OH OH
.jOO
SO*HVsy\ySO»H
dioxynaphtaline disulfonée 1.8.3.6 que l'on obtint pour la première fois en fondant avec un alcali à environ 180-190 degrés l'oxynaphtaline trisulfonéc 1.8.3.6 (ou son anhydride, connu sous ie nom de Naphtaline sulfone disulfonée), et qui a reçu de nombreuses applications dans la fabrication des colorants azoïques.
La recherche des substances ayant à la fois la fonction amidée et la fonction phénolique a été également fructueuse, car on compte, depuis 1889, neuf amidooxynaphtalines, une diamidooxynaphtaline et une amidodioxynaphtaline nouvelles; mais c'est surtout les produits de sulfonation de ces derniers qui ont été l'objet des découvertes les plus importantes et les plus nombreuses; on compte en effet environ trente amidooxynaphtalines monosulfonées et environ vingt-cinq amidooxynaphtalines disuifonées nouvelles dont quelques-unes d'un intérêt tout particulier telles que :
L*aniidonaphtolmonosulfo H qui a pour constitution
OH AxH« OH AïH*
l^ylJsO»H SO'hIsJJ
et qu*0Q obtient en traitant par un acide étendu à environ lao degrés la diamido 1.8.&
naphtaline nionosulfonée.
L acide S ou amido 1 oxy 8 naphtaline monosulfooée (â) qui correspond à la dioxynaphtaline
nonosulfonée S signalée plus haut.
L'amido (3) naphtol (3) monosuifo (6) connu sous le nom d*amidonaphtolsulfo R , car il dérive
du sel R ou |3naphtol disulfo (â.3.6).
L*amidonaphtol monosuifo 7 ou G qui est Tamido (a) naphtol (8) suifo (6).
Parmi les amidonaphtols disulfonés, il faut citer :
Lamidonaphtol disulfoné 7 ou i.â.6.8.
L*amidonaphtol disulfoné L ou 1.8.4.5.
L'amidoDapbtoi disulfonë D ayant ses groupes amido et oxy en i et 8; el surtont lamidonaphlol disiilfoné 1.8.3.6. ou acide H.
OH AiH'
SO»H^^ A^sœH
Ce corps, dont la constitution est roprésent(?e par le schéma ci-dessus, est doué de propriétés particulièrement intéressantes; il possède les places para et ortho libres par rapport à son groupe OH et par rapport à son groupe AzH^ il est donc particulièrement apte à former des combinaisons azoïques en fixant soit une, soit deux molécules de diazoîque; si on remarque que l'une des fixations se fait en milieu alcalin (du côté du groupe OH) et l'autre en milieu acide (du côté de l'AzH^), on voit que Ion peut à volonté diriger la réaction et copuler sur l'acide H deux molécules de diazos différents; les résultats obtenus varient naturellement suivant l'ordre dans lequel sont effectuées les deux copulations successives et on a par exemple deux corps isomères très distincts on employant le diazo de p. sulfanilique et le diazo de p. nitraniline, comme le montrent les
deux schémas suivants :
OH AzH* I,) SO»H<^^-Az=Az-/V^Az=A£-<^ J>AzO»
so»h!,^J1^o»h
OH AzH' {.{) kzO*( ^Az=Azf^^YVAz=Az<( NSO^H
SO*fli^Jl^-SO^H
D'autre part dans l'acide H le groupe AzH^ peut être diazoté et copule à la façon habituelle; on voit donc que cet acide H se prête à une foule de combinaisons parmi lesquelles il est facile de choisir celles qui présentent un intérêt industriel. Cet exemple, pris enlre beaucoup d'autres, montre l'importance qui s'attache à la recherche des matières premières et nous aurons souvent l'occasion de rencontrer ce corps parmi les constituants des azoïques nouveaux; nous indiquerons alors le milieu dans lequel se font les réactions génératrices, puisque cela a une importance capitale au point de vue de la constitution des colorants obtenus. L'acide H se prépare soit en chauffant h 130 degrés environ avec un acide étendu la diamido i.8 naphtaline disulfonée 3.0 (décembre 1890), soit en fondant avec un alcali à 180-190 degrés la 1. amidonaphtalinetrisulfonée 8.3.6. (août 1890) ou son produit d'anhydrisation 1.8. naphtalinesulfame 3.6 disulfonée qui a pour formule
SO»-HAz
sœnl^^Jl^o'H
Quant h l'amidonaphtol trisulfoné 1.8. s. 4.6, aux trois diamidonaphtols trisulfonés et aux quatre amidodioxynaphtalinesmono ou disulfonées, découvertes également depuis 1S89, ^'^ "^ paraissent pas avoir trouvé jusqu'ici d'emploi important.
