RACES BOVINES. — RACE CHOLETATSR
chairs. Lorsque celles-ci se montrent enveloppées d'une couche de graisse d'un beau jaune doré, elles obtiennent les faveurs du commerce. Ces qualités se rencontrent chez les métis durham-charolais et nivernais. C'est le plus bel élog-e que Ton puisse en faire.
Race Limousine (fig*. 8). — La renommée du bœuf limousm repose sur des bases inébranlables. Et il passe à bon droit pour une de nos meilleures bêles de boucherie.
Tout séduit dans sa conformation : rondeur de la poitrine, largeur des épaules et des reins, épaisseur des cuisses, finesse des membres. Chairs persillées et délicates.
Ce bovidé se distingue par une taille élevée, une tête mince, une auréole rosée qui entoure les yeux, un pelage à belle couleur froment. Rendement supérieur.
Race Mancelle (fig. 9). — Croisée avec le Durham, cette race a conquis depuis longtemps son droit de cité. Les métis Durham-manceaux sont très recherchés comme animaux de boucherie.
Race Choletaise. — Cette race comporte des noms différents appartenant aux lieiix de production. C'est par là que l'on distingue les hœuh nantais, poitevins, ffâtinals, maraichins, berrichons, parthenais et vendéens,
La beauté de chaque type se trpuve généralement liée
Fi^. 8. — Bœuf limousin.
aux cooditions qui accompag-nent l'eugraissemeut. On peut dire que les cholets sont bien appréciés du commerce. Ils garnissent nos marchés pendant la saison d'hiver.
Race Salers (fig*. lo). — Dans les gras pâturages de TAuverg-ne sont nourris des bovidèsà la taille colossale, se faisant remarquer par une conformation tout à fait massive.
Leur stature est encore grandie par la présence d'appendices frontaux énormes, très allongés, grisâtres et noirs à
Fia;. 9. — Bœuf manccar.
Fig. 10. — Bœuf Salers.
leur extrémité. Ossature épaisse; robe de teinte rouge brun uniforme.
(( Le bétail d'Auvergne est naturellement doux; les pasteurs, guidés par l'intérêt, entretiennent ce penchant à la douceur par les ménagements et les soins les mieux entendus. Le sel, distribué tous les jours avec prodigalité, contribue puissamment à seconder les vues de l'éleveur sur ce point. En Auvergne, tout le bétail reçoit du sel; les veaux y sont habitués dès l'âge le plus tendre; les vachers en don-