‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 34 sur 160 · SO^'H SO^H · texte numérisé non relu

SO^'H SO^H

AzO <^^ y CH = en (~y Az = Az<^"^OH

et peut être considérée comme dérivant par la réaction habituelle d'un para amido p. nitroso stilbènedisulfoné et du phénol.

D. DiSAZOÏQUES.

Les colorants disazoïques sont ceux qui comprennent dans leur molécule deux fois le gi*oupement azoïque — Az = Az — ; ils dérivent des deux réactions générales men-

(') Parmi ces bases nouvelles, il faut citer les bases ces colorants lei^jnent indiOeremmeut la laine el le

ammonium dont le type est la m. amidopliényl- coton (colorants nii-laine) et forment la sërlc des

trimëthyl ammonium colorants Janus (Meister et Lucius).

O , Citons encore le lëlramëlhyUriamidotriphéuyl-

^ ^ * ' carbinol qui, diazoté et copule avec l'acide salicy-

lique, donne un colorant vert, le vert azoïque

(|ui peuvent engendrer des azoïques li-ès nombreux; (Bayer).

tionnées plus haut : diazotation et copulation , mais ils peuvent avoir trois origines très diverses sur les(pielles il faut insister un peu pour la clarté de lexposë et aussi en raison des propriétés très différentes des colorants obtenus suivant cette origine :

d^. On peut, pour réaliser une molécule à deux groupements azoïques , employer un dérivé dihydroxylé ou diamidé, ou amidohydroxylé capable de fixer deux molécules de dérivés diazoïques et qui sera, en quelque sorte, le point central de la molécule finale; parmi les corps de ce genre, on peut citer la résorcine, les dioxynaphtalines, particulièrement 1.8 et 1.5, Tamidonaphtoldisulfoné H dont il a été question plus haut, ou bien encore la métaphénylènediamine; avec la résorcine, par exemple, on réalisera des disazoïques correspondant au schéma suivant :

OH RAz = Aï (^

lOH ; Àz = AzR

R el R' éUinl des restes d*aininc8 tromaliqucs.

J^. On peut également réaliser un dérivé monoazoïque dont le second terme soit amidé tel, par exemple, que l'amidoazobenzol (obtenu comme on sait par l'action de Tacide nitreux sur un grand excès d'aniline). AzH^ — C^H* — Az = Az C®H^; ce corps a un groupe AzH^ libre et l'expérience montre que ce groupe amido peut être diazoté et copule à la façon habituelle comme s'il appartenait à une aminé simple ; il est bien évident que le résultat de cette copulation sera une molécule complexe à deux groupements azoïques ; les amidoazoïques intermédiaires analogues à l'amidoazobenzol ont une grande importance, car ils servent à préparer des colorants de poids moléculaire très élevé teignant la laine en nuances généralement foncées et souvent même noires; l'a naphtylamine est très souvent employée pour la réalisation de colorants de ce genre et nous en verrons plus loin de nombreux exemples; ces colorants appartiennent au type général

U - Az = Az

Az = AzR'(OHouAzH*)

H est toujours un reste d'amioc.

et peuvent être considérivés comme dérivant d'une pai'adiamîne , la para naphtylènc diamine; ils appartiennent donc, par leur constitution, au type ^ dont il va être question.

d^. Enfin, on peut encore employer des dérivés diamidés dont les deux groupes AzH^ sont diazotables AzH^ — X — AzH^ et obtenir par l'action de deux molécules d'acide nitreux, des tétrazoïques HOAz =^-^Az- X — Az = Az(OH) capables de fixer deux molécules d'un dérivé aromatique amidé ou hydroxylé suivant la réaction générale, soit

