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Confrérie des « Serviteurs du Saint-Esprit

Fondation et but de cette confrérie. — « Les serviteurs du Saint-Esprit », comme leur nom l'indique, se proposent de rendre un culte spécial à la troisième Personne de la Très- Sainte-Trinité. Le Saint-Esprit, en effet, est Dieu comme le Père et le Fils; il est Seigneur, vivificateur ; il est le soutien invisible de l'église ; il en est l'âme, pour ainsi dire; c'est lui qui dispense toutes les grâces sans lesquelles nul pécheur ne peut obtenir sa justification, comme aucun juste ne peut arriver à la perfection.

Cette confrérie a été érigée en 1877 dans l'église de Sainte-

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Marie des Anges, à Londres (Bayswater). Léon XIII l'a approuvée par un bref du 10 mars 1878; il Fa enrichie d'Indulgences et lui a donné pour patrons la très-sainte et immaculée Mère de Dieu, l'apùtre saint Paul, et saint Thomas d'Aquin, docteur de l'Eglise.

Par décret de la Propagande du 6 avril 1879, elle a été élevée au rang d'archiconfrérie, avec tout pouvoir de s'abréger des confréries du même nom dans le monde entier. Le directeur de l'archiconfrérie est le supérieur des Oblats de saint Charles Borromée ^église S'-Mary ofthe Ançels, Londres, W\).

Obligations. — Pour être membre de la confrérie, il suflit de se faire inscrire soit personnellement soit par une demande écrite; puis de travailler soi-même avec zèle à la glorilication du Saint-Esprit, et de promouvoir cette dévotion chez les autres.

A cette fin on recommande : l'invocation de l'Esprit-Saint avant tout travail important; l'estime et le bon emploi de toutes les grâces; la fréquente et digne réception des sacrements; une neuvaine préparatoire à la fête de la Pentecôte; chaque jour, une courte prière ou du moins un Pater en l'honneur du Saint- Esprit, pour obtenir ses sept dons et la grâce de la persévérance finale. Les prêtres pourraient réciter chaque jour l'hymne Vent, sancte Spiritus ou le Veni, Creator Spiritus, dire, avec particulière dévotion, les sept Oraisons avant la sainte Messe, et Tierce du bréviaire, dire aussi, quelquefois dans l'année, la messe votive du Saint-Esprit.

Avantages. — Les confrères gagnent, aux conditions ordinaires, les Indulgences suivantes :

A. Indulgences plénières : — 1° le jour de l'admission; - — 2° à l'article de la mort, en invoquant le Saint-Esprit; — 3° en la fête de la Pentecôte ; — 4° en la fête de l'Annonciation.

B. Indulgences partielles : — 1° 7 ans, chacun des jours de l'octave de la Pentecôte; — 2° 100 jours si, chaque jour, ils récitent pieusement trois fois la salutation angélique en implorant ainsi la protection de la Mère de Dieu ; — 3° 100 jours, s'ils assistent aux réunions mensuelles de la confrérie.

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3. — L'Archiconfrérie réparatrice des blasphèmes et de la profanation du dimanche1.

Cette confrérie a été érigée !«• 28 juin ttt'iT, dans l'église de Saint -Martin de la Noue, à Saint-Dizier (Haute-Marne), par M*' Parisis, évêque de Langres. Confirmée par Pie IX le 27 juillet 1847, et élevée au rang d'archiconfrérie le 30 juillet de la même année, elle reçut le droit de communiquer ses Indulgences à toutes les autres confréries de même nom et de môme but, érigées canoniquement parles évoques diocésains. — Nous indiquerons dans la III' partie, n. 51, les formules dont on peut se servir pour demander l'agrégation à une archiconfrérie de ce genre.

Cette association réparatrice venait bien à son heure : aussi se répandit-elle avec une trèsgrande rapidité. Trois ans ne s'étaient pas écoulés depuis sa fondation, et déjà on la trouvait dans soixante diocèses différents, plusde cent confréries avaient demandé l'agrégation, et Ton comptait plusieurs centaines de mille associés. Pie IX avait demandé à être inscrit le premier. Dans ces dernières années, le nombre des associés, tant de la France que de l'étranger, est monté à plusieurs millions.

Le but de celte confrérie est : 1" de réparer l'outrage fait à Dieu par les blasphèmes et par la profanation du dimanche et des jours de fête ; 2° de travailler à l'extirpation de ces deux péchés si scandaleux.

Chaque associé se propose fermement de ne jamais proférer ni blasphèmes ni imprécations, et de ne jamais travailler le dimanche sans nécessité et sans permission. Ceux qui ont quelque autorité sur les autres, tels que les parents, les maîtres, les administrateurs publics, les patrons, les surveillants d'ateliers et de fabriques, etc., font tous leurs efforts pour empêcher leurs subordonnés, soit de blasphémer, soit de profaner par des travaux serviles le saint jour du dimanche ou les fêtes d'obligation.

Les associés qui, sans pouvoir l'empêcher, entendrontproférer des blasphèmes ou verront profaner le dimanche, s'empresse-

1. Voir Nouveau manuel de V Archiconfrérie réparatrice, par Marche, Paris, 18"Î7. — Catéchisme de la réparation, par P. Servais, prêtre, Saint- Dizier (Haute-Marne). — Annales de V Archiconfrérie réparatrice, paraissant tous les mois à Saint-Dizier.

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ront d'en faire amende honorable à la Majesté divine. A cet effet, ils pourront dire ces paroles de louange ou d'autres semblables : Dieu soit béni! Béni soit son saint nom! Que cotre nom voit sanctifié!

