VIII. — Indulgence pléniére et partielle
D'après la nature des chosos et la pratique de l'Église, les lndul!?ences se divisent en deux espèces, savoir : l'Indulcence pléniére ou générale et Vlnd\i\ç[ence ])arti'elle ou limitée (voyez note 3, p. 39, les paroles de saint Thomas, et le passage de la bulle du pape Ciéînent VI, p. 30).
L'Indulgence pléniére est ainsi nommée parce qu'elle remet toute la peine temporelle que méritaient les péchés dont on a reçu l'absolution '. Supposé donc une personne assez heureuse pour la gagner en entier, et en recevoir une application parfaite, elle sera comme l'adulte qui sort des fonts baptismaux ; et, mourant dans cet état fortuné, elle montera droit au ciel, sans passer par le feu du purgatoire. — Parmi les Indulgences plénières, la principale et la plus solennelle est celle
4. Par rindulgence pléniére, l'EglUe a. l'inteniion de remettre tontes les peines temporelles ((ue nous devons J la justice divine pour les péclus déjà pardonnes, abstraction faite des pénitences que le confesseur a imposées ou pourra imposer encore.
Passeri'iiis cependant, en parlant de la clause « rfe injunctis pœnitentiis » employée principalement dans les anciens induits, dit L}u'elle signilie « de pœnitentiis injunctis sive a Deo, sive (ib Ecclesia per canones pœnitentiales vel confessarios ». Le mot souvent ajouté « et injungoidis » se rapporterait. alors aux pénitences qui seraient encore à imposer au pécheur réconcilié. Car lEgiise croyait toujours gu"une Indulgeiice gagnée remplaçait pour le chrétien, en totalité ou i^n partie, les pénitences qui, sans C:-la,"devaient lui être impostes d'après les anciens canons pénitent iaux ou par le confesseur. Depuis Grégoire XIII, ou même depuis son jirédécesseur Pie \', ces mots « et in } ungendis » furent avantageusement remplacés par les mots suivants : « vel ali'xs qnomndo'ibet debiti^ pœniteiitiis ». Le P. Lainez, Disp. Trid., éd. Grisar. IL 1'2G, dans un votum très intéressant, se prononce contre cette clause « df injunctis pœnitentiis », parce qu'elle donne plus facilement lieu à des malentendus.