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ABATAGE. — LE MASQUE BRUNEAU

84 LE BŒIT

Abatage israélite. — D'après les traditions juives, le sania;' étant le sièg'e de Tâme est interdit comme aliment. Et Tégorg'ement des animaux qui résulte d'un enseignement verbal (halâka) de Moïse au mont Sinaï a pour but de débarrasser les viandes de toute trace de sang. « Vous ne mangerez d'aucun sang, »> dit le Lévitique. C'est pourquoi le sacrificateur, encore appelé schohet, fait mourir le bœuf par immolation. Voici comment il opère.

L'animal est entravé par les pieds de devant au moyen d'un câble qui s'enroule autour d'un treuil.

Celui-ci fonctionnant, les membres de la bête se rapprochent peu à peu sous le corps. Elle se débat, écarte le train de derrière, en un mot oppose une résistance d'autant plus grande que l'équilibre diminue davantage. Bientôt elle tombe à la renverse, n'importe comment, se brisant les cornes, se contusionnant le corps, se foulant et se fracturant les membres. Des mugissements prolongés révèlent d'atroces souffrances.

Le boucher saisit les cornes, imprime à la tôte une torsion vigoureuse, de manière que la gorge vivement tendue soit renversée en l'air. A ce moment le sacrificateur s'approche , examine la position de la victime et tranche la gorge avec un damas bien effilé (fig. 35). Aussitôt jaillissent des gerbes de sang noir et vermeil. On voit la malheureuse victime faire de suprêmes efforts pour rompre ses liens, mais vainement : des flots de sang inondent le sol, la bouche se remplit d'écume, des spumosités salissent la trachée, la langue pend au dehors de la cavité buccale, les yeux roulent dans leurs orbites, là respiration devient saccadée, pénible, et la mort suit une lente et terrible agonie.

Le Talmud précise les règles de Timmolation. Celle-ci est toujours précédée de la prière suivante : Béni sois^iu,

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