MESURES DE SÉCURITÉ ET DE SALUBRITÉ
D'après les statuts constitutifs ce Syndicat a pour objet :
1° L*étude de la défense des intérôts de son commerce.
a* La constitution d'une caisse spéciale de mutualité et même de retraite ;
3« De tenir à la disposition du tribunal de commerce des arbitres compétents pour tous les différents et toutes les questions se rattachant à leur spécialité ;
4° De représenter le commerce auprès des autorités, administrations, etc., de recevoir les plaintes, entendre les explications sur les différends qui peuvent survenir entre confrères, entre patrons et garçons, et tenter la conciliation entre les parties.
Un article additionnel aux statuts, voté en assemblée g-énérale le i3 décembre 1887, investit le Conseil du Syndicat de pouvoirs pour organiser, réglementer, diriger la marche et le fonctionnement du Syndicat.
Ajoutons que le Journal de la boucherie en gros de Paris est l'organe du Syndicat. Il est hebdomadaire, donne les cours officiels des viandes, cuirs^ suifs, abats du marché de la Villette et des abattoirs de Paris.
Ses renseignements, puisés aux meilleures sources, rendent des services incontestés aux éleveurs, uourrisseurs, engraisseurs et expéditeurs de bestiaux.
Mesures de sécurité et de salubrité. — La réglementation des abattoirs ressortit au préfet de la Seine et au Préfet de Police,
Cette dualité de fonctions ne paraît pas nuisible à la marche des services, grâce à Taccord qui règne entre les deux administrations.
L'arrêté du 10 juillet 1889 modifie et complète les arrêtés préfectoraux des 29 janvier 1870, 28 juillet 1874, 3i janvier 1876, 17 juillet 1877,8 septembre 1877,22 janvier 1878, 12 mai 1879, 3 septembre 1881 et 3i octobre i883.
Il interdit l'accès de l'abattoir de la Villette aux personnes qui n'y sont pas appelées par leurs affaires ou par les besoins du service; l'entrée et la circulation dans les greniers à fourrages ne sont permises qu'à des heures déterminées.
Aucun dépôt de viande n'est autorisé en dehors des échaudoirs et des cours de travail. Interdiction de laisser séjourner des ustensiles quelconques dans les places, rues ou passages.
Le matériel des bouchers doit être tenu en parfait état de propreté.
Les mesures concernant la salubrité des locaux et la propreté des chevalets, tréteaux^ récipients, etc., sont également prescrites par l'ordonnance de police du 20 août
D'après l'article 28, aussitôt les opérations d abatage terminées, les ateliers sont débarrassés des résidus, voiries et autres matières provenant des animaux. Le tout est transporté aux coches ou fosses à ce destinées, au moyen de véhicules garnis intérieurement en zinc et complètement étanches, pour que les parties liquides ne puissent se répandre dans le parcours, ni éclabousser les passants. Les échaudoirs, les cours de travail et les passages y donnant accès sont lavés à grandes eaux, de manière à enlever les détritus de viande et dégraisse jetés par les garçons bouchers au cours de leurs travaux.
Il est défendu de déposer sur le sol des rues ou places pavées, les cuirs, peaux et caboches ; leur séjour dans les abattoirs ne peut dépasser 24 heures et leur enlèvement doit se faire au moyen de voitures fermées et complètement étanches.
Une grande propreté des greniers à fourrages, séchoirs et vestiaires est imposée.