deux molécules identiques entre elles, soit deux molécules différentes; ce qui a souvent lieu, car si les deux groupes amido se diazotent simultanément et inséparablement, il arrive que la copulation n'est pas instantanée et que quand lun des diazoïques a réagi , la molécule devient moins active et le second diazoïque ne copule plus, à moins qu'on modifie les conditions de réaction; on utilise cette propriété pour fixer deux molécules différentes sur ces tétrazoïques dérivés des diamines. Parmi les diamines utilisées dans ces réactions, il faut citer la benzidine, qui est le type de toutes les autres, et qui s'obtient comme on sait par transposition en milieu acide de l'hydrazobenzine , la tolidine, l'éthoxybenzidine , la dianisidine ou leurs dérivés sulfonés, le diamidodiphénylméthane, le diamidostilbènedisulfoné, les azoxyamines (azoxyaniline, azoxyméta et paratoluidine) auxquelles on peut rattacher la p. phénylène et la para naphtylènediamine, ainsi que la meta phénylène diamine sulfonée ou disulfonée. Les colorants dérivés de ces substances ont la remarquable propriété de teindre le coton non mordancé et doivent à cette circonstance d'avoir pris une place des plus importantes dans l'industrie des couleurs artificielles; les substances de la catégorie d^ ont également cette propriété quoique à un degré moindre ; on les a réunies toutes (catégories cP et eP) sous la même dénomination de colorants azoïques substantifs (c'est-à-dire teignant directement le coton non tanné). Le type de ces colorants, au point de vue de leur constitution, est le schéma suivant :

B^niidine.

(^; -)ra. = A. -<3><3- A. = A.n' (•>•;-)

n ol R' soitl drs rcslos aromoU!{uo8.

En 1889, on connaissait déjà de nombreux représentants de ces trois catégories de substances; néanmoins leur nombre s'est considérablement accru encore et nous allons mentionner, parmi les multiples produits brevetés, ceux qui sont entrés dans le domaine des applications, en indiquant leurs composants.

Catégorie d^. Cette catégorie comprenait les bruns derésorcine, brun acide, brun solide et les produits que l'on obtient par l'acide nitreux sur les métàdiamines telles que m. phénylène et m. crésylènediamines (brun phénylène et vésuvine). Parmi les produits nouveaux, il faut mentionner :

L orangé coton R. 1 moi. de primuline et 1 mol. sulfanilique sur 1 mol. de m. phénylène

diamine. (Brevet fr. â3i6<)4 [Mulier-Badische].) La terra cotta. Primuline et acide naphtionique sur m. phénylène diamine. (Brevet fr. ao343()

[Walter-Geigy].) Le brun cuir. 9 mol. de p. arnidoacétanilide sur m. phénylèuediamine. (D. R. P. 57^99

[Œhler].) Le brun toluylène. a moléc. de sulfotoluylène diamine sur m. phénylèuediamine. Les bruns SDP et SDM.

Bran de Hesse. Benzidine + résomne + p. sulfanilique. (Bender-Leonhardt.)

Gatéoorie d^. Elle comprend surtout des colorants pour laine, et plus particulièrement des colorants noirs, à côté desquels il convient de citer quelques colorants rouges ou violets déj'à connus en 1889 et parmi lesquels étaient la cérasine, les craocéines, quelques marques de ponceaux, Torseilline, rouge orseille, les écarlales B, 3B, le violet solide et les noirs naphtylamine D, naphtols B et 6B, noir jais R, noir pour laine. Parmi les produits nouveaux, citons : '

Le noir phëiiylène. Acide Dahl Kl ( 1 .4.7 ) + a naphtylaaiiue + m. phénylène diamiiie diphéuylée.

(Brevet fr. 196798 [Saint-Denis].) Les noirs diamant. Amidosalicylique + aN^*^+ a naphtolsulfo N. W. (i.4). (Brevet fr. 198531

[Bayer].) Les noira Victoria. Aniline disulfonée + a N + dioxynaphtaline monosulfouée S ( 1.8. 4). Le noir jais R. Aniline disidfoaée + « N + phënyl a naphtylamine. (Brevet fr. 193480

[Bayer].) Noir naphtol lâ B. P. nitranilioe + aailine + acide H. (Gassella.) Noir palatin. P. siilfanilique + « N + amidonaphtolsulfo 1.8. 4. (Badische.) Noir pour laine 6B et 4B. P. salfanilique + a N + acide S. Noir Nyanza. P. phénylène diamine + a N -f acide y,

Et un grand nombre d'autres produits commerciaux « tels que les noirs Néral, les noii-s Coliimbia, etc. (Akliengesellschaft), qai ont des origines analogues , comme aussi : Le vert diamant. Amidosalicylique + a N + a sulfo « naplitol. (D. R. P. 6âoo3 [Bayer.].) Le noir phénylène, entre autres, a la constitution suivante :

S0»H/V\- Az=A2

Xt)

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