LA SOCIETE D'ART ET D'INDUSTRIE DE LA LOIRE
miiiiicipalilé seuls ({ui la subventionnent ; elle reçoit des allocations de toutes sortes de syndicats, verriers, métallurgiques, etc. ; l'Association charbonnière des bassins du Ilainaut et de la vallée fie la Saud)re lui accorde annuellement 1,000 fr., destinés à des prix et à des bourses de voyage pour les mineurs. (Rapports de missions, 3*" volume, page 65.)
Il y a à Saint-Elienne tout ce (pi'il faut : élèves, professeurs, ressources matérielles, financières et morales, pour doter rapidement et sans difficultés la ville et la région d'une institution aussi utile et aussi florissante. Si elle avait vécu, la Société d'art et d'industrie aurait fondé cette œuvre utile dans le musée municipal même, ouvert le soir, et dont les collections artistiques industrielles, les métiers en action, l'outillage technologique auraient complété ainsi magnifiquement l'enseignement théorique, les conférences et les cours. Qui reprendra l'idée et la réalisera ?
En résumé, Saint-Etienne, malgré les fatales éclipses d'une prospérité prodigieuse, est la démonstration superbe de la supériorité économique et sociale des industries dans lesquelles l'art et la science sont les facteurs essentiels du succès. Les écoles et les musées seuls peuvent développer l'un et l'autre et les maintenir au point d'une prépondérance incontestée. La ville possède cet organisme. Pour qu'il fonctionne dans toute la puissance de son action, il suffît que les conditions d'une vie normale, régulière et indépendante, lui soient assurées par la sollicitude passionnée des administrateurs publics, par le dévouement inaltérable de son personnel d'enseignement et de propagande, par la coopération constante de conseils, d'encouragements et de libéralités des représentants des corporations, réimis dans une communion absolue de vues patriotiques, de hautes ambilit)ns, et de ces sentiments d'orgueil et de respect pour la ]»ensée et pour le travail, qui font les grands artistes, les grands industriels et les grands ouvriers.