PARTIE, 111* SECTION — INDULG. LOCALES
Ces dernières décisions ne paraissent cependant pas s'appliquer à l'autel privilép;-ié local, quand celui-ci est concédé seulement pour deux, trois ou quatre jours par semaine : car, outre que les décrets mentionnés ne parlent que du privilège per'sonnel, les jours auxquels est limité le privilège local, sont ordinairement désignés et fixés. Par suite, lors même qu'on serait libre à d'autres jours de la semaine de dire la messe des morts, c'est ces jours-là qu'on gagnera l'Indulgence de l'autel privilégié, quelle que soit la messe prescrite par la rubrique, pourvu qu'on célèbre en noir chaque fois que cette couleur est permise (Gfr GUERRA, p. lo9).
Voici maintenant la teneur des décrets cités :
Ulrum qui prixilegium habet personale pro quatuor Missis in hebdomadis singulis, debeat cum paramentis colore nigro celebrare diebus non impeditis, ut possil Indulgentiam ptenariam pro animabus defunctorum lucrari ? — S. Congreg. resp. : Affirmative.
Utrum qui célébrât in altari pritilegiato pro singulis diibus, de- | beat semper uti pai^amentis nigris diebus non impeditis, ut Indul- i gentiam privilegii consequantur ? — Resp. : Affirmative [Decr. auih.y \ n. 281, ad 2 et 3 ; on trouve presque les mêmes termes ibid., n. 339, j ad 1 et 2).
Utrum post indultum apostolicum Bmo Ordinario die 10 Maii i860 concessum, quod permittit , ut in omnibus ecclesiis parochialibus diœcesis Andegavensis ter in qualibet hebdomada celebrentur cum cantu Misste de Requia, dum officia ocurrunt ritus duplicis, quibusdam tantum exceptis, applicatio privilegii (se. altaris) fieri possit in hisce tribus Missis taliter cantatis, tamelsi absolute loqucndo extra rubricam cantaUe esse de Requie videri taleant, vel differenda sit dicta applicatio in très aiios dies, in quibus ^Jissa i dicetur juxla rubricam ordinariam et secundum alias prxscripta ♦,; a S. Congrcgationc? — S. Congreg. Indulg. resp. : Affirmative, j| qualcnus non recurrant festa semi duplicia in hebdomada.
Utrum, qui ter ftabct privilegium personale in hebdomada, poss>'t valide, quando in eadem plura inveniuntur festa duplicia, et plura semiduplicia, vel infra, potius eligere ad applicationem pricilegii festa duplicia, quam di [ferre ad srmiduplicia? — Resp. : Ut in se cundo (procèdent i). — Ibid., n. 402, ad 2 et 3.
Mais il est des jours où il n'est pas permis de dire la messe « de Requiem : ce sont les jours empêchés, à savoir, les fêtes du rite double, les dimanches et tous les autres jo'irs auxquels les rubriques défendent de dire la messe en couleur noire ou le déclarent peu convenable (p. ex., lorsque le saint Sacrement est exposé, ou qu'on célèbre quelque solennilé). Or, à ces jours empêchcsy on gagne l'Indulgence de l'autel privilégié tout en
l'autel privilégié. — CONDITIONS POUR GAGNER l'iNDUL. 46o
disant la messe de la férié ou de la fèLe, ou une messe volive, chacune avec la couleur correspondante (Déclarations de la S. Congrégation des Indulgences, des 30 janvier 1760, — 27 novembre 1764 et 11 avril 1864 : Decr. aulh., nn. 218, ad 5 ; 233, ad 2, et 404).
Mais c'est uniquement en ces jours empêchés qu'on est dispense de dire la messe de Requiem : car, d'après une déclaration de la S. Congrégation des Indulgences, le prêtre qui ne célèbre pas en noir le jour où cette couleur est permise, bien qu'il satisfasse en disant la messe du jour à l'obligation qu'il aurait d'appliquer le saint sacrifice à un défunt {Decr. autJi., n. 281, ad 1), ne gagnerait pas l'Indulgence de l'autel privilégié [ihid., n. 291, ad 5).
Nous donnons ici quelques-unes des décisions rendues à ce sujet. L'Évèque de Bergame avait demandé : An Missœ, ut qaudeant privilégia htijusmodi, debeant celebrari de Requie, an sufficiat earum applicatio pro defunctis, cum non possint celebrari de Requie ? La S. Congrégation des Indulgences répondit : Sufficere applicationem, cum nequit celebrari Missa de Requie juxta decretum S. C. Rituum a Ven. Innocentio XI approbatum 4 Maii 1688 {Decr. auth., n. 218, ad 5).
La même Congrégation, à la suite de plusieurs questions, fit en 1771 la déclaration suivante : Sacra Congreqatio Indulgentiis Sacrisque Reliquiis prxposita, die 2 Julii 1669, declaraxit, celebrationem Missarum Sanclorum ritus duplicis rêvera suffragari pro Missis privilegiato altari addictis, quod postea etiam declaratum fuit a S. R. C, die 5 Aprilis 1687, nec non confirmatum anno subsequenti a Ven. Innocentio XI pro Dominicis aliisque diebus prititeqiatis, in quitus defunctorum Missas celebrari retitum sit. Deinde eadem Sacra Congregatio Die 20 Julii I7ij1 declaratit, quod i/is.s.-^, qux celebranlur lempore Officii generaUs pro defunctis, tel in festis Sanclorum ritus duplicis, cel in Dominicis tune occurrentibus, gaudeant privilegio. Et nonobstante clausula « quandocumque sacerdos aliquis Missam defunctorum die... celebracerit », etc., in concessione for tasse apposita, SSmus D. N. Clemens PP. XIV, ex Aiidientia diei 7 Martiï 1771 declaravit : « Constare de privilegio ad formam resolutionum Sacrx Congregationis Indulgentiarum {Rescr. auth., I, n. 300).
Imprimée en 1771, cette déclaration est expédiée depuis lors à tous ceux qui font des questions à ce sujet.
La S. Congrégation des Rites publia à son tour la décision sui-^ vante, î; i2 juillet 1848 : Missa defunctorum seu de Requie omnino dicenda est, quando a rubrica permittitur : nam, jwxta constitutiones Summorum Pontificum Romanorum Alexandri VU, démentis IX et Innocenta XI, Indulgentia altaris privilegiati in duplieibus lucralur per celebrationein Missx officia diei respondentis et
Lnullgexces. — HO