EXAMEN MICROSCOPIQUE DES TISSUS
crobes, dont les variétés sont si nombreuses, indiquer la nature des produits pathologiques, procéder aux cultures bacillaires, etc. Nous voulons simplement montrer l'utilité du microscope dans le diagnostic de certaines maladies.
Examen du sang. — Le sang* éprouve de nombreuses modifications appréciables par Texamen microscopique.
Chez les animaux consumés par la fièvre, il se coagule difficilement et sa fluidité varie avec la nature du mal.
Dans les affections charbonneuses, il se montre in coagulable. Chez les individus qui ont succombé à la mort naturelle, à Tasphyxie,, il est noir foncé.
Au contraire^ il se montre d'un beau rouge groseille quand le sujet est mort empoisonné par Toxjde de carbone. L'anémie, la leucocythémie modifient la couleur du sang, parce que l'hémoglobine a disparu en partie.
L'œil est impuissant à distinguer les parasites de toute sorte qui envahissent ce liquide. On y trouve des vibrions désignés sous les noms de bacilles et de microcoques, impossibles à reconnaître sans l'aide d'un instrument grossissant. Donc le microscope est indispensable à Texamen du sang.
Pour le récolter on doit se servir de pipettes stérilisées. La goutte de sang déposée sur la lamelle de verre est étendue en couche très mince. Nous avons remarqué la tendance des débutants à faire des préparations trop épaisses.
Après évapo ration on colore et on met au point.
C'est le procédé par voie humide.
Pour celui dit par voie sèche, on opère de la même façon pour la disposition du liquide. Seulement, on recouvre la préparation d'une deuxième lamelle plus fine et on lute au moyen de la paraffine.
Dans la majorité des cas, il est obligatoire de recourir à
des inoculatioDS sur le cobaye, le lapin, le rat et aux cultures de microbes en bouillon sur g'elose, sur pommes de terre, sur gélatine, sur sérum gélatinisé, etc.
Examen des muscles. — L'examen des muscles demande des coupes très minces avec un rasoir ou un microtome. Il peut être utile de dissocier les fibres musculaires en se servant d'une aiguille fine, dont la pointe porte quelques gt)uttes de glycérine ou d'acide acétique.
Examen des parties'moUes et des tissus spongieux. — Pour les parties molles, on procède à un léger raclage avec le scalpel et les parcelles de tissus sont étendues sur des lamelles.
Les tissus spongieux, tels que les poumons, sont durcis dans l'alcool ou par d'autres moyens comme la congela^ tion.
On obtient leur durcissement très rapide par l'immersion dans une solution d'acide chromique ou de bichromate de potasse.
Dans les abattoirs les inspecteurs ont souvent l'occasion de rechercher le bacille de la tuberculose bovine. Voici la préparation technique dans toute sa simplicité.
1° Etendre sur une lamelle la matière caséeuse ;
2^ Faire sécher à la flamme d'une lampe à alcool la partie de la lamelle enduite en dessus ;
3» Plonger la lamelle, côté enduit en dessous^ dans une solution de bleu de méthylène et chauffer doucement pendant 10 minutes ;
4® Après dessiccation, lavage dansTeau distillée et dans une solution composée de 3 parties d'acide azotique et sept parties d'alcool ;
5" Laisser sécher et colorer ;
6» Essuyer avec précaution, verser une goutte de glycé-
rine et placer la préparation sur le champ du microscope. Comme objectif le n^ 9 est nécessaire.
ARTICLE m Inspeetion des Yiandos fraichca
I !•'. — MALADIES VIRULENTES (lOI DU 2 1 JUILLET 1881)
Charbon bactéridien. — Les muscles sont mous, friables, décolorés, infiltrés. Ils prennent, au contact de Tair, une coloration roug-e saumoné caractéristique.
Les principales lésions sont : injection de la g-raisse.