‹ Les Indulgences, leur nature et leur usageChapitre 359 sur 396 · PARTIE, II1« SECTION — TEMPS SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

PARTIE, II1« SECTION — TEMPS SPÉCIAUX

blable pur l'entremise du cardinal archevêque de Cracovie. Cependant, pour jouir de cette faveur, ils devaient concourir aux frais de la guerre contre les Turcs, et donner à cet effet une aumône éiiuivaicnl à la moilié ou au quart de ce que leur aurait coûté le voyage de Rome.

Enfin, Alexandre VI, par une bulle spéciale, étendit le Jubilé de 1500 à tous les chrétiens éloignés de Rome. En conséquence, on pouvait en tous lieux participer à la grande Indulgence jubilaire, mais toujours à la condition pour chaque fidèle de contribuer par une somme déterminée aux frais de la guerre contre les Turcs. Depuis lors on a complètement supprimé cette contribution pécuniaire — les papes, voulant éviter jusqu'à l'ombre même d'une recherche de quelque intérêt temporel, — et la coutume s'est établie que, dans l'année qui suit immédiatement le Jubilé accordé aux fidèles de Rome, le Souverain Pontife l'étend à tout l'univers catholique non pas cependant pour une année tout entière, mais pour une période moins longue.

Se conformant à celte coutume les papes Benoît XIV, en 1751, Pie VI, en 1776, Léon XII, en 1826, accordèrent un Jubilé universel de six mois, aussitôt après la clôture de l'année sainte à Rome ; mais Pie IX, voyant que les circonstances ne permettaient pas le pèlerinage des fidèles au tombeau des Apôtres, publia pour toute la chrétienté et pour l'année entière le Jubilé de 1875.

Il faut remarquer cependant qu'on ne peut pas, parce qu'une bulle publiée à Rome étend au monde entier la grâce d'un Jubilé, en gagner l'Indulgence tout aussitôt. Mais il faut au préalable que l'évêque du lieu où l'on se trouve fasse dans son diocèse la promulgation de la bulle, fixe, s'il y a lieu, l'époque précise du Jubilé, désigne les églises à visiter, et prenne les autres mesures que les circonstances peuvent exiger.

9) Outre ces Jubilés périodiques dont nous venons de parler et qui reviennent tous les vingt-cinq ans, il y a des Jubilés extraordinaires, accordés pour des circonstances ou des événements particuliers, tels que l'avènement d'un nouveau pape, une situation grave intéressant toute la chrétienté ou au moins tout un pays, etc.

Ainsi le pape Pie IV, après avoir réussi, non sans grande peine, à continuer le concile de Trente interrompu depuis huit ans, publia en 1360 un Jubilé universel, pour attirer p^'^ les

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