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X. THIAZmES

Le premier colorant de cette série a été découvert en 1876, par M. Lauth; il prend naissance par l'oxydation de la paraphénylènediamine en présence d'hydrogène sulfuré ; c'est le violet de Lauth ou thionine. La constitution de ce corps resta inconnue et luimême resta sans applications industrielles; la première thiazine qui trouva des applica-

lions tinctoriales est le bleu de méthylène, qui dérive de la p. amidodiméthylaniline oxydée en présence d'un corps capable de fournir du soufre. Les travaux de Bemthsen ont établi la constitution des substances de cette catégorie; elles sont formées de deux noyaux aromatiques ayant entre eux deux liaisons placées en ortho Tune de l'autre, l'une formée d'un atome d'Az, l'autre d'un atome de soufre; elles peuvent donc être regardées comme des- produits de susbtitution de la thiodiphénylamine, comme le montrent les schémas suivants :

Thiodiphéojlamine. Thîoninc. Blea de méthylènt.

En 1889, cette série comprenait un certain nombre de colorants teignant le coton mordancé en belles nuances douées d'un vif éclat et parmi lesquels il faut citer le bleu de méthylène, la gentianine, le vert de méthylène, le bleu thionine, le bleu de toluidine et auquels sont venus depuis s'ajouter les produits nouveaux suivants :

Bleu méthylène nouveau, dérivé de la moaoétbylorthotoluidine. (Brevet fr. 31 i8si [Gassella].) Thiocarmin, dérivé de TéthylbeQzylanilioe sulfonée (Brevet fr. ao&SgS [Cassella).] Bleus brillants d'alizarine G et R obtenus en traitant Tacide thiosulfonique de la p. amidodimëthylaniline (produit intermédiaire de la préparation du bleu de méthylène) par des dioxynaphtalines sulfonées telles que 1.9.6; on obtient alors des colorants pom* mordants métalliques à cause des 3 bydroxyles 1 et 3 ; ils appartiennent à la série des thionolines (thionines dont un groupe amido est remplacé par un hydroxyle). [D.R.P. 83âo6 (Bayer).]

XL OXAZINES.

Les oxazines dérivent de la diphénylamine de la même façon que les thiazines, mais avec cette différence que la seconde liaison entre les noyaux aromatiques de cette diphénylamine est établie par l'intermédiaire d'un atome d'oxygène, au lieu de S. ; on les obtient, en général, par la réaction de la nitrosodiméthylaniline sur les phénols ou naphtols ou bien par réaction des nitroso des alcoylmétamidophénols sur les aminés aromatiques; il y a élimination d'une molécule d'eau aux dépens du groupe OH soit du phénol, soit du dérivé nitrosé et d'un noyau aromatique, comme l'indiquent les schémas suivants :

Aï(OH)

Az(CH>)«a.^ ^ ^ Aï(CHyCl.

Chlorhydrate de nitrosodimélbylaniline. jSnaphtoI.

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