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CUIRS. — MÉGISSERIE

blement travaillés et bien blanchis. Cet ouvrier leur donne le lustre, la souplesse, le brillant par le dollage ou drayage.

Au moyen du rebroiissage^ il obtient ce qu'on appelle le grain, h% ponçage et Y étirage rendent le cuir égal en épaisseur et le graissage lui communique Timperméabilité désirable.

Les cairs lourds sont hongroyés avant leur livraison aux selliers, bourreliers, etc. A cet eflFet, on les rase à l'aide d'un couteau très pointu, puis on les encuve avec une solution de sel et d*alun. Après les foulonnages ordinaires, ils sont sèches et enduits de suif.

Les cuirs épais et résistants servent à la confection des grosses courroies, des capotes de voiture, des harnais solides^ des chaussures, etc.

Les objets qui demandent moins de force et plus de souplesse sont fabriqués en cuir noir, jaune, blanc ou verni.

Plus un cuir est épais, propre, bien travaillé, et plus il a de valeur. Ceux qui proviennent des belles races limousines, garonnaises et autres sont recherchés. Nous en exportons de grandes quantités en Amérique. et dans plusieurs pays étrangers.

L'ouvrier corroyeur emploie couramment le dégras de peau. Ce produit, improprement nommé, est Thuile de poisson qui a déjà servi au chamoisage. Il est utile dans la préparation des cuirs blancs.

§ l6\ — MÉGISSERIE

Pendant longtemps, les mégissiers ont formé une corporation soumise à des règlements qui ne laissent aucun doute sur l'ancienneté du métier. En 1 776, nous les trouvons réunis aux corroyeurs, parcheminiers, peaussiers et tanneurs.

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Le mégissier façonne les peaux de veau, de mouton, de chèvre, de chevreau et d'autres, qui sont, à cause de leur finesse, réservées à la g-anterie et à la pelleterie.

Les peaux mégpies sont d'abord mises en trempe^ puis écharnées, épilées, nettoyées. On les confit dans une eau renfermant des excréments de chien ou de la fiente de pigeon.

A cette opération succède une nouvelle trempe dans de Tcau chauffée à trente degrés et mélangée de son et de farine. Il faut un séjour de trois journées dans celte pâte dite mégie pour obtenir les effets désirés.

Ensuite les peaux sont battues, lavées, débarrassées de toutes les impuretés qui y adhèrent.

On les foulonne à nouveau dans une eau charg-ée de sel, d'alun, de farine et de jaunes d'œufs.

Une fois retirées de la cuve et bien séchées, elles sont rendues souples par le palissonage et le dollage. On termine par l'application d'une bonne couche de teinture. La couleur noire s'acquiert par l'emploi d'une pâte composée de noir de fumée, de cire, de savon, de suif, de sulfate de fer et d'huile de poisson.

Les peaux munies de leurs poils sont utilisées pour confectionner des fourrures, pantoufles, mules, sacs à soldat.

§ 2. — MAR0(2UINER1E

On maroquine le petit veau, le mouton, l'ag'neau, la chèvre, etc. Après le trempag-e et l'ébourrage, on rassemble un certain nombre de peaux, en les plaçant chair contre chair. Cette manière de faire a pour but de former des sacs dans lesquels on introduit une matière colorante.

Quand les sacs sont fermésavec une ficelle,on les plongée

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dans une solution de sumac, puis on les met en couleur.

Les chaussures de luxe, les gaines, les reliures nécessitent Tusag-e des peaux maroquinées.

Pour avoir des peaux parcheminées, il faut d'abord recourir aux manipulations dont nous venons de parler.

Quand la peau se trouve bien sèche, elle est passée à Vefjleuroir, Gela veut dire qu'on la rend d'une blancheur remarquable en la frottant vigoureusement avec une peau d'agneau.

Les écoles, les sociétés qui délivrent des diplômes utilisent le parchemin. Il sert à relier les ouvrages rares, à noter les titres de noblesse et les actes publics ou privés dignesd'être longtemps conservés. La supériorité du vélin de Paris est universellement réputée.

Les parchemins communs se transforment en tambours, cribles et plusieurs objets ordinaires.

I 3. — CHAMOISAGE

La préparation des peaux chamoisées comporte le tannage à l'huile.

Les opérations préliminaires sont: Vépilage à la chaux, Vécharnage^ le confit dans l'eau additionnée de son.

Après un bain suffisant, la peau est battue et foulonnée avec de l'huile de poisson L'effleurage détache Tépiderme et rend la peau plus perméable.

On dégraisse, et les parties adipeuses qui tombent par le raclage sont vendues aux corroyeurs. Ce dégras particulier donne aux cuirs une grande souplesse. Gomme son prix est assez élevé, on le falsifie quelquefois. G'est une fraude qui mérite d'être sévèrement réprimée. Les falsificateurs incorporent à ce produit, soit de l'acide oléique,

soit des émulsions adipeuses qui ternissent les vernis ou détériorent les peaux.

Avec les peaux chamoisées, on fait des chaussures, des culottes, des ceintures et des géants dits de castor.

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