‹ Les IndulgencesChapitre 137 sur 379 · INDULGENCBS PROPRES AUX RELIGIEUX ET AUX RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

INDULGENCBS PROPRES AUX RELIGIEUX ET AUX RELIGIEUSES

ou celle de l'année, ou au moins leur confession ordinaire, i s'approcher de la sainte table, ou dire la sainte messe.

7° Les religieux qui, avec la permission du Souverain Pontife ou de leurs supérieurs respectifs, se transportent dans les pays hérétiques ou infidèles pour y prêcher la foi, gagneront deux fois une Indulgence plénière : le jour de leur départ, comme aussi le jour de leur arrivée au lieu de leur destination, pourvu qu'ils se confessent et qu'ils communient, ou disent la sainte messe.

8° Lorsque le supérieur, pour obtenir un heureux succès dans ses visites générales, prescrira dans les couvents de son Ordre des prières ininterrompues durant quarante heures, chaque religieux ou chaque religieuse pourra gagner une Indulgence plénière. Ils doivent, pour cela se confesser, ou dire la sainte messe, puis prendre part, au moins Lespace de deux heures et en divers temps, à cette oraison, en y priant pour la concorde entre les princes chrétiens, etc., comme aussi pour l'accroissement de l'observance et de la discipline régulière.

Indulgences des Stations de Rome. — Tous les religieux et toutes les religieuses peuvent gagner ces Indulgences, pourvu que, aux jours marqués dans le Missel romain, ils visitent leur église respective et y prient aux intentions du Souverain Pontife (v. t. I. p. 579 1.

Indulgences partielles. — 1" 60 ans et 60 quarantaines, à tous les religieux et religieuses, si après avoir fait chaque jour durant un mois une demi-heure d'oraison mentale, ils se confessent et communient, ou célèbrent le saint sacrifice de la messe le dernier dimanche du mois.

2° 5 ans et 5 quarantaines, chaque jour s'ils récitent cinq fois le Pater et Y Ave devant l'autel de leur église; les religieux et les religieuses qui, avec l'autorisation des supérieurs, sont en voyage ou hors de leur couvent, comme prédicateurs, etc., peuvent gagner cette Indulgence en disant les cinq Pater et les cinq Ave devant un autei quelconque.

3° 3 ans et 3 quarantaines, chaque fois pour ceux et celles qui, avec un cœur repentant, disent leur coulpe au chapitre, s'accusent de leur fautes et imperfections, font entre eux des conférences spirituelles, et pratiquent d'autres actes de vertu.

488 IIe PART., IV* SECT. — CONFRÉRIES ET ASSOCIATIONS PII

Remarques. — 1° Outre ces Indulgences communes à tous les religieux, ordinairement chaque Ordre en a encore d'autres qui lui ont été conservées d'autrefois ou qui lui furent renouvelées ou bien récemment accordées. CF. Rescr. auth., II, n. 14 et sqq., et n. 7i, 76, 78, etc. Aux Indulgences conservées d'autrefois appartiennent en particulier celles qui ont été concédées pour la visite des églises des réguliers, non seulement aux religieux eux-mêmes, mais à tous les fidèles. Voir t. I, p. 74 et suivant'-.

D'autres congrégations d'hommes, comme aussi des instituts religieux de femmes qui vivent sans clôture et ne se sont consacrées à Dieu que par des vœux simples, ont obtenu du Saint-Siège en maintes circonstances des Indulgences semblables à celles que nous venons d'indiquer v. Rescr. auth., II, n. 16, 17. 20 .

En particulier, à toits les tertiaires des deux sexes vivant en commun avec des vœux simples et ayant obtenu l 'agrégation à VOrdre dont ils portent le nom et Vkabit, par décret de la Sacrée Congrégation des Indulgences du 18 août 1903, la communication des Indulgences a été accordée, gui furent concédées directement au premier et second Ordre respectif, de manière qu'aussi les églises de ces tertiaires jouissent des mêmes Indulgences que celles du premier et second Ordre : mais les indulgences qui auraient été accordées auparavant à ces tertiaires, n'appartiennent à l'avenir qu'aux seuls tertiaires vivant dans le monde.

J Lorsque des religieuses, non contentes des Indulgences de leur Ordre, en demandent d'autres pour leurs églises, ces Indulgences, d'après une décision du pape Clément XIII 12 mars 1760), ne sont jamais accordées sinon avec cette restriction que les religieuses et les personnes qui habitent leur couvent peuvent seules les gagner (Decr. auth., n° 220;.

3e Les religieux malades ou impotents vivant dans les communautés, qui ne peuvent faire la visite à l'église ou remplir les autres conditions exigées, gagnent cependant les Indulgences, s'ils accomplissent les pratiques pieuses désignées par leur confesseur (induit du pape Léon XIII. du 16 janvier 1886 : v. t. I, p. 9o .

Aa.r Sœurs tertiaires de Saint-Dominique, qui vivent en communauté avec des vœux soit solennels, suit simples, mais qui n'ont dans leur maison ni église ni chapelle publique, un rescrit de la Congrégation des Indulgences, du 17 février 1902, accorde qu'elles puissent gagner les Indulgences de l'Ordre lorsque la visite d'une église de l'Ordre est prescrite en visitant à cette intention la chapelle semi-publique de leur maison. Le même privilège s'étend

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