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USAGES INDUSTRIELS — PEAU

dées, on retourne l'animal sur le ventre, afin d'achever de le dépouiller.

La queue fendue par la première incision est développée ; sa partie intérieure osseuse et charnue est tranchée aussi loin que possible de sa racine, afin de laisser plus d'étendue à la peau. On continue de séparer celle-ci de toute la rég-ion du dos, à laquelle elle adhère encore; arrivé vers la tête, on tranche les oreilles près de leur insertion, et Ton termine l'opération en dépouillant toute la partie postérieure de la face.

Après que l'animal a été dépouillé, on enlève toutes les parties intestinales, les viscères de la poitrine et le diaphrame; on désarticule les quatre pieds, après avoir relevé les tendons^ afin d'éviter de les couper en tranchant le jarret et le ^enou ; ou désarticule ensuite les jambes de derrière en coupant les muscles qui leur correspondent le plus près possible de l'insertion aux os du bassin; les jambes de devant sont séparées de même, et Ton s'occupe alors d'enlever toutes les chairs sur ces diverses parties ; les chairs extraites entre les côtes, dans les vertèbres du cou et dans toutes les parties anfractueuses de la tôle sont en petits lambeaux ou raclures.

Pour transporter plus commodément les peaux, elles sont roulées les poils en dehors ; on commence toujours par la partie qui correspond à la tête du cheval.

Elles sont destinées aux tanneurs, mégissiers et industriels qui travaillent les cuirs.

En général il convient de livrer les peaux à l'état frais. Lorsque des circonstances s'y opposent, il est nécessaire de prendre les mesures qui assurent leur conservation. Pour cela il faut plonger le cuir dans un lait de chaux, composé d'un kilogramme de chaux délayée dans 4oou5o litres d'eau.

La conservation des peaux se fait encore en les exposant à Tair jusqu'à demi dessiccation ; ensuite elles sont imprégnées soit d'une solution phéniquée, soit d'une solution d'alun et de sel.

De même on peut les suspendre dans un local clos pour les soumettre aux vapeurs de Tacide sulfureux. Celui-ci s'obtient en faisant brûler un mélang-e de fleur de soufre et de nitrate de potasse.

Il est plus rare d'utiliser les peaux comme engrais. Dans ce cas, elles sont désagrégées au moyen de l'acide sulfurique ou simplement pulvérisées.

Sang. — Un cheval de taille ordinaire donne i8 à 20 litres de sang environ. Ce précieux liquide est ramassé dans un vase et on en fait de bons engrais.

Viande^ muscles. — La viande soumise à une cuisson prolongée est susceptible d'entrer dans la nourriture des animaux. Car l'eau étant portée à cent degrés, les germes infectieux qu'elle peut receler sont détruits.

Toutefois nous préférons la vente aux équarrisseurs. On se trouve dispensé de manipulations souvent dangereuses et la destruction des virus est plus certaine.

Avec les parties musculaires on obtient des engrais recherchés pour la fumure des terres (i).

Viscères et intestins. — La cervelle, les poumons, le cœur, le foie, les reins, la rate ou autres organes servent aux mêmes usages après avoir été bouillis.

Pour les transformer en engrais, on les découpe en menus morceaux et on les mélange avec de la terre. Celte dernière destination convient à la vidange des intestins. Ceux-ci sont, après dégraissage, vendus aux boyaudiers.

(1) Voir Solubilisation par Vacide sulfurique.

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