‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 38 sur 160 · C-OH · texte numérisé non relu

C-OH

Rhodamioe mixie.

Ai(CH>)»

y^ /C«H»Ai(CH

Ce dernier est le Rhodol que Frémaux a obtenu, ainsi qu'un peu de rhodamine (Brevets fr. â 0^778 [Saint-Denis]) en chauffant la fluorescéine et la diméthylamine.

Parmi les produits nouveaux, les plus importants appartiennent à la classe des rhodamines et sont :

L'anisoline rhodamine 66. Ethërificalion de la tëtraëthylrhodamine; outre son intérêt industriel celte substance est d'un grand intérêt scientifique; la possibilité d'élhérifier une rhodamine dont les Az sont saturés a mis en lumière l'existence dans ces colorants d'un groupe COOH libre, donnée inconnue jusqu'alors et très importante pour leur formule de constitution. (Brevetfr. 916407 [Monnet] et saSS&i [Badische].)

Rhodamine G. Traitement h chaud de la rhodamine par de l'aniline. (Brevet fr. a 15700. [Ba-

Violamine 6. Chlorure de fluorescéine + mÀidine et sulfonation. (D.R.P. 63848. [Meister

Lucius].) Violamine aR. Chlorure de fluorescéine + p. phénétidine et sulfonation. (D.R.P. 533oo.

[Meister Lucius].)

VIL ACRIDINES.

Les acridines, comme les pyramines, sont des dérivés du di ou du triphénylméthane dont deux noyaux ont une liaison supplémentaire, mais au lieu d'un atome d*oxygène servant de lien, elles ont un groupe «AzH. On les a obtenues synthétiquement par l'action des ddéhydes sur les dérivés diamidés meta comme la métapbénylène ou la métacrésylène diamine; il y a d'abord condensation, puis sous l'action d'un acide, élimination d'AzH^ aux dépens des groupes amido en ortbo du G central avec liaison résultante, d'après le schéma suivant ; la leuco obtenue est ensuite oxydée :

RpH

AzH»

AzH^AAazhAAazH'

R est OD reste ddëbydiqae gras oa aromatique.

Comme les pyronines, les acridines donnent des solutions aqueuses fluorescentes.

Les premières acridines ont été trouvées dans les sous-produits de fabrication de la fuchsine et leur présence y est due à l'emploi d'aminés contenant des dérivés ortho, tels que l'o toluidine ou d'o nitrotoluène. Les premières synthèses remontent à 1887 et

depuis 1889 on peut signaler, à côte des produits déjà existants, tels que k benzoflavine et la xanthine (ou jaune cuir) quelques produits nouveaux :

Jaune d*acridine. Formaldëhyde + a molécules de m. crésylène diamine. (Brevet fir. 301798. [Leonhardt].)

Orangé d*acridiae. Formaldéhyde + a meta auiidodimétylaniline. (Brevet fr. aoS&Sg. [Leonhardt].)

Orangé d'acridine R obtenu en remplaçant ci-dessus la formaldéhyde par la benzaldéhyde. (Leonhardt.)

Phosphiue brevetée. Méthylation du jaune d'acridine.

Rhéodine. On l'obtient en chauffant vers lyo-Qoo"* le chlorhydrate de m. amidophénylanramine par un curieux phénomène de transposition repr^nté par le schéma suivant :

Il ► ^^C/ÏKll

Az,HCI.

IazH«

Aj<CH>)»

Vin. QUÏWNES OXIMES.

Les premiers colorants de ce groupe ont été obtenus par l'action de l'acide nitreux sur les pbénols et naphtols; ils étaient considérés comme devant leurs propriétés à la présence du groupe nitrosé et c'est seulement en 1887, après le remarquable travail de Kostanecki que le véritable caractère de ces substantes fut mis en lumière. La découverte de Kostanecki est celle de la propriété qu'ont les corps aromatiques possédant, en ortho l'un de l'autre, deux groupes salifiables, de teindre les tissus imprégnés de mordants méudllques en donnant des nuances très résistances et variables avec la nature du métal; nous avons vu déjà de nombreuses applications à propos des colorants (azoïques ou du

OH

tripbénylméthane)dont la molécule comprend un reste d'acide salicylique / — \co«H ^"

d'autres corps analogues. C'est également à cette découverte que la classe qui nous occupe doit son développement; si par exemple on fait réagir l'acide nitreux sur la résorcine, on obtient la dinitrosorésorcine ou mieux la méladiquinoneoxime, de formule suivante :

Az(OH)=.

qui teint les mordants de fer en vert; c'est la chlorine.

En 1889, ^^^^ ^^^^^ comprenait outre la chlorine, les gambines R et G et le vert naphtol, auxquels on doit ajouter :

Dioxine. 1 molécule d acide nilreux sur la dioxynaph:aline a. 7. (D.R.P. 55ao&. [Leonhardt].) Naphtine S. Nitro jSnaphtol sulGné, c.a.d traité par bisulfite de soude. (Brevet fr. a 89 100.

[Asworth et Berger, Saint-Denis].) Les mono et dinitroso dioxynaphlaline 1.8 ou 1.7 et a. 6 ainsi que Tacide nilrososalicylique.

Il est à remarquer que le nitroso /3 naphtol n'a pas perdu la propriété de se copuler avec les diazoïques et que les produits qui en résultent, bruns naphtine a et jS (dérivés d a et /3 naphtylamine diazotées), sont des azoïques teignant les mordants au même titre que ceux qui dérivent de l'acide salicylique.

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