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EMPLOIS INDUSTRIELS DU PORC

A la Villette, rarrachage des soies se fait avec soin. Leur vente constitue un des bénéfices de rabatteur et non des moindres. Il faut en moyenne ving-t porcs pour atoir un kilo de soies qui vaut trois francs. Les tueurs importants réalisent de ce chef cinq à six mille francs de profits chaque année. Ces industriels témoig^nent encore du mécontentement, parce que le prix de la marchandise ne s'élève plus à 5 et 6 francs le kilogramme.

Sang. — Le sang* non utilisé pour les usages culinaires est transformé en engrais. Une partie du sang* de chaque cochon sacrifié est livré au propriétaire. Celui-ci adroit à trois litres de liquide par tête. Le reste appartient à rabatteur qui le cède à un prix relativement élevé aux charcutiers, surtout aux approches de Noël, du Mardi-Gras et d'autres jours fériés.

Os et Peau. — Les os pulvérisés produisent des engrais riches en phosphate.

La peau une fois tannée fournit du cuir très solide.

Fiel. — Le fiel, valffo amer, est la matière liquide contenue dans la vésicule biliaire. Les teinturiers l'emploient pour dégraisser les étoffes et les peintres pour composer des couleurs.

Vessie. — Elle a des usages nombreux. On en fait des blagues, des petits sacs, des outres, des récipients pour les graisses fondues, des enveloppes pour dames-jeannes, des robes pour Tembossage des produits de la charcuterie.

Onglons. — Les onglons entrent dans la fabrication du bleu de Prusse, de la colle forte et fournissent de bons engrais.

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