‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 33 sur 160 · CA9|T · texte numérisé non relu

CA9|T

nitrotolu^neosulfoné ^^()s/ Nq^» (Brevet français 2 96635 [Hepp].)

CH=CH

AfO» AzO*

Cps substances teignent le coton en nuances jaunes , solides à la lumière.

On range également dans cette catégorie le rouge de nitrosamine, obtenu en traitant par de la soude concentrée le diazo de p. nitraniline ; cette substance teint la soie en jaune, mais elle est surtout employée pour l'obtention du rouge de paranitraniline et de jS naphtol formé sur la fibre coton , car en présence d acide minéral et d une trace d'acide nitreux elle se transforme en diazo de p. nitraniline; elle peut donc être considérée dans la pratique comme une forme stable et transportable de ce diazo. (Brevet français âSAoâg [Badische].) On donne au rouge de nitrosamine lune ou l'autre des formules suivantes :

AzO«<^~^-Az-AzO OU

AzO«(^ )>-Az=Az(ONa).

ni. COLORANTS AZOÏQUES.

Les premiers colorants de cette série datent de 1867 environ; c'étaient à celte épocpie des substances qui teignaient le coton mordancé au tannin (bruns de phénylène ou Vésuvine) et qui prenaient naissance par l'action de l'acide nitreux sur les méladiamines aromatiques dérivées du benzène.

Le mécanisme de leur formation resta ignoré pendant quelques années, et ce n'est guère que vers 1876 que les matières colorantes azoïques se multiplièrent par suite des remarquables recherches faites simultanément en France et en Allemagne, et que cette série prit une importance qui n'a fait qu'augmenter jusqu'à maintenant; actuellement les matières colorantes azoïques font à elles seules l'objet de transactions au moins aussi importantes que tous les autres colorants réunis. En 1876, un chimiste français, M. Z. Roussin, pharmacien au Val-de-Grâce, constata que les aminés aromatiques sulfonées, ou non, mises en présence d'acide nitreux donnent des combinaisons, dites diazoiqueê, qui peuvent à leur tour réagir sur des complexes aromatiques présentant un groupemement OH ou un groupement AzH^ en donnant naissance à des matières

colorantes, solubles dans Teau pour la plupart et teignant les fibres animales en nuances généralement très vives et variant du jaune au rouge. Cette découverte est la base de l'industrie des colorants azoïques ; les réactions dont il vient d'être question ont lieu d'après les équations suivantes :

R.AxH^ Acu^d^ivia, R A^wOH) "^'"' Z\ R-Az=AzR'(OH ou Azm.

niti^QX \ / amine ou phénol \ /

La première qui s'appelle la diazotation s'applique à tous les composés aromatiques ayant un groupe AzH^ (amido) libre sur le noyau aromatique, et la seconde, la copulation, s'applique à la majorité des substances aromatiques hydroxylées ou amidées. Par exemple siTamine est l'acide p. sulfanilique et le second terme le /3 napbtol, on obtient le colorant suivant :

OH So»H<^^ y-^^=^^<r~y orangé nMI.

Ces deux réactions très simples sont extrêmement générales et s'effectuent toujours avec de bons rendements; on comprend dès lors tout l'intérêt qu'il y a à rechercher des matières premières nouvelles amidées ou hydroxylées , puisque la possession de l'une d'elles assure la possession de toute une série de colorants nouveaux; en raison même de cette simplicité de réaction, nous désignerons dans la suite les colorants azoïques que nous aurons à mentionner, en indiquant en premier lieu Famine, qui est diazotée, et en second lieu l'aminé ou le phénol qui concourent à leur formation.

La quantité presque illimitée des combinaisons azoïques possibles nécessite une classification de ces substances; nous prendrons comme base de cette classification le nombre de groupements — Az=Az— que contient la molécule colorante , nombre qui , en pratique, va jusqu'à quatre et nous allons, en suivant l'ordre de complexité croissante, signaler ceux de ces produits qui ont reçu depuis 1889 ^^^ applications industrielles.

