‹ Les industries insalubres; établissements classésChapitre 66 sur 153 · BRIQUETERIES · texte numérisé non relu

BRIQUETERIES

Brasseries. — 3* classe.

Conditions. — l^" Les bâtiments seront construits en pierres ou en briques ;

2^ Le sol des ateliers sera dallé ou bitumé ;

3® La touraille sera construite eu matériaux incombustibles ; elle sera bien ventilée ;

4<» Les chaudières de coction seront munies de couvercles et sur* montées de larges hottes communiquant avec la cheminée de Tusine dont la hauteur sera de dix mètres au-dessus des bâtiments ;

5^ Les ateliers de coction et de fermentation seront énergiquement ventilés ;

6o On ne devra laisser séjourner dans les cours ou dans les ate* liers aucun débris résultant du travail journalier ; les locaux devront être tenus dans un état constant de propreté ;

1^ Les eaux usées seront reçues dans un bassin de décantation contenant toujours une quantité de lait de chaux suffisante pour empêcher la fermentation des matières organiques ; elles seront dirigées à Tégout ou au cours d*eau le plus voisin après décantation ;

8® En aucun cas, il ne sera déversé sur la voie publique ni eaux résiduaires, ni matières quelconques ;

9^ Le combustible employé ne devra pas produire des fumées noires, épaisses et prolongées.

Briqueteries avec fours non fumivores. — 3« classe.

Condition'^, — 1® Construire les ateliers avoisinant les fours en matériaux incombustibles ;

i^ Eloigner des fours les dépôts de combustibles ;

3^ Etablir les fours le plus loin possible de la voie publique et des habitations ; masquer leur ouverture par un mur servant d'écran, de manière à ne donner, la nuit, aucune lueur capable d'effrayer les attelages ;

4<^ Le local où se trouvera le four sera clos de murs de toutes parts;

ô** Donner à la cheminée de Tusine le plus de hauteur possible, de manière que le voisinage ne puisse être incommodé par la fumée;

6® Prescrire dans certains cas l'usage de combustibles ne produisant pas de fumées, le coke par exemple ;

70 Ne jamais autoriser s'il n'existe pas de four.

N-B. — Pour les dispositions légiïilatives concernant les 6nqueleriex, se reporter aux articles 151, 154, 155, 156, 157 et 158 du Code forestier, deuxième partie, chapitre III, page 107.

Briqueteries flamandes. — 2" classe.

Les briquelorics flamandes sont celles où la cuisson des briques n'est pas praiiquéo dans des fours. Ces élablissemonls présentent des inconvénients plus graves que les briqueteries ordinaires; ils ont été en conséquence ran^rés dans la deuxième classe

Condilions, — l*" Le Conseil d'hygiène du Nord impose généralement les conditions «Texploitation suivantes :

a) Eloigner les tas de briques destinées à la cuisson à une distance de 50 mètres des routes et chemins et de 100 mètres des habitations ;

b) Entourer les tas de briques de toiles ou de paillassons dépassant de 2 à 3 mètres le sommet des tas, de façon à empocher la fumée de nuire à la végétation du voisinage ;

2° Dans d autres départements, ou n'autorise ces établissements qu'à des époiiucs où ils i;e peuvent nuire en aucune façon aux cultures voisines ;

3*^ Eloigner des tas de briques en cuisson les dépôts du combustibles ;

Voir: Briqueleries (Dispositions législatives).

Brûlage de vieilles boites et autres objets en fer blanc. — 3«^ classe.

Dans cette industrie, on soumet à l'action d'une température assez élevée, Icè boîtes de conserves ou autres objets dont on veut extraire l'étuin par fusion de l'étamago ou de la soudure. L'opération se pratique soil dans dos four.^, soit à l'air libre. Cotte industrie a Tinconvénient de produire des fumées et des odeurs très désagréables.

Conditions. — 1° Interdire le brûlage à Pair libre ;

2^ Pratiquer les opérations dans un four spécial muni d'une cheminée à fort tirage ;

3'' Brûler les gaz odorants qui se dégagent des boîtes de conserve pendant la calcination ;

4^ Ventiler les ateliers et fermer les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;

13*^ Emplo^ver, comme combustible, le coke, dans le cas où l'emploi de la houille produirait trop de fumée.

BUÂNDBRIBS 513

Buanderies. — 5« classe.

On donne le nom de buanderies aux établissements ou locaux où le linge est soumis au lessivage^ opération qui produit des buées.

Les blanchisseries ou ateliers de blanchissage comprennent presque toi jours une buanderie^ car le lessivage constitue Tune des opérations les plus importantes du blanchissage.

