ISSUES. — ENGRAIS DE SANG
La fibrine extraite du sang" de veau se montre plus soluble dans Tacide acétique que celle provenant du sang des bovidés adultes.
Les usages de Talbumine sont fort nombreux.
C'est un antidote précieux dans les empoisonnements par les sels de cuivre et de mercure.
Mélangée d'huile ordinaire elle guérit les brûlures.
C'est une substance agglutinative efficace pour fixer les attelles et les bandages nécessaires à la réduction des fractures.
On emploie la serine pour l'impression des étoffes et la clarification de différents liquides. Elle a pour effets de débarrasser les vins, sirops et liqueurs de leurs impuretés.
L'albumine révèle les vertus dissolvantes de la pepsine.
Combien n'est-elle pas précieuse dans les arts? Un mélange intime d'albumine, de sciure de bois d'ébône, de palissandre ou d'acajou donne une pâte avec laquelle on peut fabriquer les objets les plus solides.
Engrais de sang. — Le sang que l'on veut transformer en engrais est d'abord coagulé au moyen d'un agent chimique.
L'acide sulfurique produit un coagulum presque instantané. On donne cependant la préférence au sulfate de peroxyde de fer dans la proportion de cinq litres par hectolitre de sang . La substance obtenue a une compacité assez grande pour être égouttée par la pression. Celle-ci a lieu dans des baquets en bois assez larges et peu pro^ fonds. On agite, puis on jette à la pelle dans des broyeurs pour bien malaxer la matière. Il ne reste plus qu'à la retirer et à la laisser égoutter durant six semaines ou deux mois dans des cases à claire-voie. Plus tard, on soumet à la chaleur jusqu'à dessèchement complet.
Enfin le sang est passé au moulin, d*où il sort sous forme d'une poudre noirâtre et presque inodore.
Nous venons de décrire les opérations telles qu'elles se pratiquent aux abattoirs de la Villette.
L'eug-rais de sang-, très riche en principes azotés, est indispensable pour ramener la fertilisation dans les terres épuisées. Le commerce le livre en poudre sèche, commode à transporter et à épandre à la main ou à la machine.
11 importe doue de ne jamais laisser perdre une seule goutte du sang des animaux. • Car ses usages multiples lui donnent une valeur qui mérite d'être prise en considération.
I 2. LA BOYAUDERIE
Autrefois, les attributions du tripier comportaient la préparation des intestins des animaux de boucherie. Depuis longtemps la boyauderie forme une industrie entièrement distincte.
A la Villette, plusieurs locaux sont réservés aux bojaudiers. Mais leur travail a lieu en partie sur place et en partie au dehors des abattoirs.
Dégraissage. — Après avoir vidé l'intestin, Touvrier procède au dégraissage, opération qui nécessite l'emploi de rôtisseurs ou couteaux d'une fabrication particulière.
On enlève la membrane externe ou péritonéale de l'organe tout en conservant intacte la partie musculaire ; car cette dernière doit être respectée pour recevoir un usage utile.
Ensuite l'intestin est retourné par invagination, de sorte que la membrane interne ou muqueuse se trouve en de* hors.