Association ou Œuvre dominicale de France
C'est à Lyon, cette grande cité des œuvres catholiques, qu'a pris naissance la fervente association connue sous le nom d'Œuvre dominicale de France. Le comte Louis de Cissey, issu d'une noble famille de Bourgogne, en est regardé à bon droit comme le principal fondateur.
Depuis plusieurs années, il existait, sur la paroisse de Saint-Paul, une association pour la sanctification du dimanche, due à quelques âmes bien humbles et toutes dévouées à la cause de Dieu. Sa première manifestation, déjà très consolante, fut cette imposante pétition couverte de dix mille signatures, qui fut présentée à l'Assemblée Nationale, en 1873, pour réclamer l'observation des lois qui protègent le repos du dimanche.
1. Cf. VCEuvre dominicale de France, imprimerie <lc l'œuvre de Saint- Paul, Paris. 1879 : — Vie de M. Louis de Cissey, par M. l'abbé B. Padre : — le Dimanche catholique, Annales mensuelles de l'œuore. On s'abonne au secrétariat de l'Œuvre dominicale, 1. rue du Peyrat, Lyon.
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Mais bientôl Dieu suscitaità l'CEuvre dominicale de France l'apôtre donl le zèle ardenl el la parole entraînante allait-ut lui donner des ailes de Qamme pour la faire rayonner de toutes parts avec une étonnante rapidité.
La petite association de Lyon se réunissait tous les trois mois. Or, dans ou. ■ de ces assemblées, le prêtre qui la présidait commenta les paroles de Notre-Dame de la Salette contre la profanation du dimanche, et termina sa pieuse instruction en disant qu'il serait heureux si, parmi ceux qui l'écoutaient, il se trouvait quelqu'un qui emportât de cette réunion la résolution de travailler de toutes ses forces au développement de cette œuvre capitale, de laquelle dépendait le salut de la Fiance.
Le comte de Cissey était là. La parole du vénérable prédicateur retentit à ses oreilles comme un appel de Dieu. Prenant pour lui le dernier mot de Marie à la Salette : Eh bien ! mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple, il part aussitôt pour Rome afin de recevoir du successeur de Pierre la grande mission qu'il est déterminé à remplir. Le 7 mai 1873, Pie I\ bénit le gentilhomme et approuve chaudement sa sainte entreprise. M. de Cissey, dès lors, s'est fait l'apôtre infatigable de cette œuvre, et le zèle ardent qu'il mit à la propager jusqu'à sa mort (27 mars 1889) lui a mérité d'être appelé le Pierre VHermite de cette nouvelle croisade.
Les Souverains Pontifes Pie IX et Léon XIII se sont plu à prodiguer aux fondateurs et aux membres de cette œuvre leurs encouragements et leurs meilleurs bénédictions.
Voici les Statuts de l 'Œuvre dominicale de France.
I. But de VŒuvre. — Union d'action et de prières en faveur de l'observation du dimanche. Sanctifier et faire sanctifier le dimanche. Faire cesser le scandale qui résulte de sa profanation. Réparer ce scandale par l'offrande au Seigneur de son travail quotidien, de ses prières et de ses bonnes amvres.
II. Obligation des associes. — 1° Sanctifier le dimanche, le faire sanctifier par toutes les personnes qui sont sous leur dépendance. — c2° Assister, autant que possible, aux offices de sa paroisse. — 3° Sauf le cas de nécessité, ne pas travailler et ne pas faire travailler, ne pas acheter et ne pas faire acheter le dimanche. — 4° Verser une cotisation annuelle de 10 centimes.
III. Pratiques d'apostolat. — 1° Prières et bonnes œuvres en faveur du développement de l'Œuvre dominicale, afin que le jour du Seigneursoitmieux sanctifié; 2° action personnelle en faveur du repos,