TRAITEMENT
Jusqu’à ces dernières années, on peut dire que le traitement des indurations plastiques des corps caverneux était à peu près illusoire, et dans la plupart des observations on ne relève aucune mention thérapeutique.
La Peyronie écrivait en 1743 : « C’est inutilement que j’ai employé les émollients et les résolutifs de toutes les espèces. Le seul qui ait quelquefois, mais très rarement procuré quelque soulagement, c'est le mercure surtout : en frictions » ; mais cependant il ajoute un peu plus loin : « Sice que j’ai déjà observé dans trois occasions | se trouve confirmé par une suite d'observations, j’ailieu de croire que les eaux de Barèges sont peut-être le véritable spécifique de ces duretés. » 4
Malheureusement cette observation de La Peyronie ne fut pas confirmée comme il l’espérait, et Ricord cité par M. Tuffier disait : « J’ai tenté tous les topiques et toutes les eaux, je n’ai jamais obtenu d'amélioration. »
Boyer et Galligo avaient obtenu quelques succès thé-
Zislin : | 4
LM) ES rapeutiques à la suite de l'administration prolongée de préparations merceurielles et iodées.
Il est vraisemblable qu'il s'agissait dans ces cas, d’in-
durations chez des syphilitiques ; mais même lorsqu'on
est en droit d’incriminer fermement Ja syphilis ou seu-
lement de la soupçonner, le traitement spécifique le plus ntensif et le mieux conduit restera presque toujours sans effet. La médication ne peut agir que sur les lésions encore en évolution, mais elle reste fatalement sans effets lorsque la sclérose est complète et définitive.
I1 sera néanmoins indiqué de tenter toujours chez un syphilitique porteur de nodus fibreux de la verge un traitement mixte énergique qui sera supprimé si au bout de quelques semaines on ne constate aucune amélioration.
De même chez un goutteux ou chez un diabétique, le premier traitement à préconiser serait celui de la diathèse, et, à ce propos Kirby prétendait que la lésion locale disparaissait avec Île rétablissement de la santé générale. Cette opinion n’a été confirmée par aucun autre auteur: cependant Pousson, dans une observation à laquelle nous avons déjà fait allusion dans un autre