LES PRODUITS ACCESSOIRES.— OS
noir animal. Ils comportent les mômes préparations industrielles que les os ordinaires ; nous en parlerons plus loin.
Cornes. — Le travail des cornes nécessite Yaplatissage» Il consiste à laisser macérer à froid les appendices frontaux dans des bains que Ton prolong'e pendant huit ou quinze jours ; une fois ramollis, on les soumet à la presse hydraulique chauffée par la vapeur.
Les cornes, découpées en fanon de baleine, servent de buses de corsets, de soutiens pour chapeaux, casquettes, coiffes, etc.
Elles trouvent leur utilisation chez les tourneurs, tabletiers, ouvriers d'art. Dans ce but, on leur donne le poli et le brillant qui conviennent.
Nous mentionnerons la confection de nombreux objets, tels que boutons, peignes, sifflets, verres de lanterne, cornets à poudre^ chausse-pieds, cornes d appel, manches de couteaux, tuyaux de pipes. On leur communique Taspect de Técaille au moyen de teintures variées.
Les cornes naturalisées peuvent orner les appartements, mais ce genre de décoration nous semble d'un goût douteux.
Enfin, les rognures et nlpures sont réagglutinées et utilisées dans le commerce de V écaille fondue.
On les emploie aussi pour le trempage des aciers, la préparation du bleu de Prusse, des sels ammoniacaux ou simplement comme engrais.
Os. — Dans les temps anciens, les abords de Lutèce se trouvaient garnis à cinq ou six lieues à la ronde des débris osseux provenant de Tabatage des animaux domestiques. On en construisait des murs élevés et ceux qui n'avaient pas cette étrange destination étaient brûlés en plein air.
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L*histoîre rapporte que les feux allumés sur les hauteurs de Montfauçon duraient une partie de l'année.
Pour bien des raisons, les os ne sont plus détruits de cette façon et, comme ils sont riches en produits minéraux, on les apprécie à leur juste valeur.
Les os longps, dégraissés et blanchis, servent aux tourneurs, couteliers, bimbelotiers, éventail listes.
On connaît le polissoir du cordonnier : c'est un os de mouton taillé d'une certaine manière.
Les sondes qui gonflent la trousse des inspecteurs des viandes proviennent également du squelette des animaux. Elles sont indispensables pour procéder à l'examen des saucissons, jambons, mortadelles et autres produits comestibles.
On confectionne nombre d'objets de tabletterie avec des os d'un volume quelconque.
Le plus souvent, les os sont livrés à la fabrication d'engrais et de produits chimiques.
Leur transformation industrielle a pour but d'en extraire la graisse, la gélatine et l'acide phosphorique. De là résultent trois catégories parfaitement distinctes : os vert, os blancs, os noirs.
Les premiers sont les os bruts, dégraissés, mais non dégélatinés.
On procède au dégraissage en pulvérisant les os dans des concasseurs et en les soumettant à l'eau bouillante : il ne reste plus qu'à ramasser la graisse qui surnage. Plusieurs corps chimiques^tels que la benzine et le sulfure de carbone, produisent des résultats identiques.
Le dégélatinage s'opère à l'autoclave sous pression de deux ou trois atmosphères. En sortant du vase clos, les os sont tout blancs. Dansées conditions, on les réduit aisément en poudre fine.