Les lavoirs, et particulièrement les lavoirs publics^ ne sont pas toujours pourvus d'une buanderie.

Les buanderies éiant seules inscrites dans la nomenclature, il on résulte qu'un lavoir public ou une blanchisserie ne comportant aucun aielier de lessivage, de buanderie^ ne saurait être soumis à la législation dos établissemoDls classés.

Et cependant tous les établissements où Ton reçoit du linge salo Font insalubres et même dangereux. (1)

Lu blanchissage du linge nécessiie, pour être bien fait, une série d'opérations : le triage^ le Irempage, Vessangeage, le coulage ou lessivage^ le savonnage, le rinçage, Vessorage et le séchage, qui ont des inconvénients de plusieurs sortes.

\^ Le triage des linges provenant de malades contagieux est dangereux pour les personnes appelées à les manipuler; il en est de même, mais à un degré moindre, du trempage et de Vessangeage.

29 Le coulage et VébuUilu)n de la lessive donnent lieu à la production d'odeurs désagréables et de buées abondantes fort incommodes.

3<> Les fourneaux produisent de la fumée.

4» Les eaux résiduaires de ces établissements soit malodorantes, insalubres et dangereuses même, lorsqu'elles proviennent de linges contaminés.

Dans Tintention de préserver les ouvriers travaillant dans les ateliers de blanchissage, le Qouvernement a soumis ces établissements à une réglementation spéciale fixée par le décret du 4 avril 1905 que nous donnons à la fin de cet article.

Les lavoirs publics, non munis de buanderies, auxquels nesoDtappU« cables ni la législation des établissements classés, ni le décret de iVK)5v peuvent être l'objet de la part des maires, d'arrêtés réglementaires ayant pour but d'en atténuer l'insalubrité et les dangers et de prévenir ou d'enrayer les maladies transmissibles en empêchant la propagation des germes infectieux [application des lois des 5 avril 1884 et 15 février 1902).

(1) D^une enquête récente, il résulte qae, dans un seul hôpital parisien, la moitlé^ exactement des blanchisseuses entrées dans les salles étaient atteintes de lubercalose, et sur 100 qui y sont mortes, la tuberculose doit être encore incriminée dans la proportion de 75, des trois quarts.

514 INDUSTRIES INSALUBBBS

Les blaDchisseries mécaniques bien installées, où la plupart des opérations se font dans des appnreils capables de larer et de désinfec* ter le linge, permettent d'éviter la plupart dos dangers causés par la manipulation du linge souillé et constituent un grand progrès réalisé par cette industrie au cours de ces dernières années.

Conditions. — l^ Bien aérer et bien ventiler les locaux dont le soi Bera imperméabilisé et disposé de telle sorte que les eaux ne puissent stagner;

2^ Avoir une pièce spéciale pour le triage du linge qui devra être désinfecté avant cette opération ou tout au moins largement humecté d'une solution désinfectante ;

3® Ne jamais introduire du linge lavé dans la salle du triage ;

40 Ecouler les eaux à Tégout au moj'en d'une canalisation souterraine ; dans le cas où il n'existerait pas d*égout, prescrire la désinfection de ces eaux avant leur déversement au ruisseau ou à la rivière ;

5<* Munir les cuves de couvercles et les surmonter de hottes conduisant les buées dans la cheminée ou au dehors ;

60 Ne pas ouvrir de jours sur la rue ou sur les propriétés voisines, afin d'éviter l'incommodité des buées ;

70 Elever les cheminées à la hauteur des cheminées voisines ; si la fumée incommode par trop le voisinage, ne brûler que du coke ou de la houille maigre ;

8<^ Revêtir d'un enduit en ciment ou d'un contre-mur en briques les murs mitoyens ;

9^ Laisser apparents, sur toutes leurs faces, les bois des char* pentes et les recouvrir d^un enduit hydrofuge ;

10® Lorsque le lavoir est surmonté d'un séchoir à air libre, le plancher de ce séchoir devra être en fer ou s'il est en bois, être très solide et sans assemblage, afin de supporter la charge du ling^ accumulé ;

llo S'il existe dans la buanderie un séchoir à air chaud ou à vapeur, il sera en matériaux incombustibles et un grillage devra être établi au-dessus des radiateurs ;

12® Lorsqu'il y a habitation au-dessus de la buanderie, le plan« cher haut doit être en fer et hourdé plein ;

130 Au lavoir, réserver à chaque laveuse une place d'un mètre au moins ;

14<> Etablir des cabinets d'aisance pour le personnel et se conformer au décret du 29 novembre 1904 sur l'hygiène des ateliers ;

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