‹ Les Indulgences, leur nature et leur usageChapitre 60 sur 396 · XI. OUVRAGES DE LA S. C. DES INDULG. : 2» DECRET. AIJTH · texte numérisé non relu

XI. OUVRAGES DE LA S. C. DES INDULG. : 2» DECRET. AIJTH

nis Indidg., etc., ah anno 1668 ad annum 1861. Un appendice contenaiten outre cinquante-cinq somirniros d'Indulgences accordées à des ordres religieux, à des confréries, à différentes églises, etc. A ces Résolutions on ajouta, en 1876, un supplément, qui contient les décisions données de 1862 à 1873. Cet ouvrage, avec ses suppléments, a été déclaré authentique par la S. Congrégation, et servit de basa à quelques ouvrages du mémo genre, qui parurent bientôt après. Tels [uveni : ResohUiones authenticœ. S. Gong. Indulg., par Falise (Lovanii, Fontoyn, 1862) et la Collection des décrets authentiques des Sacrées Congrégations romaines ; — S. Congrégation des Indulgences, par Barbier dexMontault (Paris, Repos, 1868). Quel que fût le mérite de ces travaux, et surtout de l'ouvrage de Prinzivalli, le besoin se fît néanmoins sentir, surtout après l'édition officielle de la Raccolta, d'avoir égulement un recueil officiel des décrets. Il parut en effet en l'année 1883, par ordre de Sa Sainteté le Pape Léon XIII, et ce fut la Congrégation des Indulgences elle-même qui le publia '. Ce recueil est de la plus haute importance : car, selon le décret qui lui sert d'introduction, tous les actes de cet ouvrage ont été pris immédiatement dans les archives de la S. Congrégation, et révisés exactement par le secrétariat. Le Saint- Père', en vertu de son autorité suprême, l'approuva le 19 août 1882, et ordonna à tous les fidèles de le regarder comme authentique. . , .

Il contient quatre cent cinquante-quatre déclarations et décisions sur toutes les questions relatives aux Indulgences et aux reliques, qui ont été adressées à la Congrégation de toutes les parties du monde, dans l'espace de plus de deux cents ans. Le supplément de l'ouvrage renferme une série de documents les plus importants, qui sont souvent cités dans les décrets euxmêiyjes. — Comme on le pense bien, c'est surtout ce recueil de décrets qui nous a fourni le fond de notre enseignement, et nous y renvoyons le lecteur dans presque toutes les parties de notre ouvrage.

Comme complément de ces deux ouvrages officiels, nous ajoutons un autre travail privé du P. Schneider: Rescripta authentica Sacrœ

1. Le P. Joseph Schneider, S. J-, prêta un concours actif à la composition de cet imporlanl ouvrage: et, ea récompense de ses services, i fut nommé par le Saint-Père consiilteur delà S. Congrégation des Indulgences et des reliques.

g/l 1" PART. — ENSEIGNEMENT CAïUOt. SUR LES INDULGENCES

Congregaliom's rnduh]., necnon Snmmaria Indulgent ianim, quai coUègit et cum origiiiulibus in archivio S. Congreg. Indulg. as>ierïo/ts (•o?</«//7JosEiMiLs Schneider. S. J. sacerdos, S. Congreg. Indul. et SS Reliq. Consultor; Halisbonae, l'uslct, 1885. — Nous avons vu plus haut (p. 89) la dinérenct? qui existe entre les déciets elles rescrits. Le P. Schneider, en prêtant son concours au recueil des décrets autlienliqucs, s'aperçut qu'il fallait exclure de ce volume une foule de documents authentiques, soit parce qu'ils contienni nt de simples concessions d'Indulgences et faveurs spirituelles, soit parce qu'ils résolvent des doutes relatifs uniquement à des personnes, des lieux et des cas particuliers. Il lui parut cependant qu'un recueil de ces concessions et i-escrils pouvait être utile, parce que, d'une part, l'application des décrets générau.x à des cas particuliers en fait connaître davantage le sens et la portée, e(, de l'autre, qu'un pareil travail montrait aussi dans un plus grand jour la pratique de la Congrégation pendant une si longue série d'années. Dans une seconde partie de ce recueil, l'auteur voulut, à l'exemple de Prinzivalli, ajouter le plus grand nombre possible de sommaires authentiques d'Indulgences accordées aux objets de dévotion, aux églises, aux ordres religieux, aux confréries et aux associations pieuses. Le zélé religieux n'eut pas le temps d'achever lui-même son ouvrage: mais ci sa mort son travail était si bien préparé et l'impression en était déjà si avancée, qu'on put le publier peu de temps après comme son œuvre posthume. La première partie renferme quatre cent cinquante et un rescrits authentiques de la plus grande variété ; la seconde donne quatre-vingt-un sommaires d'Indulgences, par conséquent trente déplus que Prinzivalli; quinze d'entre eux, qui se trouvent également dans le dit auteur, sont ou augmentés, ou mieux coordonnés et nouvellement approuvés. L'authenticité de tous ces rescrits et sommaires est attestée par la S. Congrégation des Indulgences. Des trois tables qui se trouvent à la fin de l'ouvrage, deux servent pour les rescrits, et l'autre {Conspectusprxcipuarum rerum, etc.) renvoie en même temps aux numéros du volume des décrets, où la même matière est traitée. — Cet ouvrage nous a été aussi d'un grand secours, surtout la seconde partie : nous la citons souvent pour les diflérents catalogues d'Indulgences que renferme notre livre.

Xll. — Règles générales pour l'explication des concessions d'Indulgences.