A côté de ces matières premières nouvelles, il faut mentionner celles qui ont été découvertes dans la série des aldéhydes aromatiques; on sait que ces substances ont une importance capitale dans la fabrication des colorants du triphémylméthane. Depuis que l'on connaît la remarquable solidité aux alcalis de ceux de ces colorants qui ont un groupe SO^H en ortho du carbone central, on a fait de nombreux efforts pour réaliser les aldéhydes orthosulfonées, et parmi les produits nouveaux obtenus dans cette voie, il faut signaler :
La benzaldéhyde orthosulfonée (COH i , SO'H a). [D. R. P. 8895^ (Geigy).]
La benzaldéhyde orthosulfonée m. amidée (COH 1 ; — AzH* 3; — SO'H 6). f D. R. P. 992 9 3
(Saint-Denis).] La benzaldéhyde ortho et paradi8alfonée(i.a.&.). [Geigy.] La benzaldâiyde disuJfonée (i.a.5.). [Geigy.]
et les benzaldéhydes chlorées qui servent généralement à la préparation des précédentes au moyen de la réaction de Strecker qui consiste à remplacer Tatome do Cl du noyau par un groupe sulfo sous l'influence du sulfite de soude :
A signaler également les tentatives faites en vue de l'obtention d'aldéhydes oxynaphtoïques sulfonées ou non par application de la réaction de Reimer-Tiemann : action du chloroforme et de la soude sur les naphtols sulfonés ou non.
Il reste enfin à citer, non pas la découverte d'un produit nouveau, mais la mise au point industriel d'une méthode d'oxydation nouvelle de la naphtaline en vue de la fabrication de l'anhydride phtalique. Depuis que le procédé de synthèse de Heumann pour la fabrication de l'indigo est devenu entre les mains de la Badische Aniline und Soda Fahrik, une réalité industrielle, l'anhydride phtalique a acquis une importance considérable. Aussi cette maison produit cet anhydride en même temps que des acides sulfophtaliques en chauffant, à des températures qui dépassent 3oo degrés, delà naphtaline avec de l'acide sulfurique et du sulfate de mercure jusqu'à ce que le résidu soit épaissi et devenu sec. On peut aussi employer les dérivés sulfonés de la naphtaline, Va et le j8 naphtol, l'a et le /S naphtylamine, l'anthracène, le phénanthrène, etc. Dans les conditions de l'expérience, l'acide sulfurique concentré ou fumant agit comme oxydant en donnant de l'acide carbonique et de l'anhydride sulfureux, ce dernier rentrant dans la fabrication de l'acide sulfurique par la méthode de contact dont il a été question à propos delà grande industrie chimique. (Brevet français n° 969766 du 16 septembre 1896).
IL CORPS NITRÉS.
On sait depuis longtemps que la présence de un ou plusieurs groupes nitro (AzO^) dans une molécule aromatique relativement simple lui donne souvent de l'affinité pour les fibres animales et en fait de véritables colorants; la plupart d'entre eux donnent des
nuances jaunes, comme par exemple Tacide picrique , iliexanitrodiphényiamine (jaune empereur ou aurantia), le dinitro anaphtol fi.ù.i (jaune de Mariius), le dinitro anaphlolsulfo (OH 1 ; — N02 3 et A; SO^H 7) ou jaune naphtol S, etc.
A ces substances, il faut ajouter les jaunes Mikado qui dérivent du dinitrostilbène disulfoné, obtenu par condensation au moyen de la soude de deux molécules de p.