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LE MUSÉE INDUSTRIEL

élé, (lès leur rondatlou, pourvus de luburaloiros el alcliers de pliysi(|ue, de cliimie, de teinture, d'apprêts, etc., où les élèves adultes peuvent se livrer, sous la direction de maîtres habiles, à des expériences en vue de leur métier.

A l'école et aux cours de la Société industrielle est annexé un musée. Je Le Musco industriel, relève, dans le catalogue publié en 1892, les indications et les chiffres suivants sur ses collections : produits des colonies françaises: 2,000 objets, minerais, échantillons d'étoffes, etc. ; produits d'importation dans nos colonies : I 17 échantillons ; verreries : 27 pièces de Saint-Gobain ; combusti])les : une vitrine remplie de morceaux de charbon d'Anzin ; métiers, appareils, outils: i4 pièces; tissus anciens: 4oo échantillons; tissus modernes: l\o échantillons ; broderies, guipures, piqués : 200 écliantillons ; une robe cliinoise ; albums d'échantillons d'étoffes diverses : 23 ; bocaux de coton: 21 ; cartes commerciales : 22 ; collection Schriber de modèles pour l'enseignement du dessin et de la stéréotomie. Au budget de 1 895-1896, le nnisée figure pour une somme de 2,4 18 fr. On me dit que, l'année dernière, 4oo communications d'écliantillons ont été faites à 7 ou 8 maisons. Quant à la bibliothèque, elle compte 3 10 ouvrages et albums et 139 mémoires, journaux, revues, etc. Ce musée el cette bibliothèque, en réalité, n'existent pas. C'est une bien grande lacune dans l'organisme de la sociéTé. II m'apparaît que son conseil d'administration est loin d'avoir pour ces services spéciaux la sollicitude profonde dont il témoigne si hautement pour les cours, pour l'école ; et sur leur utilité les mêmes opinions. Dans tous les documents, discours, rapports, mémoires, dépositions d'enquêtes officielles, notices, etc., (jue j'ai consultés, le plus souvent il n'en est pas question ou il n'y est fait que de courtes et discrètes allusions. A l'étranger, les musées et les bibliotiièques ont une tout antre importance, et sont considérés connue un outillage nécessaire, indispensable pour l'enseignement des ouvriers, des artistes et des patrons et pour le développement industriel et commercial du pays. Je bornerai ici le parahèle à Saint-Gall, en raison de la similitude des industries. Dans cette métropole suisse de la broderie et de la dentelle, il y a un nuisée qui leur est exclusivement consacré, musée fondé par le Directoire commercial. Le derniei' rapport — iSgô-iSgC) — fait mention (|u"il a été acheté ()7 pièces

3o8 SAINT-QUENTIN.

d'étoffes et 5,i54 coupons de tissus, broderies et dentelles; pour la bibliothèque, 64 ouvrages tous parus pendant les années 1894-1896. En 1884, la Société de commerce et de géographie de la Suisse orientale avait en outre pris l'initiative de la création d'un autre musée du même genre, pour le({uel il était demandé à la Confédération un subside de 10,000 fr., et dont le Directoire commercial avait approuvé chaleureusement le projet, en considération de l'utilité qu'il présentait pour le progrès des industries par son caractère spécial d'informations sur l'étranger.

Les industries de Saint-Ouenlin et de la région trouvent donc dans l'école et dans les cours fondés par la Société industrielle un enseignement professionnel technique, bien organisé, pour les apprentis, les ouvriers et les futurs chefs d'ateliers.

L'École Quant à la mission spéciale de former des dessinateurs et des artistes, elle

a été réservée à l'École de dessin et d'art décoratif, dite École Quentin de La Tour. Cette école fut fondée, en 1782, par le célèbre peintre pastelliste, qui, après y avoii' dépensé plus de 90,000 livres, de son vivant, appliquait à son entretien une partie des revenus de sommes importantes que la ville lui devait, Fautre consacrée à une œuvre en faveur des artisans infirmes et des femmes en couches. A la Révolution, l'institution, qui portait le titre d'Ecole royale gratuite de dessin,-était fermée. Quand on voulut la rouvrir en i8o4, l'Etat, ([ui avait pris la place de la ville dans la gestion des établissements de charité et d'instruction publique, refusa le payement des rentes. En 1807, Jean-François de La Tour, frère du pastelliste, héritier des tableaux qui garnissaient son atelier, léguait tous ces tableaux à la ville, à la condition d'en faire une vente puljlique dont le produit serait partagé entre les trois fondations ci-dessus ; il donnait en outre à l'école « pour rester à denieure dans la salle d'étude », une seconde collection de pastels. L'année suivante, un ami des (k'ux de La Tour, Bellol, l'instituait sa légataire universelle. C'est à l'aide de ses ressources financières — environ 2,000 fr. de rente — que la fondation a pu fonctionner jusqu'en 1880. A cette date, TEcole gratuite de dessin fut réorganisée; on la divisa en deux sections: l'école de dessin tlite de La Tour et l'école supérieure, avec deux budgets distincts ; celui de la première consllliié ])ar le revenu des legs de La Tour et Bellot, 2,260 fr., auquel s'ajoute

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