‹ Les industries monopolisées (trusts) aux États-Unis;Chapitre 58 sur 99 · New York Herald, 22 décembre · texte numérisé non relu

New York Herald, 22 décembre

LE TRUST DE l'aCICR ICI

Cet éloignemeiit n'était pas un caprice. La compagnie Carnegie avait son plan. La disparition de ce premier /?oo/ n'en constituait qu'une partie.

Le 8 février suivant, en effet, elle brisait la seconde chaîne qui la liait aux autres fabricants de rails d'acier. Depuis assez longtemps le pool sur les rails d'acier maintenait le prix de la tonne de rails à 28 $ à Pittsburgh, à 29 S à Chicago. A la suite des événements que nous venons de raconter, le prix de la matière première s'étant abaissé tout à coup, le pool avait décidé une diminution de 3 S par tonne de rails, mais, malgré cette diminution, une seule commande avait été reçue par le pool pendant un mois de la part des chemins de fer de l'Ouest des États. Le mystère s'éclaircit lorsqu'on sut que plusieurs fabricants avaient consenti en sous-main des réductions plus fortes et, en présence de ces faits, à la réunion du 8 février, la dissolution formelle an pool fut prononcée*. Désormais le marché des rails d'acier était librement ouvert à la concurrence.

On s'en aperçut promptement. Dès le lendemain, le 9 février, la tonne de rails tomba de 26 à 18 S à Chicago, de 25 à 15 $ 25 à Pittsburgh. Trois jours après, elle était cotée 17 S à Chicago et 14 S 25 à Pittsburgh. L'ardeur particulière que mettait la compagnie Carnegie à baisser le taux de ses offres montrait clairement qu'elle était préparée à la crise, et on commençait à comprendre que si elle avait

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