I 3. — MALADIES PARASITAIRES NON MICROBIENNES
ActinomycOse. — Les lésions de la maladie sont généralement confinées au maxillaire inférieur et au poumon. Mais elles peuvent envahir la peau, le foie, les reins, l'es-
tomac, les mamelles, la rate, etc. On les reconnaît à des tumeurs plus ou moins volumineuses, irrégulières, calcifiées ou purulentes et de couleur jaunâtre.
Les parasites appelés Actinomyces se présentent en rosette et fig-urent la forme de poire ou de massue avec une teinte blanc jaunâtre. Ils résistent à l'action des solutions acides ou alcalines et l'acide picrique les colore en jaune.
L'actinomycose localisée à un organe ne rend pas la viande insalubre et on se borne à exclure la partie atteinte.
II n'en est plus de môme quand la maladie porte ses ravag-es dans le système musculaire, comme on le constate dans quelques cas. Le porc présente parfois dansles muscles et dans diverses régions une certaine quantité' de petits abcès formés par les actinomyces.
La viande ainsi altérée ne peut être consommée.
Ladrerie du bœuf. — Le tœnia inerme ou cysticereus bouis forme des petites vésicules ovoïdes, brunâtres, qui envahissent tous les organes, principalement les muscles striés. La tête du parisite se montre pourvue de quatre ventouses, mais sans crochets ni rostellum.
Saisie de la viande et des abats.
Ladrerie des ruminants et des porcs. — On rencontre une vésicule qui est remplie d'eau du volume d'un œuf de pigeon et qui adhère aux séreuses splanchniques des ruminants et des suidés. Elle est surtout fréquente chez le mouton, la chèvre et le porc. Cette boule d'eau loge une hydatidc, dont la tête est armée de crochets nombreux et très longs : on la désigne sous le nom de cysticercus tenuicollis.W est impossible de confondre ce parasite avec le
cysticercus cellulosœ, même quand il occupe le péritoine ou la partie charnue du diaphrag-me.
On supprime simplement les vésicules, ainsi que les parties qui leur servent d'attache.
Cysticercose du porc. — La viande de porc ladre se montre parsemée de petites vésicules de la grosseur d'une tête d'épi ng-le ou d'un grain de chenevls. Dans leur intérieur, existe un liquide clair ou légèrement trouble, au milieu duquel nage le ^colex^ qui n*est autre chose que le
Fig. 75. — Cysticerque A. animal retiré dans son ampoule ; B animal développé; G. léte et cou isolés; D. un des crochets.
rudiment du tœnia solinm. Le parasite, auquel on donne le nom de cysticercus cellulosœ (fig. 76), a la tête armée d'un double couronne de crochets dont le nombre varie de 24 à 82. Ses principaux lieux d'élection sont : la langue, les muscles du cou, les intercostaux, ceux de l'abdomen et des cuisses et du cœur (fig. 76).
On doit saisir l'animal tout entier, quel que soit lenombre des grains. Car leur constatation sur une région dénote l'existence au sein de l'organisme de plusieurs autres vésicules.
Trichinose. — Cette maladie n'existe pas en France.
Le Trichine (ï\g, 77) envahit les muscles ainsi que le tissu adipeux du porc ; introduite dans Torg-anisme de
Fig. 76. — Ladrerie du porc, Cysticerques du cœur.
rhomme, elle se développe très rapidement et produit des effets mortels.
Il faut une température de 70** au moins pour détruire le parasite.
PsorQspermose. — Des organismes inférieurs appelés
psorospermfes occupent le tissu musculaire des animaux domestiques.
M. Moulé sig-nale Texistcnce chez les moutons maigres ou cachectiques de nombreuses sarcosporidies. Ces corps, généralement fusiformes ou oviformes, se
^*ff' 77» — Trichines, i et •» : trichines parvenues daas le tissu mus* culaire mais non encore enkystée; 3 : trichines enkystées dans le tissu musculaire ; 4 kyste dans lequel la trichine se trouve incluse; 5 trichine extraite du kyste et très grossie (Joannès Cbatin).
rencontrent également dans les muscles des bovidés. Ils sont munis d'une membrane striée ou pourvue de cils.
La psorospermose est fréquente chez le porc. Quand elle est généralisée, la saisie totale de l'animal s^mpose.
Les petits parasites {Balbiana gigantea) jaunâtres, ovoïdes, du volume d'un grain de blé et signalés par
M. Morot, envahissent la langue, l'œsophage, les joues, etc. Il convient de ne pas livrer à Talimentation les parties qui portent les parasites.
Viande phosphorescente. — On constate quelquefois des points brillants et lumineux dont les reflets se traduisent à la surface des viandes de boucherie et de chaiciiterie. On explique ce phénomène par la présence dans les tissus de parasites photogpènes. Si les viandes n'otTrmit pas d'altération, elles ne donnent pas lieuàla confiscation.