DESTRUCTION DES VIANDES INSALTTBRES
La bote est dépecée et les morceaux^ incisés dans tous les sens, sont abondamment arrosés de pétrole. La dénaturation des parties charnues fait l'objet d'un travail minutieux. Ce sont les régions des cuisses, des reins et des épaules qui exigent des taillades nombreuses, larges^ profondes. Il est absolument nécessaire que le liquide infectant pénètre dans l'épaisseur totale des muscles, de façon à les imprégner jusqu'à saturation.
On agit de même à l'égard des poumons, du cœur, du foie, des reins, de la cervelle, en un mot des viscères et autres organes.
Dans les saisies motivées par l'étisie, l'hydroémie, la cachexie, le propriétaire demande parfois la libre disposition des abats, prétextant leur innocuité.
Notre manière de voir est qu'on doit refuser les autorisations de ce genre, parce que toujours elles entraînent des abus. Ce sont des raisons analogues qui doivent interdire le dégraissage partiel ou total des animaux confisqués, l'enlèvement du lard dans les porcs saisis pour ladrerie et toute autre cause.
Les cuirs provenant d'animaux atteints d'affections contagieuses sont désinfectés par l'immersion dans une solution antiseptique.
Nous avons remarqué la difficulté de désinfecter les peaux de moutons, parce que les laines absorbent une grande quantité de liquide. L'opération devient praticable en ayant recours à deux cuves assez larges et profondes. Chaque peau est plongée dans le récipient contenant le liquide, puis égouttée dans l'autre cuve.
Enfin les crins, les poils, les cornes, les onglons doivent être ébouillantés ou soumis à des fumigations d'acide sulfureux ou aux bains d'acide phénique.
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