, etc. ;

3° Promouvoir des conférences, des réunions, des congrès, etc.;

4° Établir et diriger des bureaux pour y recevoir les cotisations aux feuilles périodiques, éditées par la Société, ainsi que des dons en argent ou en effets pour les Missions ;

5° Eprouver et préparer des jeunes filles, désireuses de se Paire religieuses missionnaires en Afrique probandat préparatoire) ;

6° Confectionner des ornements sacrés, du linge d'église, etc. :

7° Donner des renseignements sur tout ce qui concerne les missions africaines :

1. Voir : Statuts généraux de la Société de saint Pierre Claver, etc.; l'Echo d'Afrique, bulletin illustré mensuel: Paris, rue de Fleurus. -il.

2. L'Echo d'Afrique, bulletin illustré mensuel, se publié en cinq langues (abonnement; 1 fr. 50 pris au bureau à Paris, rue deFleurus, ol .

144 II'' PART., [Ve SECT. — CONFRERIES ET ASSOCIATIONS PIEUSES

8" Assurer des ressources régulières aux Missions moyennant deux petites œuvres qui sont à la perlée de toutes les classes et de tous - ■" sont: le Sou de saint Pierre Claver cotisation de

5 centimes par mois , et la Ligue des enfants pour l'Afrique cotisation de 2 centimes par mois .

Le noyau de la Société est un Institut religieux de femmes, dont l'activité est secondée par de pieuses personnes, qui prennent part à leurs travaux en qualité d'externes, ou de zélateurs et de zélatrices.

1° Les membres de l'Institut Missionnaires auxiliatrices d'Afrique sont des dames qui vivent en communauté d'après leurs constitutions. Leur but est détendre àla fois à leur propre sanctification et de se dévouer au salut des Nègres d'Afrique de la manière toute particulière à la Société.

2° Les externes sont des personnes qui prennent part aux travaux de la Société autant que le leur permettent leurs devoirs d'étal, ou qui se mettent entièrement à la disposition de la Société, soiten dirigeant des succursales, soit en venant résider dans les maisons de l'Institut pour aider les membres internes dans leurs travaux multiples, etc.

3° Les zélateurs el les zélatrices secondent la Société par une aumône annuelle d'un minimum de 1 francs, parleurs prières, par la propagation des feuilles périodiques et d'autres brochures, éditées par la Société, et par tout ce que le zèle pour les missions d'Afrique' leur inspire.

Pour être admis comme zélateur ou zélatrice, il sui'lit d'en faire la demande, en envoyant son nom et son adresse, avec la première contribution, à la directrice d'une station ou d'une succursale de la Société, sur quoi on reçoit le billel d'admission et la médaille de saint Pierre Claver.

La Société est dirigée par une direction générale, composée d'une directrice générale el de quatre assistantes, élues selon les constitutions de l'Institut.

L'œuvre a été approuvée dès son début par plusieurs cardinaux et beaucoup d'archevêques et d'évêques. K\\'' a déjà érigé cinq maisons: à Salzbourg Maria-Sorg , à Vienne et à Trieste en Autriche, a .Milan via Broletto, 20 et à Ko me (via Giovanni Lanza, 1 2 y ) , où sera

SOCIETE i>i B. PIBRRB CLAVBH roiit LES missions unie.

dorénavanl le -ié:re de la directrice générale, el où, en cuire, en octobre 1903, fui établi un noviciat.

Outre ces maisons de L'Institut, on a eu sein d'établir dès succursales ou désdépôts, dirigés par des personnes zélatrices oU externes; depuis 1902 on en compte ti qui opèreni beaucoup de bien pour les missions africaines.

Les aumônes que la Société â pu envoyer aux missions africaines depuis son début jusqu'en 1904 ont atteini jusqu'à 800.000 francs, el les envois en objets divers soûl évalués à 2io. oui) francs. Le nombre des baptêmes administrés par les soins de la Société est de l 288 ; relui des esclaves rachetés de 584 ; il enfants esclaves rachetés ont été adoptés par les bienfaiteurs de l'œuvre; la ont été' placés dans des Séminaires indigènes, où ils s'adonnent à l'étude pour pouvoir se consacrer au sacerdoce. De plus, 15 postulantes ont l'ait leur probation dans le probandai de Salzbourg el ont été placées dans les Congrégations missionnaires pour l'Afrique.

L'Echo d'Afrique, le bulletin mensuel, compte à peu prés 30.000 abonnés et la Petite bibliothèque africaine, périodique pour la jeunesse, paraît en 15.000 exemplaires. La Société a fait donner 95 conférences par des missionnaires; 14.". conférences ont été données par d'autres personnes, et un grand Congrès antiesclavagiste a été tenu à Vienne en 1900. Elle entretient 4 musées africains permanents, toujours ouverts aux amis des missions.

Indulgences et avantages spirituels. — Tous les fidèles qui font partie de la Société peuvent gagner une Indulgence plénière: — 1° Le jour de l'admission dans la Société ; — 2° à la fête de saint Pierre Claver, patron de l'œuvre (9 septembre) ou dans l'octave ; — 3° à la fête du Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ (1er dimanche- de juillet) ; — 4° à la fête de Notre-Dame de la Merci (24 septembre) — si aux jours indiques les associés se confessent, communient et prient à l'intention du Saint Père, dans une église ou une chapelle publique ; — 8° à l'article de la mort, si on se confesse et communie, ou si cela n'est pas possible, en prononçant le saint Nom de Jésus et acceptant la mort avec soumission à la volonté de Dieu et en punition de ses péchés (bref du 26 septembre 1893 et rescrit de la Sacré Congrégation des Indulgences du 14 juillet 1894).

Ils entrent en outre en communauté de biens spirituels avec beaucoup d'Ordres et de Congrégations missionnaires, auxquels la Société est affiliée. Enfin ils ont part aux messes, commit-

-i-ili 11' PART., I\ " SECT. — CONFRÉRIES HT ASSOCIATIONS PIEUSES

nions et prières d'un grand nombre de Missionnaires secourus par l'Œuvre, aux communions et prières des nombreux nègres rachetés et baptisés par l'entremise de l'Œuvre, ainsi qu'aux prières et aux travaux des membres de l'Institut religieux.

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