Bien que les colorants azoxy et diazoamidés ne renferment qu'un groupe —Az=Az— , nous les étudierons dans des chapitres à part et leur conserverons les noms qu'ils

Az— Az

tiennent des groupements \/ et Az=Az AzH qui les caractérisent.

A. Colorants azoxy et analogues.

Az— Az Parmi- ces colorants qui sont caractérisés par le groupe \/ et dont le représentant le plus ancien est la curcumine ou jaune soleil, nous rangeons les composés nouveaux suivants :

Le jaune direct ou dinitrosostilbènedisulfonate de soude obtenu en faisant agir une

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solution concentrée de soude caustique pendant deux à trois heures, à 6 0-8 5 degrés, sur du paranitrotoluènesulfonate de soude. (Brevet français, n** ââ6635 [Hepp].)

' CH=CH

NaœS-/\j^N-SO^Na

vo

Al— Az

V orangé direct âR ou azostilbènedisulfonate de sodium qui est le produit de réduction du jaune direct.

La diphinylciironine G qui est le sel de soude de Tacide nilrostilbènedisulfo-azoxybonzène. (Brevet français, n° 969/466 [G. Ris].)

sœNa CH<CDAiO»

Il ,.-^ A

CE

SO»Na

Le jaune solide de diphényle ou sel de soude de Tacide nitrosostilbendisulfon-azoxyprimuline. (Brevet français, n"* 969466 [G. Ris].)

SO'Na

Il ^"^ ^

i<^ )>-Az-Az 1

CH<^ ^-Az-Az Primuline

So^Na

B. Colorants diazoamidés.

Parmi ces colorants qui datent à peine de 1889, deux semblent avoir reçu des applications 9 ce sont :

La nitrophénine qui est le sel de soude de la p. nitraniline azo-déhydrothiotoluidine sulfonique. (Pat. angl. n"" 9/1870, 1898 [Glayton G"].)

^''^*<Az=Az-AzH-CW C =Az

SO*NaS/ \

\ mu

Le jaune Thiazol, jaune Clayton, la Turmerine ^ etc. ^ ou solde soude delà combinaison diazoamidée de Tacide débydrothiotoluidine disulfonique. (Brevet français n*" 198186.)

Az /SœNa

G-C«H»-AzH-Az=AzC W— C = Az

G. MoNOAZOifQUES.

Cette série , qui est le développement en quelque sorte mathématique de la découverte de Roussin comprend tous les corps que l'on peut obtenir en associant un à un, d une part les aminés ai*omatiques sulfonées ou non et d'autre part ces aminés ou les phénols et naphtols simples ou substitués. Elle comprend un très grand nombre d'azoïques pour laine ou pour coton tanné, parmi lesquels on peut citer le jaune d'aniline, les chrysoïdines, les orangés i, a, 3 et & Poirrier, la citronine, le jaune N, la cérasine, l'orangé G, les bruns, le substitut d'orseille, les représentants très nombreux des ponceaux, des roccellines, des crocéines, le rouge de p. nitraniline, les bordeaux, etc., auxquels sont venus s'ajouter depuis 1889 :

La Phénoflavine. m. siilfanilique + aniido(i) phénol (3) sulfo (4). (D. R. P. 71239 [Ru-

dolph]); Les chromotropes sR, aB, 6B, 8B, loB résultant de raction des diazoïques d'aniline, de

p. nitraniline, de p. amidoacétanilide , de naphtiouique Piria 1, & et d'à naplitylamine sur

Tacide chromotropique. (Brevet fr. aoG^Sg [M. Lucius].) La fuchsine à Tacide B : aniline + amidonaphtoldisulfo H. (Bayer.) Les azofuchsines G, B, obtenues au moyen de la p. toluidine ou de Tacide p. suiranilique , dune

part, et de dioxynaphtaniline monosulfo S (1.8.6); ces colorants, qui ont des nuances voisines de la fuchsine et de ses dérivés, lui font une concurrence très sérieuse. (Brevet fi*.

