SCAPULAIRES EN GÉNÉRAL. — FORMULES DE BÉNÉDICTION
une réception subséquente, sans les bénir de nouveau. De même on pourrait, dans un danger pressant, recevoir quelqu'un dans la confrérie en lui imposant un scapulaire déjà bénit, et en prononçant une courte formule d'admission. En agissant ainsi on ferait l'essentiel, que la S. Congrégation des Indulgences résume en ces mots : proferenda esse verba substantialia... dummodo sacerdotes facultatem habentes non deficiant in substantiah'bus, nempe in benedictione et impositione habitus ac in receptione ad Confraternitatem [Decr. auih., n. 329, ad 3 ; n. 421, ad 2.)
Ajoutons que l'imposition du scapulaire peut se faire partout ; les malades peuvent donc le recevoir et être agrégés à la confrérie chez eux et dans leur lit, comme l'a déclaré le général des Carmes déchaussés, à la date du 10 mars 1836.
i) Pour bénir les scapulaires proprement dits, (au nombre desquels il ne faut pas compter le scapulaire dit du Sacré-Cœur, dont nous parlerons plus tard), un simple signe de croix ne suffirait pas (voyez section IV^ confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, décret 3° du 27 avril 1887, ad 1°») ; mais on doit toujours se servir au moins d'une courte formule de bénédiction. Il est bon en général de s'en tenir aux formules que nous reproduisons dans la troisième partie et de ne pas s'en écarter facilement.
Cependant la S. Congrégation des Indulgences elle-même a déclaré à plusieurs reprises que tout n'est pas essentiel dans ces formules. Voici le texte de plusieurs de ses réponses avec les questions qu'on lui avait posées :
l'« question: An rata sit fidelium adscriptio Confraternitati B. M. V. de Monte Carmelo, quœ fit a sacerdolibus quidem facultatem habentibus, non servata tamen forma in Riluali et Breviario Ordinis Carmelitarum descripta ? — Réponse du 24 août 1844 : Affirmative, dummodo sacerdotes facultatem habentes non deficiant in subslantialibus, nempe in benedict'one et impositione habitus ac in receptione ad Confraternitatem [Decr. auth.^n. 329, ad 3).
2e question : Ulrum hujusmodi formula usurpari solita in actu impositionis scapularium essentialis sit, ut guis scapulare rite accepisse censealur jusque habeat ad indulgentias illud ferentibus concessas ; an vero absque indulgentiarum dispendio possit omitti, prœsertim in morbis aliove urgenti casu ? — Réponse du 18 août 1868 : Tam ad primam quam ad secundam partem proferenda esse verba, quœ sunt substantialia, ad for-
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mam decreli hujus S. Congregationis diei 24 Augusti 1814. A la suite de ces mois, la S. Congrégation reproduit la réponse que nous venons de citer, du 24 août 1844.
11 faut donc, d'après ces décisions de la S. Gonsrégation, prononcer les mots essentiels, c'est-à-dire ceux qui dans la formule prescrite expriment la bénédiction et Vimposition du scapulaire, ainsi que la rece;j/ton dans la confrérie (voyez ci-après, section IV, remarques générales sur les confréries § 8, n" 2, et dans la confrérie de Notre-Dame du Mont-Garmel le décret troisième du 27 avril 1887, ad 2 et 3.) De là vient que de fait on se sert validement des formules différentes approuvées pour la bénédiction du scapulaire du Mont-Carmel ; nous en reproduisons deux dans la troisième partie de cet ouvrage. L'une et l'autre renferment clairement les trois points déclarés essentiels, et l'on peut sans hésiter se servir de la seconde plus courte (approuvée le 24 juillet 1888) aussi bien que de la première. La formule du bréviaire des Carmes à laquelle il est fait allusion dans la première des deux questions ci-dessus, contient plusieurs psaumes qui sont omis dans la formule communiquée aujourd'hui par les Carmes eux-mêmes.
k) Lorsque plusieurs personnes se présentent pour recevoir le scapulaire, on ne récite la formule de bénédiction qu'une seule fois {in plurali numéro) sur tous les scapulaires ; ensuite on en impose un à chaque fidèle en particulier, en répétant pour chacun la formule. Accipe, vir dévote, etc. Ainsi l'indique le formulaire des Carmes: Siplures sint hahitu induendi, preces prxdictie dicantur suis locis in plurali, prœter : Accipe vir devote etc. quod unicuique seorsim dicendwn est ad hahitus imposilionem ; enfin la réception dans la confrérie se fait pour tous ensemble par ces mots : Ego auctoritate..,. recipio vos ad Confraternitatem. etc.
Toutefois d'après une réponse de la S. Congrégation des Indulgences du 5 février 1841, la formule elle-même par laquelle on impose le saint habit, peut être prononcée sur beaucoup de personnes à la fois. En effet, à la question suivante: Utrum in adscribendis fidelibus sodalitati sacri Scapula.'is liceat uti in plurali parva formula : Accipe, vir dévote ? la S. Congrégation répondit: Affirmative juxta prœpositam mbricam in pre^ cibus benedictionis S. Scapularis (Decr. auth., n. 28(î, ad 4.) Il est vrai, la rubrique à laquelle cette réponse fait allusion, ne vAe