QUIMPER
Onimper a recueilli la succession de la céramique de Rouen. Quand, à la La céramique.
f. 1 -, 1 1 • 1, • (• 1 • ^ c .. ... Résume historique.
un du siècle dernier, 1 unique labricjne de laiences qui existait encore, celle de. Gaussj, établie au quartier Saint-Séver, fut détruite par un incendie, le propriétaire émigra, avec tout son personnel, à Quimper, où il avait établi • une succursale de sa maison. Onimper était déjà, depuis des siècles, un centre important de poteries. Le long de l'Odet, de nombreux potiers avaient installé leurs fours, pour cuire les vases rustiques et grossiers, jarres, cruches, pots, écuelles, etc., fabriqués avec l'argile brune et rouge, abondante dans les terrains baigiK's par la rivière. Aujourd'hui encore, des descendants de ces industriels continuent la même production, avec le même outillage et les mêmes procédés primitifs. Ce n'est qu'en 1690, disent les chroni(|ueurs, qu'un céramiste des environs de Brignoles, en Provence, du nom de Bousquet, importa à Lockmaria la fabrication de la faïence décorée ; il amenait plusieurs ouvriers de Marseille et de Moustiers. La prospérité de son usine, favorisée par la qualité de la terre, le bon marché du bois de chauffage et l'habileté de la main-d'œuvre, attira des ouvriers faïenciers de Nevers. L'un d'eux, Bellevaux, devint le gendre de Bousquet. Quelques années plus tard, le fils de Gaussy, le faïencier rouennais, fut engagé par le propriétaire de la faïencerie de Lockmaria; et, en 1748, il en épousait la petite-fille. Sous sa direction, Quimper conquit sa place parmi les grands centres de céramique, et réunit, à leur disparition, les ouvriers des fabriques de Nantes et du Groisic. Ce sont encore aujourd'hui les héritiers du gendre de Gaussy, Antoine de la Hubaudière, qui possèdent ce vieil établissement, d'où sont sorties les faïenceries actuelles. Toutes ces immigrations d'artistes et d'ouvriers de Marseille, de Moustiers, de Nevers, etc., exphquent la physionomie multiple des formes et de la décoration des faïences anciennes et