CH« - CH =CH« CH = CH . CH« CHO
U^VCH»
Héliotropine.
L'oxydation s'efiectue soit au moyen du bichromate de potasse et de l'acide sulfiirique , soit au moyen du permanganate de potasse.
^*) Moniteur scient, , 1899, p. i58.
L'hëiiotropine n*est employée cfaen parfumerie, oii elle est souvent mélangée à la vanilline.
Comme la vanilline, elle est l'objet dune fabrication industrielle assez importante, et se trouve actuellement à un prix des plus abordables, grâce aux perfectionnements introduits dans sa préparation.
GËTONES. — La nature est assez prodigue en cétones ayant de l'odeur, mais à part l'irone et la jasmone, il ne semble pas que la parfumerie ait jeté son dévolu sur d'autres cétones présentes dans les huiles essentielles. On ne peut, en effet, compter comme parfums les composés C^^H^^O, comme le camphre, lafenone, la thuyone ou tonacétone^ la pulégone pas plus que la carvom C'^H^^O, bien quelle soit employée dans la fabrication de la liqueur de kummel. La menthone G^^H^^O qui se rencontre dans les essences de menthe et qu'on peut préparer en oxydant le menthol, bien que son odeur ressemble à celle de l'alcool correspondant, n'est pas plus recherchée que les autres cétones naturelles que nous venons de citer.
Outre ces composés, qui appartiennent à la série hydrocyclique, on rencontre dans certaines huiles essentielles des cétones aliphatiques comme la dimithylcétone CH^.CO— CH^ ou acétone ordinaire, la tnéthylamylcétone CH^.CO.C^H^^ qui existe dans l'essence de girofle, la méthylnonylcéUme CH^.CO.C^H^^ qui fait partie constituante de l'essence de rue, et la méthylhepténone , seule cétone non saturée qu'on ait trouvée dans les essences. p„.
La méthylhepténone /C = CH . CH^ . CH^ . COCH' a , en effet , été isolée des essences
de citrpnelle, de linaloe et de lemon grass, et semble être un produit de dédoublement au sein de la plante, ou au cours de la préparation des huiles essentielles , du geraniol, du linalool ou du citral qu'elles contiennent. On peut, en effet, obtenir cette cétone en traitant le citral par de la potasse caustique, ou synthétiquement en soumettant l'acétylacétone sodé à l'action du bromure d'amylène et saponifiant. La méthylhepténone est un Uquide incolore, mobile et possédant une odeur pénétrante rappelant celle de l'acétate d'amyle. Elle bout deiyoàiyi degrés.
Avant de quitter les cétones de la série grasse, nous devons encore mentionner la présence dans les huiles essentielles de girofle, de carvi, de sabine et de vétivert d'une dicétone qui n'est autre que le diacétyle CH^ . CO . CO . CH'.
Au nombre des cétones appartenant à la série aromatique , nous devons mentionner la cétone anisique
CffO - C^H* - CH^ CO . Cff 1 . 4 .
qui existe dans les essences d'anis et de fenouil. C'est la seule combinaison de ce genre qu'on ait rencontrée dans les huiles essentielles.
Des cétones aromatiques peuvent d'ailleurs se préparer facilement par la méthode de Friedel et Crafts qui consiste à traiter la benzine ou ses homologues par des chlorures acides en présence du chlorure d'aluminium. Parmi les cétones ainsi obtenues en vue
delà préparation d'alcools cétoniques, qui doivent posséder des propriétés odorantes, nous citerons lacétyle, le propionyle, le butyryle, Tisobutyrylecymène.
On sait, d'autre part que Yacétophénone C^H^.COGH^, premier terme de la série de ces cétones, malgré une odeur pénétrante, a reçu quelques applications dans la parfumerie.
A l'heure actuelle les cétones qui ont le plus de succès en parfumerie sont sans contredit l'irone et l'ionone son isomère.
Irone C^^H^^O. — Principe odorant de l'iris que MM. Tiemann et de Laire ont extrait de l'essence en 1886. Les différentes opérations qu'a nécessité l'isolement de l'irone des divers composés (acides oléique et myristique ainsi que leurs éthers méthyliques, aldéhyde oléique, etc.) auxquels elle est mélangée dans l'essence concrète d'iris sont trop longues et trop minutieuses pour être décrites dans ce chapitre; nous renvoyons donc le lecteur à la description du brevet n*" 33968/1, pris par M. Tiemann, et aux mémoires originaux publiés par MM. Tiemann et de Laire dans le BuUetin de la Société chimique de Paris. Une étude sommaire de l'irone se trouve également dans le petit traité des parfums artificiels de M. Gharabot. L'irone pure est un liquide bouillant à là à degrés sous 16 millimètres; sa densité à 30"^= 0.989 et son pouvoir rotatoire ajj = + /io° pour une colonne de 100 millimètres. L'étude de l'irone a conduit M. Tiemann à en tenter la synthèse, mais au lieu d'obtenir cette cétone il a réussi à préparer un produit isomère qui, s'il ne possède pas exactement toutes les qualités de l'irone, n'en a pas moins une odeur de violettes très agréable et très prononcée.
lonone C^^H^. — La synthèse de cet isomère de l'irone a été effectuée par MM. Tiemann et Kruger, au moyen du citral et de l'acétone. Elle se fait en deux opérations.
Préparations de la pseudoionone. — Parties égales d'acétone et de citral bouillant
à 398-339 degrés sous la pression normale, sont agitées pendant trois jours d'une
façon continue, avec de l'eau de baryte saturée à froid. La condensation s'opère suivant
l'équation
CH\ J>C = CH . CH2-CH2-C(GH3) = CH . CHO + Cff-CO-GH'