‹ Les industries des abattoirsChapitre 41 sur 153 · ISSUES. — CATÉGORIES DE SUIFS · texte numérisé non relu

ISSUES. — CATÉGORIES DE SUIFS

bien accusée. Maïs ses caractères éprouvent des modifications avec l'espèce, la race, Tâge, le mode d'alimentation, etc.

11 revêt une lég-ère teinte rosée, lorsque le sujet a été nourri en stabulation permanente. La couleur beurre frais, si estimée, indique Tençraissement dans des pâturages de choix. Les tourteaux et les pulpes peuvent lui donner une nuance jaune safran accusée.

Le suif du taureau ofifre une blancheur caractéristique. Il présente fréquemment une couleur foncée chez les bêtes âgées, fatiguées, fiévreuses. Les individus épuisés et mal nourris fournissent peu de graisse^ et celle qui existe se montre jaunâtre, grisâtre, généralement diffluente.

On recherche un suif blanc rosé, compact et onctueux. Gar,après la fonte, il devient blanc jaunâtre, ferme, opaque en couches minces.

11 commence à figer à 87 degrés.

L'addition d'acide sulfurique lui fait prendre une couleur rosée passant bientôt à la teinte lie de vin.

La qualité du suif en fait naturellement le prix. C'est pourquoi le suif morin subit une dépréciation commerciale bien connue. On appelle ainsi celui qui provient d'animaux morts naturellement ou ayant succombé à un accident quelconque. Il est facile à reconnaître à sa coloration rongea tre ou foncée.

Son utilisation ne pouvant qu'être industrielle, il devient presque toujours le lot des équarrisseurs*

Catégories de suifs. — Sous plusieurs états, le suif reçoit une désignation spéciale .

A l'état brutj c'est-à-dire extrait de l'animal abattu, ii prend le nom de suif en branches ou en rames. Après la fonte, on le vend en pains, sous la dénomination de suij

de place. On l'appelle en jatte y quand il a été coulé dans des vases ad hoc,

A la fusion, le suif en branches fournit en moyenne 80 pour cent de son poids fondu en jattes. Mais le rendement s'élève sensiblement si les masses adipeuses ont subi l'action de Tair libre.

On sait que la proportion du suif au poids vif des animaux gras varie entre 7, 8, 9, 10 pour cent; elle dépasse rarement ce dernier chiffre.

Le suif de choix est celui qui provient des parties internes du corps. Celui des rognons est rangé dans la deuxième catégorie .

Les portions adipeuses que l'ouvrier détache en parant l'animal se nomment dégras; elles entrent dans la 3® catégorie, ainsi que celles qui proviennent de l'épi uchage de la viande et qui forment le suif d'étal.

Composition des suifs. — Les corps gras renferment du carbone, de l'hydrogène, et une quantité appréciable d'oxygène . Leurs principes immédiats se nomment : stéarine, margarine, oléine, butgrine, caprine, caproîne, phocénine.

Le suif du mouton se montre riche en margarine, car l'analyse en accuse 80 pour cent ; viennent après la moelle de bœuf, 76 p. 100, le suif du bœuf, 70, la graisse du porc, 38, et la moelle du mouton, 26 pour cent.

Le mouton donne 20 p. 100 d'oléine, la moelle de bœuf 24> le suif du même animal 3o,la graisse de porc 62 et la moelle de mouton 74.

Lassaigne indique les points de fusion et les proportions de stéarine retirées d'un même poids de graisse de taureau, de bœuf, de porc et de cheval . Voici Je tableau dressé par le savant chimiste.

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