VII. — Effets salutaires de l'usage des Indulgences
Rémission des peines temporelles ; puissant moyen de promouvoir le bien en différentes manières.
C'est une vérité de foi proclamée par le concile de Trente (sess. 25) que « l'usage des Indulgences est très salutaire pour le peuple chrétien. » Considérons donc les effets salutaires que les Indulgences produisent en nous.
1. L'effet essentiel et immédiat des Indulgences est, comme nous l'avons déjà vu, la l'émission des peines temporelles.
Chaque fois que nous confessons nos péchés dans l'intention d'en obtenir l'absolution, le prêtre nous impose une pénitence, dont l'accomplissement est nécessaire et suffit pour Tinlégrité du sacrement. Mais le plus souvent cette pénitence n'est pas suffisante pour l'intégrité de la satisfaction dont nous sommes dc'biteurs envers Dieu. Car, depuis surtout que los peines canoniques n'existent plus dans l'Église, il est rare que la pénitence donnée par le confesseur soit, comme le désire cependant le concile de Trente *, proportionnée à la peine méritée et exigée par la justice divine.
Si donc nous voulions nous contenter des œuvres pénitenlielles imposées au confessionnal, ou même de quelques suppléments que notre bonne volonté y ajoutera, il serait à craindre que nous n'eussions à souffrir dans la vie future des châtiments très rigoureux. Qu'a fait l'Église, au nom et par l'autorité do Jésus-Christ? Mère pleine de mansuétude et d'amour, elle nous fait le don merveilleux des Indulgences qui, en épargnant notre infirmité, suppléent à nos pénitences trop légères ou mal accomplies. L'Église nous acquitte ainsi réellement auprès de Dieu '^,
Parme, lom. XV, p. 148). Voyez, partie II. section II de cet ouvrago, Vacle licro'njnc de charité enrichi a un trésor d'Indulgences pour les murt^. Le P. Faber, dans son ouvrage Tout i our Jésus énumère six av.mtages qui nous ••oviptitv I. i> nppliqn'ni les Indulgences aux âmes du purgatoire (chap. II, %^, et chap. IX, §6 et 7).
1 .... .. É.i.ii.jiii s'exprime le saint Concile : « Debent erpjo sacerdotes
Doiniiii, ijuaii uni sjnritus et prudentia sujïgesseril, pro qualilate crinniiuni et pa'nilenliuni tacultale saluiares et convenientes satisfaciioues injungere. ne, si l'ortu percalis conniveant, et iadulîientiiis cuin p < nitenlibiis agani, levissima qu;odam opéra pro gr.ivissiini-; deliclis injuugendo, alienoruin peccaturum participes efliciantur » (sess. XIV. cap. VI M).
2. Luliier avait dit : « Indulgentiœ, his qui veraciter eas consequunlur, non valent ad reinissioncm pœnse pro peccatis actualibus dobilœ apuJ diviuam Justitiam ». Ce qui signifie : « Les Indulgences n'ont aucune valeur pour