Pour mieux comprendre les différentes concessions d'Indulgences, il faut remarquer principalement ce qui suit :

1° Lorsque les brefs, induits, etc., marquent une Indulgence 'plcnicre à gagner à toutes les fêles de Notre-Sefgneur, il faut entendre seulement les fêles de Noël, de la Circoncision, de l'Epiphanie, de Pâques, de l'Ascension et du T. Saint Sacrement. Et

Xll. RÈGLES GÉNÉR. POUR l'eXPLIC. DES C0NCE9S. d'iNDULG. 95

quand ces concessions parlent d'une Indulgence par^^e^fe à obtenir aux autres fêtes de Notre-Seigneur, elles ne s'appliquent qu'aux fêtes moins solennelles de Notre-Seigneur, qui sont célébrées par l'Église universelle. — De même, lorsqu'une Indulgence plénière est à gagner à toutes les fêtes de la T. S. Vierge, elle n'est donnée que pour les fêles principales : l'Immaculée Conception, la Nativité, l'Annonciation, la Purification, l'Assomption ; et lorsqu'il s'agit d'une Indulgence partielle à gagner aux autres fêtes de la sainte Vierge, il faut le comprendre seulement des fêtes de Notre-Dame célébrées universellement par l'Eglise. — Enfin, lorsque de? Indub'ences sont attachées aux fêtes des Apôtres^ qu'elles soient plénières ou partielles, on ne peut les gagner qu'aux fêtes principales (m natalitiis), et non point aux fêtes secondaires, comme la Chaire de saint Pierre, la Conversion de saint Paul, saint Pierre aux liens, saint Jean devant la Porte-Latine, etc. (décision du 18 septembre 1862 : Decr. auth.^ n. 392, et introduction delà Raccolta, p. xxviii). Lorsque les fêtes des saints Evangélistes ne sont pas expressément nommées dans les concessions d'Indulgences, elles ne comptent pas parmi les fêtes des Apôtres. Cfr Rescr. auth.^ Summar., n. 77 (4), 40 (19), 49 (II). — Selon le martyrologe romain, le 29 juin est la fête propre [aies natalis) de saint Paul, aussi bien que de saint Pierre.

2° Lorsqu'il est dit dans un bref d'Indulgence : in forma Ecclesise consueta, ces mots, selon Lavorius [Tractatus de Jubilœo et de Indulg., part. II, cap. xiv) et Theod. a Sp. S. (part. I, p. 284), ne signifient pas autre chose, sinon que les Indulgences sont accordées aux fidèles véritablement contrits qui ont déjà obtenu le pardon de leurs péchés, vere pœnitentibus seu vere contrit is.

3° Pour la signification de ces mots : corde saltem contrito, au moins d'un cœur contrit, voir p. 67.

4° Lorsque, dans une concession, il est dit qu'une Indulgence est accordée une fois par mois ou une fois par an à ceux qui font telle ou telle prière, telle ou telle pratique de piété, durant tout le mois ou durant toute l'année, il faut, pour gagner l'Indulgence, avoir réellement rempli ces conditions pendant un mois, ou pendant une année. L'intention seule ou la bonne volonté qu'on aurait eue de les remplir ne suffirait pas. Cependant il n'est pas nécessaire de commencera remplir les

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conditions à partir du premier jour d'un mois, ou du premier janvier d'une année ; il suffit, lorsqu'un mois déterminé n'est pas indiqué, p. ex., le mois de mai, de juin, de septembre, qu'on remplisse pendant trente jours consécutifs, ou pendant douze mois consécutifs, les pratiques prescrites. — Lorsque, au lieu d'une fois par m(jis, il est dit : -^4 un dimanche du mois ou à deux dimanches du mois, chacun peut choisir le dimanche qui lai convient, mais il n'est pas libre de gagner l'Indulgence un autre jour de la Si.maine.

5" Pour satisfaire aux conditions prr.scrites par des expressions comme celles-ci : Lorsqu'on a fait celle prière souvent dans la vie ; ou bien : Celui qui convertit des pécheurs, réconcilie des ennemis, ou encore : Celui qui favyi'ise une bonne œuvre, etc., il faut qu'on puisse affirmer raisonnablement que la prière a été faite souvent ou que l'on a procuré réellemout la réconciliation, la conversion, etc.

6° Lorsqu'il est dit qu'une Indulgence peut être gagnée chaque fois, loties quoties, cela veut dire qu'on peut la gagner autant de fois que l'on répète la prière ou l'œuvre dont il s'agit ; au contraire, s'il est dit que l'Indulgence peut être gagnée une fois par jour^ cela signifie qu'on ne peut la gagner qu'une seule fois en un jour, lors même qu'on répéterait plusieurs fois la bonne œuvre ou la prière indulgenciée.

7° Lorsque dans une concession l'on ne trouve pas quelqu'une de ces expressions : une fois, chaque fois, autant defois, etc., mais qu'il y est dit simplement : « Ceux qui font telle ou telle prière, ou telle ou telle œuvre », on peut, en règle générale, quand il s'agit d'Indulgences partielles, les gagner autant de fois par jour que l'on fait la prière ou l'œuvre en question. Cette règle est d'autant plus sûre, que l'on voit la nouvelle iîacco/fa signaler exactement la restriction une fois [ arjour, toutes les fois qu'elle a été faite dans la concession de l'Indulgence.

8° L'Indulgence plénière appelée quotidienne dans certains rescrits et accordée pour toujoui's ou pour un temps à ceux qui visitent une église ou une chapelle publique, peul ise gagner à n'importe (jucl jour de l'année, mais seuloineni une fois l'an, à moins (|uele décret, bref ou rescrit de concession ne porte expressément que l'Indulgence peut èlrc gagnée chaque jour par tout fidèle (déclaration de Pie IX, en date du 15 mai 1852 : Dccr. anth., n. 3oG). — Voyez plus haut (p. H8)coqiic nous avons

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