ùoi'jkU [Bayer].) La roxamine. Acide naphtiouique i.&sur 9.7. dioxy naphtaline. (Durand-Huguenin.) Le violet pour laine S: dinitraniline i.a.A + dimélhylaniHne m. sulfonée. (Brevet fr. 939096

[Badische].) Le violet Victoria k B. S. Gliromotropique aB dont on n ]*éduit le groupe nitix). (Bi*evet fr.

aai363 [M. Lucius].) Les divers colorants dérivés de Tacide salicylique (ce dernier étant devenu un produit industriel

par suite du remarquable procédé de synthèse qui permet de l'obtenir en chauffant du phénol

sodé en présence de GO*). Ces colorants ayant un groupe OH et un groupe CO*H en ortho

Tun de Tautre ont la propriété de teindre les mordants métalliques en nuances d'une solidité

remarquable. (Kostanecki.)

Parmi ces colorants , mentionnons :

liCs jaunes d'alizarine G et R. Meta ou p. nitraniline sur salicylique dérivé du toluène (acide

^. résorcylique). D. R. P. 8i5oi, très voisins des colorants obtenus par Nietzki avec acide

salicylique. (Kinzelberger,) Les jaunes diamant R et G. Acides 0. ou m. amidobenzoîque sur salicylique. (D. R. P. 86971

[Bayer].) Le jaune clii-ôme D. j2 napbtylamine sulfo a. 6 ou disuUb a. 6.8 sur ac. salicylique. (Nietzki-

Bayer].) Le Flavine diamant G. P. oxy. paramidodiphényle siu* ac. salicylique. (D. R. P. 60373 [Kabn-

Bayer. ) Les bruns naphtine a et j3. a ou |S naphtylamine sur nitroso |3naphtol (ce dernier corps jouant

le rôle de Tacide salicylique). (Brevet français 939100 [Ashworthet Borger, Saint -Denis].) IjQs Aiwevs colorants azoïques dérivés de bases sulfurées comme la déhydrotbiololuidine et la

primuline, son produit de sulfonation, et parmi lesquels il faut citer :

L*oraDgë pour coton: primuline + m. phéDylèuediamine disulfonéc. (Brevet fr. 381694

[ Maller-Badische ].) Le brun alcalin R. Primuline + m. pliënylènediamine. I^ies rouges Stanley et Adas dërivëa de ces bases avec respectivement le |3 uapbtol ou la niëta

crësylènediamine. (Brevets anglais 1890 1/89 et io44 8/9o[Green].) Ainsi que les bruns et rouge thiazine et le rose diamine dërivë de la dëhydrothiotoluidine et

de 1.8 chioronaphtoidisulfo.

Citons encore ies monoazoîques dérivés de bases spéciales telles (jue la p. amido-

AaH*^ ^ — CH*— A2(GH*)* [p. nilrochiorare de bcnzyle -{- diméthylamioe et réduclioii].

diméthyi benzylamine qui, avec la résorcine ou le /S naphtol donne respectivement la phosphine nouvelle et l'orangé au tannin (Cassella), colorants très employés pour la teinture du cuir, ou telle que la monobenzoylbenzidine qui donne, avec l'a sulfo oenapbtol (Nevîlle-Winther) i.4, le rose benzoyle (brevet fr. 911710 [Saint-Denis]), ou telle que le p. oxy-paramidodiphényle OH — C^H* — G^H*AzH^ qui , avec l'acide naphtionique i./i, donne le rouge diphényle (brevet fr. a 19029 [Monnet]), ou telle enfin que la safranine, qui donne le bleu indoîne ou bleu madras, le vert et le noir azine dérivés tous du diazo de safranine avec respectivement le jS naphtol, la diméthylaniline ou le phénol et dont le premier surtout a pris une assez -grande importance dans la teinture du coton tanné ^^^

Citons, pour terminer cette énumération, quelques monoazoïques qu'on obtient par un procédé différent du procédé habituel et qui, comme l'orangé Chicago et le jaune arnica, dérivent par une réaction oxydante spéciale se produisant en milieu alcalin (soude caustique), soit de l'action du p. nitrotoluènesulfoné sur la benzidine (brevet fr. 997971 [Ris]), soit de ce même p. nitrotoluènesulfoné sur le p. amidophénol.

Le jaune arnica, par exemple, a pour formule :

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