City Council Reports, 1896, p. 792 et suivantes
North Chicago Street Railroad Company sans aucune stipulation analogue ; mais la redevance de 50 dollars par voiture et l'ensemble des autres dispositions indiquées plus haut frappent également les deux compagnies ^
Le régime des transports publics urbains échappe donc aujourd'hui, aux États-Unis, au danger que nous avons constaté pour l'éclairage au gaz. Que les difFérentes compagnies de tramAvays s'entendent ou non ensemble, elles ne peuvent pas opprimer le public; elles sont renfermées dans des conditions étroitement délimitées et que les municipalités s'étudient à rendre de plus en plus efficaces.
Le public n'en continue pas moins à dénoncer les agissements des Trusts chaque fois qu'il a à se plaindre d'un service municipal concédé soit à une, soit à plusieurs compagnies; mais c'est là une formule vague qu'il emploie sans discernement. Ce n'est pas à dire que les abus dont il souffre soient imaginaires; ils sont souvent très réels, mais ils tiennent à d'autres causes. Les municipalités américaines sont en général accessibles à la corruption : une compagnie qui désire obtenir une license doit accorder quelques faveurs personnelles aux membres influents du City Council; les conditions qu'elle obtient dépendent en partie du soin qu'elle met à les gagner. Et c'est sur le public que retombent en fin de compte ces faux frais peu avouables. Il en a le sentiment très net, mais l'exprime mal