NANCY
pie, réserverait-elle ce centre d'action et de propagande qui ne se trouve point encore non plus à l'Ecole municipale et régionale des beaux-arts, à la fois parce que sa constitution actuelle ne l'a pas créé, et que la municipalité, qui l'administre, se déclare, par son délégué officiel à l'instruction publique et aux beaux-arts, peu favorable à une organisation spéciale ayant pour but d'établir entre les professeurs de l'école et les chefs d'ateliers des relitions constantes et intimes, qui tiendraient les uns et les autres au courant de leurs besoins, de leurs désirs et de leurs efforts mutuels en vue du développement des industries; qui assureraient aux élèves intelligents aide et protection à leur entrée dans la vie industrielle : organisation jugée utopique, alors qu'elle est partout à l'étranger considérée comme la base fondamentale du pro- # gramme de toute école d'art et d'industrie ? Le Musée hisioriciue Le Muséc liîstorique lorrain, installé dans le Palais Ducal, pourrait dans quelq[ues-unes de ses parties, passer pour un musée régional d'art et d'industrie. A côté des curiosités historiques, fort nombreuses, des portraits de la famille ducale et des personnages illustres de la Lorraine, des vues des monuments anciens, des séries de numismatique, etc., des reliques de l'antiquité et des temps préhistoriques, sont des collections importantes de faïences, de porcelaines, d'orfèvreries, de bijoux, de ferronneries, de rnobihers, etc. On y peut étudier toute la céramique Ijrraine — fabriques de Niederviller, Lunéville, Saint-Clément, Toul-Bellevue — sur plus de 5oo pièces, d( >]it quelques-unes constituent des séries uniques, telles, par exemple, que les 2(kj vases de pharmacie, aux armes et chiffres de Stanislas, donnés à l'hôpital des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, fondé à Nancy en 1750; l'œuvre de Cyfflé et de son école, en reproductions faites sur les moules originaux. La série des meubles et bois sculptés compte 87 numéros, parmi lesquels sont 12 bois de Bagard, le célèbre sculpteur lorrain ; la ferronnerie, une centaine environ, dont deux fragments cl'œuvres de Jean Lamour : l'ancienne rampe de l'escalier de l'bitendance et le trophée d'une des fontaines de la place Stanislas. La collection des tacjues de cheminée, aux armes de Lorraine, de Nancy, aux armoiries de familles de la province, à sujets religieux, mythologiques et allégoriques, ne se compose pas moins de loT) numéros. On y admire l i fameuse tentui'c de haute lisse, dite « la Tente de Charles le Téméraire »,