‹ Les Indulgences, leur nature et leur usageChapitre 54 sur 396 · X. LA SATISFACT. PERSONNEL. ET LES CONDIT. D'INbULG · texte numérisé non relu

X. LA SATISFACT. PERSONNEL. ET LES CONDIT. D'INbULG

€ s'ils ont réellement recueilli le fruit de l'Indulgence, celte incer- « titude est, pour la plupart d'entre eux, un stimulant qui les « pousse à pratiquer des bonnes œuvres et à rendre ainsi plus fer- « me et plus sûr l'espoir qu'ils ont de participer au trésor des In- « dulgences. En ou ti'e, l'accomplissement des œuvres prescrites pour « gatrner l'Indulgence donne un nouvel essor à la piété, et, comme « l'expérience de tous les jours le montre, fait contracter des ha- « bitudes de verlu, qui rendent plus facile l'accomplissement « des autres devoirs de la vie chrétienne ». — Le même pape, dans sa bulle Apostolica du 26 juin 1749, où il proclama le grand jubilé de l'an 1750, exhorte (§ 28) les fidèles à porter de dignes fruits de pénitence, et à ajouter aux œuvres prescrites d'autres pratiques pieuses, conformes à l'esprit et aux vœux de l'Église, et auxquelles d'ailleurs le chrétien vraiment pénitent se sent naturellement porté.

Tel était le sentiment de cet illustre Pontife. 11 était entièrement partagé par le célèbre P. Théodore a Spiritu Sancto, cet auteur si souvent loué par Benoit XIV comme un homme très entendu dans ces matières, qui fut consnlteurde la S. Congrégation des Indulgences, et qui a dédié au même pape son grand ouvrage classique sur les Indulgences. Dans ce traité de Indulg. (p. I, cap. viii, art. 3, p. 277 et sq ; cf. part. I, cap. ix, art. 1, p. 288), il dit : Ad acquirendas Indulgentias (prœter graiiam etcharitalein) non exigilur necessario satisfaciendi studhun aiU conqrua satufactio, ut volunt Cajelanus {in Tract. X de Siiscipientib. Indulg. quaest. 1) et recentiores. . . Nam (respoyidemus) ea verba [plenain vel septem annorum remissionem concedimus vere pœnitentibus) non significare affectum satisfaciendi Dec per opéra pœnalia, cum exclusione satisfactionis nlienx applicandœ ex Ecclesiœ thesauro, sed potissimum odium. . . contra anteactœ vitœ excessus, quo quis serio proponit, se ad eos de cœlero minime rediliirum. « Dicitur quis vere pœnitens {inquit Natarrus.Cajelani sententix patronus (ijinNotab. 17, n. 9), cum omiiia et singula peccata lethalia ita... displicuerint, quod ob nullum bonum quœrendum malumque vitandum eadenuoadmiltereproponat ». llupismodi autem odium coincidit cum teracordis contritione, qnœ, quum inrohat propositum compensandi injurias Deo irrogatas zelpropriis operibus pœnalibus,tel alienis satisfactionibiis, sufficiens est ex propria tirtu'e, ut ea mediante habeatur dispositio ad e/fectum Indulgentiœ comparandum : quamobrem in antiquis concessionibus habebalur mentio de contritis... {non vero de vere satisfacientibus propriis operibus pœnalibus, vel dictse satisfactionis propositum habentibus)... Quod profecto demonstrat, ex parle subjecti posci necessario contritionem, seu slatum gratix et charitatis ad percipiendum Indulgentiarum fructum, non vero studium satisfaciendi... necessario desiderari : idque notavit D. Thomas in Quodiib. H, qu. 8, art. 16 .• « Charitas recipientis, inquit, designatur in hoc quod dicitur : omnibus vere pœnitentibus et confessis ; non dicit : et satisfacientibus, quia Indulgentia non excusât acontri-

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