Les associés réciteront chaque jour un Pater, un Ave et un Gloria Patri, en réparation des outrages faits à Dieu par les blasphèmes et les profanations du dimanche.

Le dernier dimanche de chaque mois, une amende honorable est faite publiquement dans l'église de l'association, pour réparer les outrages faits à Dieu pendant le mois qui se termine.

Les fidèles qui désirent être membres de cette confrérie et avoir part aux Indulgences, doivent faire inscrire leur nom sur le registre de l'archiconfrérie de Saint-Martin de la Noue, ou sur celui d'une confrérie affiliée.

Indulgences : 1° Indulgence plénière, le jour de la réception, si l'on se confesse et que l'on communie. — ±J Indulgence plé- . à l'article de la mort, pourvu que, confessé et communié, ou, si l'on ne peut recevoir les sacrements, pourvu que véritablement contrit, on invoque de bouche ou au moins du cœur le saint nom de Jésus. — 3" Indulgence plénière. aux fêtes suivantes, ou à n'importe quel jour de leur octave, savoir : au dimanche de la Très-Sainte-Trinité, à la fête du saint Xom de Jésus, de saint Michel archange, de saint Louis, roi de France, et de saint Martin, évêque et confesseur. Pour avoir part à cette Indulgence, on doit, aux jours dits, se confesser, communier, visiter l'église de la confrérie et y prier quelque temps aux intentions du Souverain Pontife. — i° Indulgence plénière, le dernier dimanche de chaque mois, si, portant habituellement sur soi la petite croix de l'association, on reçoit les sacrements de pénitence et d'eucharistie et qu'on assiste ce jour-là à l'exercice public qui se fait dans l'église de la confrérie en réparation des outrages faits à Dieu. -?* o° 300 jours, chaque fois qu'on assiste pieusement à cet exercice du dernier dimanche du mois. — Les Indulgences des numéros i et 5 sont applicables aux âmes du purgatoire. — 6° 100 Jours, chaque fois que, d'un cœur contrit, on accomplit quelque œuvre pie de l'association (bref du ±~ juillet 1847, et induit du 18 août 1848). — 7° Indulgence plénière , une fois par an, le premier vendredi d'un mois

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quelconque, aux conditions ordinaires, pourvu qu'on visite une église ou chapelle publique et qu'on y prie selon les intentions du Pape. 8° 100 jours, pour ceux qui, au moins contrits de cœur, réciteront dans l'église de l'association l'oraison dominicale en réparation des outrages faits à Dieu, pour la conversion des pécheurs et pour la paix de la sainte Eglise. Ces deux Indulgences, numéros 7 et 8, sont applicables aux âmes du purgatoire (décret du 17 août 1855).

D'après l'induit du 18 août 1848, les malades peuvent gagner les Indulgences de la confrérie en substituant à la visite de l'église d'autres œuvres de piété désignées parleur confesseur. D'après le même induit, les confrères légitimement empêchés dé visiter l'église de la confrérie gagnent les Indulgences en visitant leur propre église paroissiale.

Il existe en Belgique, pour l'extirpation du blasphème, une association dont les membres s'engagent: 1° à ne jamais blasphémer; 2° à user de toute leur autorité pour empêcher leurs subordonnés de le faire; 3° à dire chaque fois qu'ils entendent proférer une de ces paroles impies : Que le sainl nom de Jésus soit béni! ou Loué soit Jésus-Christ ! etc.

Une semblable association pieuse a été établie à Nome, dans l'oratoire du Caravita, à côté de l'église de Saint-Ignace. Les associés s'engagent également aux pieux exercices dont nous venons déparier; en outre, ils disent tous les jours un Pater et un Ave pour la conversion des blasphémateurs, et chaque dimanche, à l'heure jugée la plus propice, le curé récite cinq Pater et cinq Are à la même intention.

Par un bref du 8 août 1843, Grégoire XVI consentit à ce que de pareilles associations, ayant pour but l'extirpation des blasphèmes et des imprécations, pussent être formées, avec l'autorisation des évêques, partout où se donneraient les exercices d'une mission. Ces associations ne constituant pas des confréries proprement dites, pas même au sens le plus large du mot, elles n'exigent aucune institution canonique.

Voici les Indulgences auxquelles participent les associés : 1° Indulgence plénière, une fois par mois, pour ceux qui font tous les jours les prières et bonnes œuvres prescrites, si, au jour qu'ils auront choisi, ils reçoivent les sacrements, visitent

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une église ou oratoire public et y prient dévotement aux intentions du Pape. — 2° Même Indulgence à l'heure de la mort. — 3° 100 Jours, pour chaque prière ou bonne œuvre faite selon l'esprit et le règlement de l'association. — 1° .'{00 jours, chaque dimanche, pour la récitation des cinq Pater, cinq Ave et cinq Gloria Patri — Ces Indulgences sont applicables aux âmes du purgatoire i Grégoire XVI, rescrit de la Sacrée Congrégation des Indulgences, du 20 août 1810).

Enfin, il existe à Rome une association — qui est comme une branche de la Société primaria {Società primaria) pour les intérêts catholiques (cf. Rescr. auth., p. 6G4) — contre la profanation des dimanches et jours de fête par lu venteet le travail. Elle a pour patron saint Joseph et se compose de messieurs et de dames qui cherchent à faire observer le 3e précepte du Décalogue, par la fermeture des magasins les dimanches et jours de fête, en veillant à ce que les propriétaires et les chefs de famille détournent leurs inférieurs de la profanation de ces jours; à ce que, dans les contrats, on établisse et mette en pratique la condition du repos dominical; à ce que, dans les grandes industries et dans les adjudications de travaux, on maintienne toujours l'observation du 3e commandement, sauf les cas de nécessité.

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