ISSUES. — USAGES INDUSTRIELS
L'ouvrier met en paquet ces boyaux retournés, les place dans des tonneaux où ils séjournent de trois à huit jours suivant la saison. Dès que la fermentation putride apparaît, on enlève par ratissage la membrane muqueuse.
Lavage et séchage. — Après cette opération, les in* testins sont lavés et séchés. Pour prévenir la dessiccation qui ne manque pas de se produire, il devient nécessaire de souffler le boyau et de le nouer aux deux extrémités avec une petite ficelle.
Insufflation. — L*insufflation constitue un travail pénible, répugnant, dangereux. Et Touvrier compromettrait sa santé en s'y livrant trop longtemps. En tout cas, il est indiqué d'user de précautions multiples.
Au sortir du séchoir, on coupe les fils qui ont servi à la ligature et, en môme temps, on pratique sur plusieurs points des piqûres légères qui permettent à l'air de s'échapper. Les intestins ainsi désoufflés passent dans les mains d'un homme du métier qui en spécialise l'emploi .
Usages industriels. — Les boyaux propres à la fabrication des cordes harmoniques demandent plusieurs manipulations fort délicates. L'intestin de mouton, utilisé de préférence, est soumis tout frais au filage. On tord simultanément plusieurs boyaux suivant la grosseur des cordes que l'on veut obtenir et, après blanchiment, on complète le tordage. Enfin, les tissus secs à point sont enduits d'huile fine et réunis en paquets. Plus les cordes sont de fabrication ancienne et plus elles ont de valeur.
Celles dites d'arçon^ à l'usage des chapeliers, s'obtiennent avec les intestins les plus gros et les plus développés qu'on ourdit en nombre de dix ou douze, selon le volume exigé.
BouRRiER. -> Indusirîes des abattoirs. 7
Les cordes destinées à Thorlogcerie devant présenter une grande finesse, on est obligé de diviser les intestins dans leur longueur et de les partager en deux fractions égales.
Les gros boyaux coupés en lanières, puis réunis ensemble et ^bîen ourdis, acquièrent une extrême solidité. Ils servent aux brunisseurs, polisseurs, rémouleurs, etc.
ARTICLE VI Les Soifs
Les animaux appartenant aux espèces bovine, ovine et caprine convenablement engraissés fournissent du suif en quantité appréciable. Le tissu adipeux recouvre diverses parties musculaires, garnit les reins, entoure la base du cœur, se développe auprès des intestins, ainsi que dans d'autres régions du corps.
Le rendement est des plus variables ; on l'estime de 35 à 4o kilos pour une bête adulte arrivée à un état d'embonpoint satisfaisant.
La graisse joue un rôle important dans l'organisme animal; elle contribue aux actes de la digestion, de la nutrition et de l'assimilation.
Gomme agent physique,elle protège les organes internes des variations brusques de l'atmosphère. C'est aussi l'agent mécanique qui défend ^plusieurs parties du corps contre les coups et les chocs violents.
Son action chimique est des plus efficaces, car la graisse étant chargée d'hydrogène et de carbone constitue un hydrocarbure excossivem»»nt précieux (i).
(Jlioz le L(ruf, le suif se préseutesous forme de dépôt plus ou moins abondant. Il doit être ferme, blanc, sans odeur
(i) Voy. Beauvisage, les Matières grasses^ caractères, essais et falsifications des beurres, huiles^ graisses, suifs et cires. PaTÏStiSga,