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LES MUSÉES

ment, par des réformes (jiii ne soient pas hors de proportion avec les ressources financières dont on peut disposer, à satisfaire les besoins des industries. Que le Musée Saint-Jean reçoive donc une dotation budgétaire et un crédit exceptionnel qui permettent de réaliser largement les projets exposés plus haut, de donner aux collections d'enseignement im plus grand développement, en aménageant dans ce but celles qu'il possède déjà, complétées par des acquisitions d'œuvres nouvelles, initiant les artistes, les ouvriers et le public au mouvement de l'art industriel contemporain.

L'édifice dans lequel est logé le Musée Saint-Jean est l'ancien hôpital construit sous Henri II, roi d'Angleterre et comte d'Anjou ; les arcliéologues le classent parmi les plus précieux types de l'architecture civile du xii^ siècle. La grande salle est divisée en trois nefs que limitent quatorze colones médianes et vingt-deux colonnes engagées supportant vingt-quatre voûtes, hautes de trente-cinq pieds. A la chapelle, bâtie en i i84, qni a reçu les pièces de décoration d'église, est contigu un cloître des xn*^ et xvi'^ siècles, dans lequel sont entreposés des morceaux remarijuables de sculpture monumentale. A 100 mètres de là, la ville possède un bâtiment immense, à trois nefs avec charpente en bois apparente, éclairé par des fenêtres romanes, — les anciens magasins de l'hôpital, — qui n'est pas moins précieux historiquement et au point de vue de l'art. En réunissant toutes ces constructions, restaurées habilement, converties en salles d'exposition, entourées de jardins comme l'est déjà l'hôpital, on constituerait un ensemble archéologique merveilleux, un musée de la plus grande originalité, qui serait en son genre (pielque chose comme Gluny ou le Musée germanique de Nuremberg, et deviendrait rapidement une des attractions renommées d'Angers et de l'Anjou.

NANTES

Jnstituiions d'en- D'uprès rAiimiaire de la ville, Nantes possède neuf institutions d'ensei-

seigneincnt industriel . . . , . , , . . , , ' , ,

et artistiiiue. guemeut artistique et industriel: 1 hcole primaire supérieure, Ihcole de la Société industrielle, les cours de la Bourse du travail, les cours du Syndicat mixte des ébénistes, l'Institution Livel, TEcole municipale de dessin, la Société des Amis des arts, le Musée municipal des beaux-arts, le Musée départemental d'archéologie et le Musée Dobrée.l^ar leurs titres, toules ces institutions paraissent dans leur ensemble représenter tout ce qu'une grande ville peut désirer pour ses industries d'art ; leur analyse minutieuse réservera quelques déceptions.

L'Ecole primaire su|)érieure est une école préparatoire à l'apprentissage, du type créé vers 1880, où l'on donne l'enseignement manuel du fer et du bois ; la municipalité lui consacre un budget annuel de 20,170 fr. La Société industrielle. La Société ludustrielle, fondée en i83o, et reconnue comme établissement

Education des apprentis. i, •!• , i i- o/r i i • i

d utilité publujue en iQt^l), a pour t»ut « 1 éducation des apprentis et par suite raniélioration du soit des ouvriers ». Ses ressources sont : les subventions de l'Etat, du départenieni, de la ville et de la Chambre de commerce (pii s'élèvent à 6,000 fr. ; les souscriptions bienveillantes de ses 170 membres, produisant environ 2,000 fr. ; les revenus des valeurs mobilières et immobilières qui sont de 4»28o fr. En 1896, son budget est de 12,765 fr. Dans son école des apprentis, la société reçoit les jeunes gens dont les professions exigent des connaissances spéciales et techniques. L'enseignement comprend les principes de la langue française, les études mathématiques, le dessin linéaire et artistique, les notions élémentaires de la mécanique, de la physique et de la chimie. Les cours ont lieu le matin avant l'heure d'entrée dans les ateliers. Cet enseignement présente donc le caractère d'un enseignement général primaire supérieur, l'examen d'admission équivalant au certi-

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